Archives mensuelles : juin 2026

Aimer par dessus tout. Commentaire pour les époux. Mc 12,28b-34.

Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,28b-34

En ce temps-là,
    un scribe s’avança pour demander à Jésus :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
    Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.

    Et voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
    Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître,
tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique
et il n’y en a pas d’autre que lui.
    L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
    Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

Aimer par-dessus tout.

C’est ainsi, et il doit en être ainsi : aimer Dieu par-dessus tout, avant toute chose et en toute circonstance. Face à la question du scribe, le Seigneur ne répond pas par une règle ou une obligation à respecter, mais il vient nous dire que l’amour passe avant tout ; nous ne naissons pas en sachant aimer, nous devons apprendre à aimer chaque jour. L’amour a pour centre Dieu, et face à toute situation où il nous est difficile d’aimer, en renonçant à nous-mêmes et en nous abandonnant, en plaçant Dieu au centre, nous constatons alors comment l’amour agit, car aimer Dieu par-dessus tout nous aide à aimer les autres. Dans le mariage, notre prochain est notre époux et nous devons l’aimer concrètement : avec patience quand il est fatigué, en l’écoutant même si nous n’en avons pas envie, en lui parlant avec respect en toute situation, en prenant soin des petits détails, en recommençant après une chute, en étant toujours à la disposition de notre époux en tout. Nous pouvons avoir une vie remplie d’obligations, de routines et de tâches, mais l’essentiel n’est pas seulement de faire des choses pour l’autre, mais de l’aimer vraiment en tout. Mais l’effort humain pour s’aimer peut s’épuiser s’il ne s’abreuve pas à une source plus profonde ; le mariage a besoin de moments de prière et de rencontre avec Dieu pour pouvoir aimer quand les forces humaines ne suffisent pas.

Appliqué à la vie conjugale :

Véronique : Qu’as-tu pensé de ce que ce couple nous a raconté sur le parcours qu’ils nous ont proposé pour notre mariage ?
Michel : Ce n’était pas mal. Mais peut-être un peu ambitieux pour nous. Tu ne trouves pas ?
Véronique : Eh bien, ça dépend de comment on voit les choses. Tout ce qu’ils nous ont raconté, la façon dont ils l’ont fait et ce que cela a représenté pour eux m’a beaucoup plu, et on devrait en discuter tous les deux.
Michel : Oui, c’était très beau, mais notre vie est déjà assez compliquée avec tout ce qu’on a à gérer, et je ne sais pas si c’est pour nous.
Véronique : Vu sous cet angle, on ne peut pas faire grand-chose, mais ils ont raison de dire qu’on est appelés à quelque chose de plus. On a beaucoup et on donne beaucoup, mais en les écoutant parler, je me suis rendu compte qu’il nous manque quelque chose.
Michel : Tu n’as pas tort, mais on est loin d’atteindre ce qu’ils nous ont raconté. Même si je reconnais que ça m’a donné envie d’essayer. Rien que de voir comment ils se regardaient, et pas seulement ce qui a changé leur vie, ça m’a beaucoup touché. Ils ont quelque chose que je ne sais pas si nous pourrons jamais avoir.
Véronique : Pour commencer par le plus important, ils ont Dieu dans leur vie et au centre de leur mariage ; ils l’ont dit avec beaucoup de force et de clarté, c’est pour eux une priorité absolue.
Michel : Oui, et c’est ce qui nous manque. C’est vrai que nous sommes des croyants, mais j’ai toujours trouvé ça très pénible. Même si je dois reconnaître que chaque fois que je me suis tourné vers Dieu, que ce soit dans les bons ou les mauvais moments, d’une manière ou d’une autre, cela ne m’a jamais laissé indifférent. Je devrais peut-être considérer cela comme une véritable priorité et non comme une simple option.
Véronique : Tu es un homme bon dont je suis tombée amoureuse à l’époque et je ne me lasse jamais de remercier Dieu de t’avoir mis sur mon chemin. T’entendre parler ainsi ravive mes sentiments et m’aide beaucoup en tout.
Michel : On pourrait bien essayer, car tout ce qui nous rapproche de Dieu nous aide toujours. Je me rends compte maintenant que ce qu’il y a de plus spécial chez ce couple que nous avons rencontré aujourd’hui, c’est qu’ils ont Dieu comme partie intégrante de leur vie et qu’ils sont ainsi capables de changer leur vie comme ils nous l’ont raconté.
Véronique : Je trouve ça génial. Le curé nous a proposé d’aller à cette annonce pour voir ce que ça donnait et on pourrait lui proposer de créer un groupe dans la paroisse. Qu’en penses-tu ?
Michel : Je suis d’accord avec toi. Même si nous avons beaucoup à faire, ça vaut sûrement la peine d’essayer. L’idée qu’ils nous ont donnée de l’amour auquel nous sommes appelés et que nous devons aspirer à atteindre m’attire beaucoup.

Sainte Vierge Marie,

Apprends-nous à aimer ton Fils de tout notre cœur et à le découvrir en notre époux ; donne-nous un amour patient, humble et fidèle, capable de pardonner et de toujours repartir à zéro. Que notre mariage ne repose pas uniquement sur nos efforts humains, mais sur la présence de Dieu. Béni et loué soit le Seigneur.

Levez les yeux – Commentaire pour les époux: (Mc 12, 18-27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts. on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »
 
Parole du Seigneur

 
Levez les yeux
Les sadducéens soumettent à Jésus une situation quelque peu tirée par les cheveux pour ridiculiser la résurrection, en essayant de comprendre la vie éternelle à l’aide de schémas et de catégories de ce monde. Et cela nous arrive souvent, à nous aussi. Peut-être vivons-nous trop les yeux rivés au sol, interprétant la vie à partir de notre vision limitée, de nos critères, prisonniers de nos soucis et de nos certitudes, oubliant souvent de lever les yeux et de viser le but. Aujourd’hui, le Seigneur nous rappelle que nous avons été créés pour la vie éternelle. Quelle joie alors de découvrir que notre mariage est un chemin pour aller au ciel, que Dieu se sert de l’amour de mon époux et aussi de ses limites pour élargir notre cœur et nous conduire à Lui. Mais un jour viendra où nous n’aurons plus besoin de signes ni d’intermédiaires, car nous verrons le Visage de Dieu.
Seigneur, aujourd’hui, dans notre prière, nous voulons éveiller en nous le désir du ciel, le rêver, l’imaginer, aspirer à ce moment où nous tomberons à genoux pour te contempler face à face et où nous pourrons t’étreindre, embrasser les blessures qui nous ont sauvés et te louer éternellement. Alors, fondus d’amour, nous comprendrons que chaque renoncement, chaque croix et chaque acte de don de soi nous préparaient à cette étreinte éternelle. Époux, levez les yeux ! 
“ Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. (1 Co 2, 9)
Le pape Léon XIV se rendra en Espagne dans quelques jours, et l’hymne officiel de son voyage nous aide aujourd’hui à prier : « Nous ne sommes pas faits pour regarder vers le sol… tu nous as créés pour regarder vers le ciel ». « Je lève les yeux, mes yeux fixés sur Jésus. Je lève les yeux, fixés sur la croix ». Bienvenue, Saint-Père !
 
 
 
Appliqué à  la vie conjugale :
 
Marthe : Le médecin a dit que le traitement allait durer longtemps…
Xavier : Je n’aurais jamais imaginé que notre vie serait ainsi. Tout a changé d’un coup : nos projets, nos attentes… Je ne comprends pas pourquoi le Seigneur permet cette situation précisément maintenant.
Marthe : J’ai souvent l’impression de devenir un fardeau pour toi. Mais Xavier, aujourd’hui, je me disais une chose… Imagine le jour où nous serons ensemble devant Dieu, face à face avec Lui.
Xavier : Impressionnant !
Marthe : Oui… et je me disais… Tu crois que ce fardeau que nous portons aujourd’hui aura encore de l’importance à ce moment-là ?
Xavier : Eh bien… clairement non.
Marthe : Bien sûr, ce qui comptera, c’est combien nous avons aimé, combien nous avons fait confiance, combien nous nous sommes aidés mutuellement pour arriver jusqu’à Lui. Cette maladie, comme tant d’autres problèmes, n’aura aucune importance. Elle aura été un moyen de nous purifier et de nous rapprocher un peu plus de Dieu.
Xavier : Comme tout semble différent quand on pense au Ciel !
Marthe : Alors, pourquoi vivons-nous si souvent les yeux rivés au sol ? Levons les yeux et marchons ensemble vers le but pour lequel nous avons été créés !
 
 
Vierge Marie,

Porte du Ciel, éveille dans nos cœurs le désir de la vie éternelle et aide-nous à chercher Dieu ensemble, afin qu’un jour, par Sa miséricorde, nous puissions contempler face à face le visage de Jésus et rester unis à Lui pour toujours.

Pièges-tu ou aimes-tu ? Commentaire pour les époux. Saint Marc 12, 13-17

ÉVANGILE

Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Marc
On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? » Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils. Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet. »

Parole du Seigneur

Pièges-tu ou aimes-tu ?

En ce temps-là, des pharisiens et des hérodiens vinrent trouver Jésus pour le « piéger » avec une question. Le mot « piéger » m’a frappé, mais… je ne peux m’empêcher de penser au nombre de fois où nous, les époux, faisons la même chose. Nous posons des questions, certes, mais dans quelle intention ? En vérité, bien souvent, nous posons des questions pour piéger. Pour mettre l’autre dans l’embarras. Pour lui montrer qu’il a échoué, ou que je suis meilleur, ou que j’ai raison, ou qu’il ne fera jamais les choses correctement. « Tu as lancé la machine à laver ? », « Tu as donné le goûter aux enfants ? », « Tu as récupéré la chemise au pressing ? », « Tu n’as pas appelé le magasin, n’est-ce pas ? ». Ces questions semblent innocentes, mais souvent elles ne le sont pas, et derrière cette question se cache un jugement, une intention cachée : montrer à l’autre qu’il a failli. Et ce comportement est grave car à partir de là nous cessons de nous regarder mutuellement comme un don réciproque et la suspicion et l’accusation s’installent. L’autre le sent, car le cœur reconnaît quand il y a un jugement derrière et se révèle en répondant avec amertume. On se défends : « Mais ce n’était qu’une question ! ». Et en un instant, surgissent deux cris, et une blessure de plus, un silence de plus… et la communion se brise à nouveau. Où ? Dans l’intention. Le Seigneur nous invite toujours à regarder le cœur, plus en profondeur. Ne regardons pas seulement ce que nous disons, mais avec quelle intention nous le disons. Aujourd’hui, le Seigneur nous demande de sortir notre mariage de la logique de César, de la logique du calcul, de l’utilité et de la récompense, du débit et du crédit, et de le remettre sur l’autel, pour lui rendre sa dignité en le remettant à Dieu, pour le glorifier par une précieuse offrande d’amour et de communion. Courage, époux ! Vivons pour aimer, pas pour piéger !

Appliqué à la vie conjugale :

Guillaume : Loïse, tu es allée faire les courses ?
Loïse : Oh là là, non, j’ai oublié.
Guillaume : Bon, ce n’est pas grave, voyons quelle heure il est… 19h 45… Je crois que si on se dépêche, on peut encore arriver au supermarché en bas, qui ferme à 20h. 
Loïse : Oh, je suis désolée ! Alors que tu avais tellement envie de faire ce gaspacho maison.
Guillaume : Allez, ce n’est pas grave ! De toute façon, je pense qu’on va y arriver, et au pire, je le ferai demain ou un autre jour. 
Loïse : Tu avais tellement hâte… Oh, tu es si gentil, je ne peux que t’aimer !
Guillaume : C’est ça, aime-moi beaucoup ! Et mon bisou ?
Loïse : Mmmmhhh !!!!

Vierge Marie,

Apprends-nous à ce que nos paroles ne brisent pas la communion, mais qu’elles la préservent ; apprends-nous à voir notre petitesse et à nous traiter avec bonté. Loué soit le Seigneur !

Les dons reçus. Commentaire pour les époux : Saint Marc 12,1-12

ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc 12112
En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.
De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent.
Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres.
Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! Tuons-le, et l’héritage va être à nous !”  Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne.
Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres.
N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »
Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.

Parole du Seigneur

 
Les dons reçus.
 
Dans cet évangile, la vigne symbolise les dons reçus qui, lorsqu’on les cultive, portent leurs fruits : moi-même, mes qualités, mon temps, mon conjoint, mes enfants… Tout cela est destiné à être donné. Saint Jean-Paul II dit que l’homme ne se trouve lui-même qu’à travers le don sincère de soi, mais lorsque nous nous approprions ces dons et que nous ne voulons pas les offrir, ils se transforment en attachements aux conséquences graves sur notre vie et notre mariage. Nous devenons esclaves de ce qui devrait être bon, allant même jusqu’à rejeter Jésus en mon conjoint lorsque je crois qu’il me demande de donner ce que je considère comme mien, « mon trésor », empêchant ainsi la communion, le véritable fruit que nous devons rechercher dans notre mariage.
 
Appliqué à la vie conjugale
 
Hélène : Hier, en méditant l’Évangile, j’ai pris conscience que tu es pour moi un don que Dieu m’a confié, et non pas une possession. Je me suis souvenue de toutes les fois où j’ai voulu m’approprier ta personne. Je t’ai exigé de répondre à mes attentes quant à la façon dont tu devais agir, je t’ai contrôlé au fond par peur, et je t’ai transformé en un objet destiné à assurer ma sécurité, rejetant ainsi Jésus en toi.
Charles : C’est fort… Bon, maintenant qu’on en parle, je crois que ça m’arrive aussi, mais à l’inverse : je m’approprie mon temps, mon travail, mes moments de silence, comme s’ils m’appartenaient, au lieu de te les offrir. Quand je rentre à la maison, je ne partage rien avec toi, par égoïsme ; mon sport est sacré et au travail, je fais beaucoup d’efforts, mais pour maintenir l’image du gagnant dans laquelle je me complais. Moi aussi, je rejette Jésus qui m’encourage à abandonner ces attachements et à m’abandonner.
Hélène : Que dirais-tu de porter cela dans la prière, afin que le Saint-Esprit nous éclaire sur toutes ces choses que nous devons abandonner pour commencer à être libres, et pouvoir grandir dans notre union.

Charles : À vrai dire, je me sens comme Gollum pensant à son anneau : « mon trésor ». Mais oui, je veux être libre et faire un pas de plus dans notre communion en abandonnant tout ce que je crois être à moi.

 

Vierge Marie,

 

Aide-nous à ce que rien ne nous empêche de nous donner entièrement ; c’est seulement ainsi que nous pourrons accueillir Jésus parmi nous. Loué soit Dieu !