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Il ne nous appartient pas de juger. Commentaire pour les époux : Saint Matthieu 7, 1-5

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 7, 15
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
Parole du Seigneur.
 
Il ne nous appartient pas de juger
 
Dans la vie conjugale, il est facile de voir clairement les défauts de l’autre et de ne pas reconnaître les siens. Vivre ensemble si étroitement fait que les « pailles » de notre conjoint semblent énormes, tandis que nos « poutres » sont justifiées ou passent inaperçues.
Jésus nous invite aujourd’hui à examiner d’abord notre cœur avant de pointer du doigt les erreurs de notre époux ou de notre épouse. De nombreuses disputes naissent parce que nous exigeons de l’autre ce que nous ne vivons pas nous-mêmes : la compréhension, la patience, l’écoute, la tendresse ou la capacité à pardonner. Lorsque nous nous posons en juges de l’autre, nous commençons à le considérer comme un accusé. Et saint Jean-Paul II nous enseigne à ne pas adopter une attitude de jugement, mais d’appel.
Dans le mariage, la correction fraternelle est nécessaire, mais elle ne porte ses fruits que lorsqu’elle naît de l’humilité et au moment opportun. Celui qui reconnaît ses propres limites peut aider l’autre sans le blesser, car il le fait par amour et non par sentiment de supériorité. Avant de dire : « Tu fais toujours ça mal », il convient de se demander : « Quelle part de responsabilité ai-je moi-même ? Que me demande le Seigneur de changer en moi ? » Ou encore : « Si j’ai du mal à aimer en ce moment qu’y a-t-il dans mon cœur qui m’empêche d’aimer dans cette situation ou face à cette « paille » de mon époux ? ».
La mesure de la charité conjugale n’est pas la perfection, mais la miséricorde. Les époux qui ne jugent pas et qui comprennent l’autre créent un foyer où chacun peut grandir sans craindre d’être condamné. Là, chacun aide l’autre à se débarrasser de ses pailles, car il a auparavant laissé Dieu l’aider à retirer ses propres poutres.
Appliqué à la vie conjugale
Anne : Joseph, en écoutant cet Évangile, je me suis rendu compte à quel point je remarque vite tes défauts et à quel point je ne fais guère attention aux miens.
Joseph : Ça m’est arrivé aussi. Parfois, quelque chose que tu fais m’agace et je pense tout de suite à te corriger, mais je ne prends pas le temps de me demander si je fais quelque chose de similaire, voire pire.
Anne : C’est vrai. Quand tu es en retard, par exemple, je me fâche beaucoup, mais ensuite je ne vois pas mes propres retards ni les fois où je ne tiens pas mes promesses envers toi.
Joseph : Et je te reproche de me juger alors que, dans mon cœur, je n’arrête pas de te juger. Je crois que dans le mariage, cela signifie cesser de se comporter comme des juges. Nous ne sommes pas là pour nous examiner mutuellement, mais pour nous aider à grandir.
Anne : Et de le faire avec humilité. Car quand je me sens supérieure à toi, mes paroles ont tendance à te blesser plus qu’à t’aider. En revanche, quand je reconnais mes faiblesses, je te comprends mieux et j’ai plus de facilité à te corriger avec tendresse.
Joseph : Je me rends compte aussi que j’ai besoin de te demander pardon plus souvent. Parfois, je critique chez toi des choses qui, en réalité, reflètent mes propres lacunes.
Anne : Et moi, j’ai besoin d’être plus patiente. Je ne peux pas exiger la perfection de ta part alors que j’en suis moi-même si loin. Je me dis maintenant à quel point notre relation serait différente si, avant chaque critique, nous nous demandions : « Qu’est-ce que je dois changer de mon côté ? ».
Joseph : Il y aurait sûrement moins de disputes et plus de compréhension.
Anne : Eh bien, aujourd’hui, je vais demander au Seigneur de m’aider à voir mes poutres avant de voir tes pailles.
Joseph : Et je lui demanderai de m’apprendre à te regarder avec miséricorde, tout comme Il me regarde, avec énormément d’amour… mais peut-être en portant un casque, au cas où une poutre tomberait.
Anne : tu es tellement drôle, mon amour.
 
Vierge Marie,
que nous apprenions à voir chez l’autre non pas ses défauts, mais le don que Dieu nous a confié. Et lorsque les imperfections apparaîtront, rappelle-nous que seul un cœur humble peut aider sans blesser. Loué soit le Sacré-Cœur de Jésus.

Se déclarer pour le Christ – Commentaire pour les époux : Matthieu 10, 26-33

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 10, 2633
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

Se déclarer pour le Christ
Comment, en tant qu’époux, pouvons-nous nous déclarer pour le Christ ? En vivant sans crainte des hommes et en montrant la vérité de nos cœurs à travers le sacrement du mariage, dans l’intimité du Christ, qui compte même les cheveux de notre tête. Une vérité qui nous révèle ce que le Christ attend de nous dans chaque situation concrète de notre vie et qui nous conduit à nous déclarer pour Lui en agissant par et avec Son amour, sans volontarisme, sans sentimentalisme, ni perfectionnisme. Une vérité qui nous permet de vivre avec nos propres faiblesses et celles des autres, dans une attitude d’abandon plein d’espérance, fruit de la liberté intérieure, et en plaçant notre confiance en notre Dieu, qui meurt pour que nous vivions.

Appliqué à la vie conjugale
Le frère de Marie (beau-frère de Jean, son époux) avait commis une grave erreur qui avait causé beaucoup de souffrance au sein de la famille. Tous ses proches le rejetaient et estimaient qu’il était juste de l’écarter de leur vie. Jean et Marie reconnaissaient eux aussi la gravité de ce qui s’était passé, mais Dieu leur demandait autre chose : se prononcer en faveur du Christ, en condamnant le péché sans cesser d’aimer le pécheur.
Ils reconnaissaient qu’eux-mêmes n’étaient pas non plus exempts de misère. Ils voyaient chez ce membre de leur famille un péché qui s’était manifesté, tandis que bon nombre de leurs propres erreurs restaient cachées. Ils comprenaient que, sans la grâce et la miséricorde de Dieu, eux non plus ne pouvaient se vanter de rien.
C’est pourquoi ils ont continué à l’accompagner, même si beaucoup les critiquaient. Leur sacrement du mariage était l’école où ils apprenaient à s’aimer de l’Amour de Dieu, un Amour qui débordait tout autour d’eux. L’Eucharistie les soutenait et c’est en elle qu’ils trouvaient la force de persévérer. Les paroles de Jésus : « Ne craignez pas les hommes » leur rappelaient qu’ils devaient agir par et avec l’amour de Dieu. Ainsi, ils apprenaient à vivre plongés dans la miséricorde de Dieu, qui connaît la vérité de tous les cœurs et n’exclut aucun de ses enfants.
Vierge Marie,

Par ta main, nous nous déclarons pour ton Fils. Qu’il soit béni et loué à jamais, lui qui nous a rachetés par son sang.

Que cherches-tu ? Commentaire pour les époux : Mt 6,24-34

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.  C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.  Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Que cherches-tu ? 
 
Ces mots de l’Evangile m’invitent à me demander ce que mon cœur recherche vraiment : le royaume de Dieu ou bien la vie selon les valeurs du monde ? En cette période de chaos, où tout va très vite, il se peut que nous oubliions, comme nous le dit Jésus, que la seule chose importante, c’est de rechercher le royaume de Dieu et Sa Justice. Tout le reste nous sera donné par surcroît.
Chers époux, dans le mariage, vivre le Royaume de Dieu, c’est rendre présent l’amour du Christ dans notre union conjugale, en nous efforçant d’aimer comme Lui nous aime, en nous donnant à notre époux aussi bien dans les bons que dans les mauvais moments, en abandonnant notre égoïsme, nos caprices, nos exigences, nos reproches…en recherchant toujours la communion à travers la charité conjugale. Et pour ce faire, il faut fuir la logique du monde de l’égoïsme, de l’individualisme et de l’autosuffisance qui détruisent le plan original de Dieu pour nous et qui nous séparent. Et pour cela, il faut que la prière conjugale et le soin mutuel passent au-dessus du travail, de la gestion de la famille ou même des exigences de l’éducation, sûrs que Dieu nous donnera le reste au centuple. En nous vidant de l’égoïsme pour que Dieu règne dans notre union, tout le reste va s’ordonner et fleurir naturellement. Travailler, aller et venir, …oui, mais sans s’épuiser, en nous confiant à notre Père de bonté qui connaît parfaitement nos besoins et qui désire veiller sur nous amoureusement. Dieu aime tellement que nous Lui fassions confiance !

Appliqué à la vie conjugale : 
Marthe : Tu passes tout l’après-midi à l’ordinateur à réviser des factures et à t’épuiser, et cette tension nous éloigne. 
Pierre : oui, mais si je n’ai pas un œil sur l’avenir de notre famille, Marthe, qui le fera ? Je sens que c’est moi qui porte tout le poids et que toi, tu t’en fiches. 
Marthe : et bien, je te remercie beaucoup de t’occuper des comptes, de réviser les factures et de te charger de la gestion de la famille ; je voulais juste te dire que j’avais l’impression que tu étais débordé, comme si tout dépendait uniquement de toi, en oubliant que Dieu pourvoit. 
Pierre : oui, tu as raison. Figure-toi qu’au lieu de voir ce que nous dépensons, je ne voyais que ce que nous pourrions mettre de côté si nous n’avions pas fait des frais qui me semblent superflus…
Marthe : Tu as toujours été plus économe que moi, Pierre, et cela nous a aidés…mais je ne veux pas que tu sois obsédé par la gestion de l’argent. Et justement, cette année, nous avons vu que quand on en avait le plus besoin, le Seigneur nous a aidés avec ce nouveau client qui est apparu, et qui nous a permis de payer tous les frais supplémentaires liés aux études de nos enfants. Et puis ces frais que tu juges superflus ont amélioré la paix dans notre famille. 
Pierre : tu as raison, Marthe. Je pense qu’en voulant tout contrôler, en fin de compte, ce que je fais, c’est servir le dieu argent, au lieu de faire confiance au Seigneur et à toi.  Et puis, cela ne nous réunit pas, plutôt le contraire. Excuse-moi pour cette distance entre nous.
Marthe : bon, nous sommes ensemble dans toutes les circonstances…nous allons prier, chercher le royaume de Dieu, et je suis sûre que Lui se chargera du reste, comme toujours. 
Pierre : c’est vrai. Merci de me rappeler ce qui compte vraiment. Laissons-là les soucis de demain, à chaque jour suffit sa peine.  Mettons-nous à genoux, prins ensemble et donnons nos soucis au Père.

Vierge Marie, 
Apprends-nous à faire confiance à notre Dieu de bonté qui connaît nos besoins et nous donne toujours ce dont nous avons vraiment besoin, et aussi à nous abandonner à Lui comme Toi Tu l’as fait. Bénie sois-Tu comblée de grâce ! Loué soit le Seigneur pour toujours ! 

Des trésors au ciel- Commentaire pour les époux : Matthieu 6, 19-23

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 6, 19 – 23

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »

Des trésors au ciel

Avec cette chaleur, on a vraiment envie d’aller à la piscine, et en plus, il y a la Coupe du monde de football : autant d’occasions de profiter de notre temps libre. Pourtant, on voit des couples d’époux de Projet Amour Conjugal se rendre avec persévérance aux retraites, aux journées de fin d’année scolaire, aux dernières réunions de catéchèse… Est-ce qu’ils font un effort ? Bien sûr, mais il faut se rappeler que le Seigneur nous rend toujours cent fois plus ; ainsi, tout ce temps que nous consacrons à aider d’autres couples d’époux et familles, lorsque nous mettons notre cœur et notre temps au service des autres, cela nous permettra d’accumuler des « trésors dans les cieux »… C’est génial ! Rien que les mites puissent manger, ni que les voleurs puissent nous voler, rien de plus et rien de moins que la vie éternelle. Avons-nous encore des doutes ? Pour nous, c’est très clair : allons-y, chers époux ! Remettons notre vie entre les mains du Seigneur, comme il nous l’enseigne.

Appliqué à la vie conjugale

Carole : Quelle merveille, cette retraite de ce week-end ! Nous avons vécu de véritables miracles.
Antoine : En effet, cela valait vraiment la peine de participer à cette retraite en tant que « gardiens », même si nous avons dû renoncer au week-end à la plage, qui me faisait tant envie.
Carole : Antoine, merci d’avoir accepté quand on nous a appelés pour participer. Pour moi, ça a été très important de revivre cette retraite en aidant, mais aussi en réécoutant ce que Dieu avait prévu dès le début pour notre mariage.
Antoine : C’est vrai, c’est quelque chose que tous les couples d’époux de Projet Amour Conjugal devraient faire : se mettre au service des autres et donner gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement.
Carole : Il ne nous reste plus qu’à persévérer et à rester à l’écoute de tous les couples d’époux qui souhaitent s’engager dans ce magnifique parcours.
Antoine : Gloire à Dieu ! Faisons notre prière conjugale, en rendant tout particulièrement aujourd’hui grâce à Dieu qui nous aime tant et veille sur nous.

Vierge Marie,

Nous voulons être le sel et la lumière pour tant de couples d’époux et de familles qui avancent dans les ténèbres. Aidez-nous à ne pas nous éloigner de la Lumière que nous recevons dans le cadre du Projet grâce aux catéchèses de Saint Jean-Paul II, et à persévérer chaque jour dans la prière. Béni et loué soit le Seigneur, de qui nous recevons tant de grâce !

Priez ainsi – Commentaire pour les époux: (Mt 6, 7-15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Lorsque vous priez,
ne rabâchez pas comme les païens :
ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
    Ne les imitez donc pas,
car votre Père sait de quoi vous avez besoin,
avant même que vous l’ayez demandé.
    Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
    que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
    Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
    Remets-nous nos dettes,
comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes
à nos débiteurs.
    Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
votre Père céleste vous pardonnera aussi.
    Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,
votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

Priez ainsi.

La prière est fondamentale pour un chrétien, c’est le moyen de s’adresser à Dieu personnellement, en lui racontant ses affaires comme on les raconterait à un ami qui écoute toujours et donne de la lumière, des idées et des moyens pour être meilleur en tout. Dieu sait tout de toi et t’aime plus que quiconque, mais il est nécessaire de lui dire ce que tu as sur le cœur et de le partager avec Lui. Parfois, il peut nous sembler que prier est difficile parce qu’on ne sait pas comment s’y prendre ni quoi dire, et nous nous compliquons même la tâche plus que de raison. Pourtant, le Seigneur nous dit dans cet Évangile comment faire : n’utilise pas beaucoup de mots, ouvre ton cœur et raconte ce qu’il y a dedans, avec simplicité et délicatesse, sans aucune crainte, et Lui viendra illuminer ton cœur. De plus, il nous enseigne le Notre Père, une prière qui t’aidera à ouvrir progressivement ton cœur, en demandant à Dieu ce dont tu as besoin. La prière nous rapproche de Dieu qui est source d’amour, là où Il nous montre à quel point Il nous aime ; et malgré tout ce que nous pouvons faire, Il nous pardonne toujours et nous aide à prendre conscience que nous devons, nous aussi, toujours pardonner. Plus nous aimons, plus il est facile de pardonner. Nous devons garder à l’esprit que le pardon est une question d’amour, exactement comme le fait notre Père Dieu.

Appliqué à  la vie conjugale :

(Philipine et Jean traversent un moment de grande tension à cause de travaux de rénovation qu’ils font chez eux pour mieux l’adapter à la famille)
Jean : Tu es toujours pareille, on ne peut rien te dire et tu me réponds mal. On dirait que tu dois avoir raison sur tout, et si on te fait une remarque, tu te défends en faisant du mal. 
Philipine : C’est qu’avec toi, c’est impossible, on dirait que la moindre chose t’agace et tu t’enflammes pour un rien. Comment veux-tu que je ne me défende pas ? 
Jean : Pour toi, le plus facile c’est de te contenter de te défendre et d’exiger, en me répétant toujours que je fais mal les choses et en laissant de côté le plus important : nous. 
Philipine : Ne te trompe pas, ce n’est pas du tout facile pour moi de te voir toujours aussi destructeur et de ne jamais pouvoir rien te dire. 
Jean : Là, tu as peut-être raison. Je suis un peu nerveux avec les ennuis dans lesquels on s’est lancés pour ces travaux, et je suis fatigué de me battre avec tout le monde pour qu’ils finissent vite. Au bout du compte, c’est sur toi que je décharge toutes mes ondes négatives. 
Philipine: Pardonne-moi, je m’en prends toujours à toi et je te pousse à bout. Tu es exemplaire, tu portes beaucoup de choses sur les épaules entre le travail, ta mère et maintenant les travaux. Ça n’aide pas beaucoup de te contredire sur tout ce que tu demandes, alors que je me rends compte après coup que tu le fais en pensant à ce qu’il y a de mieux pour nous. 
Jean : En ce moment, il faut un peu plus que demander pardon. Ce n’est pas facile pour moi et j’ai besoin d’autre chose, d’un peu de soutien et de compréhension. 
Philipine : Jean,  je t’aime beaucoup et je t’aimerai toujours. C’est pour ça que la première chose qui me vient quand je commence à voir que je me suis trompée, c’est de te demander pardon ; c’est la meilleure façon de fortifier mes sentiments envers toi. 
Jean: Il n’y a rien à pardonner, au contraire. Je perds facilement les pédales et ma réaction est de me mettre en colère contre toi. C’est moi qui devrais demander pardon. Toi, tu me demandes toujours pardon tout de suite, et moi je reste bloqué sur le « ça recommence comme d’habitude », au lieu de pardonner et d’oublier.

Vierge Marie,

Aide-nous à être des âmes de prière, pour connaître l’amour de Dieu et pouvoir l’imiter en arrivant à tout pardonner, comme Lui nous pardonne. Béni soit Dieu.