Archives mensuelles : juin 2026

Au-delà du raisonnable. Commentaire pour les époux : Saint Matthieu 5, 38-42

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 5, 3842
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien, moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »
Parole du Seigneur.
 

Au-delà du raisonnable.
Dans la vie conjugale, il nous arrive souvent de nous sentir lésés, blessés dans notre amour-propre, et d’éprouver l’envie de rendre le mal reçu. C’est le moment de se rappeler le consentement matrimonial : « Je me donne à toi » et de penser à rétablir la communion, même si nous risquons de subir encore un peu de mépris. Lorsque « nous donnons aussi notre manteau », nous servons au-delà de ce que notre conjoint attend, par le désir de nous donner, car notre engagement ne dépend pas de notre humeur du jour, mais de la promesse que nous avons faite à Dieu. « Faire le deuxième mille » est cet effort supplémentaire que nous faisons lorsque nous savons que notre conjoint est épuisé ou traverse une mauvaise passe… Tout cela est impossible par nos propres forces, nous finirions par être remplis de ressentiment. Cela doit toujours être une réponse à l’amour de Dieu et une grâce que nous recevons par la prière et les sacrements.

Appliqué à la vie conjugale
 
Marthe : Xavier, mon père a eu un début d’infarctus. Je vais aller m’occuper de lui, tu n’as pas besoin de venir… C’est un trajet de trois heures, tu as travaillé très dur toute la semaine, il est tard et tu mérites de te reposer.
Xavier : Pas question… Je prends une douche et on y va ensemble, tu n’iras pas toute seule. En plus, vu ton état d’inquiétude, je ne veux pas que tu conduises.
Marthe : Mais je n’arrive pas à oublier à quel point il s’est mal comporté avec toi la dernière fois qu’on s’est vu. Il t’a humilié devant toute la famille à cause de ton travail et de ta foi, et il ne t’a même pas demandé pardon.
Xavier : Même s’il est vrai que ce qu’il a dit me fait encore mal et que ma fierté me pousse à rester, la promesse que je t’ai faite devant l’autel de me consacrer à toi est plus forte. Ta douleur est la mienne et ta famille est la mienne.
Marthe : C’est juste qu’il ne mérite pas que tu te donnes autant de mal pour lui.
Xavier : Je n’y vais pas parce qu’il le mérite ou non, mais pour me consacrer à toi et à lui, qui fait aussi partie de ma famille. À vrai dire, Marthe, j’ai l’impression que c’est le Saint-Esprit qui me donne la force, donc je n’y suis pour rien.
Marthe : Oh ! Viens, laisse-moi t’embrasser !

 
Vierge Marie,
Puissions-nous toujours être prêts à accueillir la Grâce qui nous pousse à nous donner et à aimer au-delà de toute raison. Loué soit Dieu !

Instruments de Son Amour – Commentaire pour les époux : Matthieu 9, 36 – 10, 8

EVANGILE

Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 9, 36 – 10, 8

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

 
Instruments de Son Amour

« Je n’ai pas le temps » ou « je suis épuisé » sont sans doute parmi les phrases les plus courantes lorsqu’on évoque la possibilité de vivre sa foi plus pleinement. Aujourd’hui, le Seigneur nous dit que le fait d’être éloigné de Lui a justement pour conséquence une vie où l’on n’a de temps pour rien, et qui s’accompagne d’un sentiment permanent d’épuisement. Cependant, lorsque la foi est vécue pleinement, le temps semble s’étirer comme un élastique et la fatigue devient une source de vie pour les autres. Lorsque la foi nous fait défaut, nous nous laissons emporter par la vie et pensons que nous devons tout faire nous-mêmes, sans compter sur la grâce ; c’est alors que nous finissons épuisés et à bout de forces, car nous avançons sans compter sur Lui. Le Seigneur nous dit que sans Lui, nous ne pouvons rien faire.
C’est peut-être un bon baromètre, dans notre mariage, de notre véritable intention, de ce qui anime notre cœur : quand je suis à bout et que je me dis « je dois tout faire moi-même », et quand je suis fatiguée de ranger, de nettoyer, d’organiser, de « mener la barque », alors il est bon de regarder dans notre cœur et de voir pourquoi nous faisons les choses, ce qui nous anime, et surtout de nous demander : est-ce que nous laissons Dieu agir à travers nous ? Sommes-nous des instruments de Son Amour pour ceux qui nous entourent ? Le Bon Pasteur conduit toujours ses brebis vers des pâturages frais et des eaux cristallines pour qu’elles se reposent.

 
Appliqué à la vie conjugale

Eric : Salut Cécile, tu ne devineras jamais qui j’ai croisé aujourd’hui !
Cécile : Qui donc ? On dirait que ça a été une sacrée surprise…
Eric : Eh bien oui, d’abord parce que ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu, et ensuite parce qu’il avait l’air en pleine forme.
Cécile : Tu m’intrigues.
Eric : Hahaha, j’ai vu Félix aujourd’hui, tu te souviens de lui ?
Cécile : Oui, bien sûr, ils traversaient une période difficile dans leur couple. Et comment va-t-il ?
Eric : Eh bien, il va à merveille. Lorsqu’ils traversaient cette crise … enfin, comme il le dit lui-même, ils ont découvert le Projet Amour Conjugal et il dit que le Seigneur les a sauvés et a sauvé leur couple.
Cécile : Ah oui… ?
Eric : Oui. Ils ont un couple d’époux qui les accompagne depuis un certain temps et qui les a beaucoup aidés à cheminer dans la foi, à découvrir Dieu dans leur mariage et à en faire une expérience. Et maintenant, ils collaborent aux activités du Projet et envisagent aussi d’accompagner d’autres époux en difficulté. Tu vois ! Et avant, ils n’avaient le temps de rien faire…
Cécile : Je suis tellement heureuse pour eux.
Eric : Il nous a invités à une adoration pour les couples d’époux dans sa paroisse vendredi.
Cécile : Oh là là ! Eric, vu comme je suis fatiguée le vendredi… j’ai juste envie de rester assise sur le canapé.
Eric : C’est ce que je lui ai dit. Mais il m’a répondu qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour se reposer que de se mettre devant le Seigneur. Et si on y allait ?
Cécile : Mmm ! Bon, on peut essayer, ça ne peut pas nous faire de mal. Au pire, je m’endormirai, ha ha ha.
Eric : C’est magnifique : s’endormir dans les bras du Seigneur !

 
Vierge Marie,

Intercède auprès de ton fils afin qu’Il continue d’envoyer des « ouvriers dans sa moisson » et que nous sachions L’écouter pour aller là où Il nous appelle, afin que le Royaume de Dieu s’étende dans le monde entier. Que tout soit pour la Gloire de Dieu !

Toujours unis – Commentaire pour les époux : Luc 2,41-51

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.  Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.  En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! ».  Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.    Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

Toujours unis.

Aujourd’hui, nous contemplons Marie et Joseph qui traversent une des épreuves les plus angoissantes de leur vie : ils ne retrouvent pas Jésus. Pendant 3 jours, ils sont déconcertés, incertains, et nous voyons comment, sans comprendre ce qui leur arrive, ils recherchent leur Fils sans se faire de reproche et sans se sentir coupables, ils restent unis dans leurs recherches.  Au milieu de l’épreuve, nous voyons que Marie et Joseph ne sont pas divisés, nous les voyons en chemin plus unis que jamais et dans la foi. Dans le mariage aussi, il y a des moments où le Seigneur semble se cacher et puis le silence s’installe; la prière devient aride, les réponses n’arrivent pas et l’âme ressent le silence de Dieu.  Ce sont des moments où nous pouvons avoir l’impression d’avoir perdu Jésus. Comme c’est beau de contempler notre Mère qui n’exige pas d’explications, qui ne se rebelle pas devant un mystère.  Elle garde tout cela dans Son Coeur, elle contemple et attend dans la confiance, même si Elle ne comprend pas.  Chers époux, aujourd’hui, nous fêtons le Coeur Immaculé de Marie. Notre Mère nous invite à entrer ensemble dans Son Coeur. Et là, nous découvrirons que le Christ ne nous a jamais quittés, que Lui ne nous abandonne jamais, mais qu’Il nous attire à une union plus pure avec Lui pour nous introduire plus profondément dans Son mystère d’Amour. 

Appliqué à la vie conjugale.

Sophie : Marc, dernièrement, j’ai souffert de voir que dans l’éducation de notre fils, au lieu de nous unir, nous nous séparons. Lorsque je dis quelque chose, très souvent, tu ne vois pas les choses comme moi, et puis on finit par se disputer.
Marc : oui, moi aussi, j’ai cette impression. Parfois, quand j’essaie de le corriger, je remarque que tu n’es pas d’accord, et tu me contredis devant lui, et au lieu de chercher la meilleure solution ensemble pour lui, on finit par se disputer, et puis au final, notre fils fait ce qu’il veut.
Sophie : et le pire dans tout cela, c’est que sans le vouloir, nous ne nous écoutons plus. Je me ferme, et toi tu prends la défensive…et ce qui au début était une difficulté avec un enfant crée une distance entre nous.  C’est pour cela que dans la prière, mon cœur a été touché de contempler Joseph et Marie dans l’angoisse et la confusion, ils restent unis.
Marc : Sophie, si seulement on pouvait apprendre en les regardant à ne pas nous éloigner justement quand on en a le plus besoin ! Notre fils a besoin de voir que même dans les difficultés, nous sommes toujours unis.
Sophie : Marc, aujourd’hui, c’est la fête du Coeur Immaculé de Marie, demandons-le à la Vierge Marie.
Vierge Marie,

Apprends-nous à toujours rester unis dans l’épreuve, et à chercher Jésus ensemble, toujours dans le refuge de Ton Coeur Immaculé. Béni et loué sois-Tu pour toujours, Seigneur ! 

Humilité, source de repos – Commentaire pour les époux : Matthieu 11, 25-30

EVANGILE

Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 11, 25 – 30
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

L’humilité, source de repos

Jésus nous révèle que les choses les plus importantes de Dieu ne se comprennent pas par l’intelligence ou la supériorité, mais par l’humilité, afin de lui permettre d’entrer en nous. Agir par orgueil, par amour-propre, nous épuise car nous n’avons pas été créés pour cela ; nous avons été créés comme enfants de Dieu pour agir à son image et à sa ressemblance. Agir par amour, avec amour et pour l’amour. Et cela n’est possible que si nous faisons de la place à Dieu en nous.
Ainsi, dans notre quotidien, nous pensons que notre fatigue provient des difficultés extérieures, mais une grande partie de cette fatigue vient du fait de vouloir avoir raison selon mes propres critères, de vouloir contrôler la situation, de vouloir dominer mon époux ou d’attendre que l’autre change ; or, c’est en réalité notre orgueil qui nous impose un lourd fardeau.
C’est pourquoi le Seigneur appelle ceux qui sont fatigués et accablés, afin que nous apprenions de son cœur « doux et humble », que nous devenions petits et que nous vivions dans l’humilité pour reconnaître que nous avons besoin de Lui, car c’est là seulement que nous trouverons la paix et le repos.

Appliqué à la vie conjugale

Charlotte : Yann, tu te reposes encore ? Tu es toujours pareil : dès que j’ai le dos tourné, tu refais la même chose. Tu ne t’impliques jamais dans les tâches ménagères.
Yann : Comment ça, encore la même chose ? C’est toi qui fais toujours la même chose, tu
veux toujours que je fasse les choses comme tu le dis !
Charlotte : Écoute, je suis épuisée, l’organisation de la maison, le travail, les enfants… j’en peux plus !
Yann : Charlotte, je crois qu’on devrait prier un moment, on en a tous les deux bien besoin
Charlotte : Oui, tu as raison…
(Après un moment de prière)
Yann : Tu sais quoi ? Je voudrais te demander pardon, parce que quand tu te fâches contre moi, je me renferme encore plus sur moi-même, et au lieu de t’aider, je te fais encore plus de mal.
Charlotte : Eh bien, je me suis rendu compte que je suis épuisée, non seulement à cause de tout ce que nous avons à faire, mais aussi parce que j’ai besoin de tout faire à ma façon.
Yann : Je crois que c’est justement ce qui nous manque : nous tourner plus souvent vers le Seigneur et laisser c’est Lui qui nous aide tous les deux. Après avoir prié, j’ai toujours l’impression que notre fardeau ne disparaît pas, mais qu’il est beaucoup plus léger.
Chalotte : Tu as tout à fait raison ! Prenons la résolution de prier tous les jours pour pouvoir compter sur Lui au quotidien.
Yann : Parfait !

Vierge Marie,

Apprends-nous à être humbles. Loué soit le Seigneur.

Sur le chemin de la miséricorde. Commentaire pour les époux. Mt 5,20-26.

Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,2026

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
    Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
    Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
    laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
    Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
    Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Sur le chemin de la miséricorde.

Quand la « justice » m’amène à maltraiter mon prochain, à critiquer mon époux. Quand je me laisse emporter par la colère ou la fureur et que je ne traite pas mon époux avec la dignité qui lui revient en tant que fils bien-aimé de Dieu ; alors ce n’est pas de la justice, c’est ma concupiscence qui m’entraîne vers le péché. Je commets alors une injustice plus grande, bien plus grande, car c’est Dieu lui-même que j’offense. Jésus me dit très clairement que je mérite la condamnation de la Géhenne. Alors, que faire ? Tout d’abord, pardonner et demander pardon. Je dois toujours choisir d’aimer, en toute circonstance, face à toute injustice, toujours aimer. C’est le chemin que Jésus a parcouru et qu’il nous enseigne. Le chemin du pardon, du renoncement à moi-même et de la miséricorde.

Appliqué à la vie conjugale.

Carmen : J’ai un feu qui me brûle, je vais exploser !
François : Mais qu’est-ce qui t’arrive ?
Carmen : Qu’est-ce qui m’arrive ? Eh bien, je suis une nulle, je travaille sur un projet et j’ai appris par hasard que les patrons ont décidé que ça n’irait pas dans ce sens-là. Et ils n’ont pas eu la décence de me le dire. Et moi, comme une nulle, je bosse pour un rien.
François : Oui, je te comprends. Je ne pense pas qu’ils aient bien agi avec toi. Mais écoute, mettons cette douleur que tu ressens aux pieds de la Croix et le Seigneur en tirera un bien plus grand que ce travail qui, j’en suis sûr, était formidable. Qu’en dis-tu ?
Carmen : Eh bien, à vrai dire, j’ai du mal à sortir de cette colère que j’ai. Mais je demande l’aide du Saint-Esprit et je m’unis à Jésus sur la croix.
François : C’est ça ma chérie!
Carmen : Oh ! Que ferais-je sans toi !

Vierge Marie,

Toi qui n’as vécu que pour faire la volonté de Dieu, apprends-nous à nous oublier totalement pour vivre pleinement en Lui. Sois bénie, Vierge Marie de Miséricorde.