Archives mensuelles : juin 2026

Je t’écoute, Seigneur – Commentaire pour les époux: (Lc 1, 5-17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie. Sa femme aussi était descendante d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth. Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur de façon irréprochable. Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge.
Or, tandis que Zacharie, durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres, pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur. Toute la multitude du peuple était en prière au-dehors, à l’heure de l’offrande de l’encens. L’ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens. À sa vue, Zacharie fut bouleversé et la crainte le saisit. L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Tu seras dans la joie et l’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boisson forte, et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ; il fera revenir de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu ; il marchera devant, en présence du Seigneur, avec l’esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants, ramener les rebelles à la sagesse des justes, et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »

Parole du Seigneur

Je t’écoute, Seigneur.
Mon cher Jésus, merci beaucoup pour ton cousin, ton précurseur, dont tu as dit : « Il n’est pas né de femme un plus grand que Jean-Baptiste ». Quelle lumière tu nous donnes lorsque nous prions en méditant la vie des saints !
Jean a dit qu’il fallait qu’il diminue pour que Tu grandisses. Si nous ne nous faisons pas chaque jour plus petits, en sachant que nous ne sommes rien sans Toi, en mourant à notre moi désordonné, à notre amour-propre, Tu ne peux pas grandir dans notre cœur, ni y demeurer.
Jean est parti dans le désert à la recherche du silence. Ce n’est que dans le silence que nous pouvons T’entendre, Seigneur. Nous avons besoin de T’écouter pour Te connaître et pour nous connaître nous-mêmes.
Jean appelait à la repentance. J’ai besoin de reconnaître mon péché, ma faiblesse, pour que Tu puisses accomplir Ton œuvre en moi.
Jean menait une vie de mortification. La mortification est nécessaire pour purifier mon cœur, pour me libérer de mes attachements, afin que l’esprit puisse guider ma vie et non la sensualité du corps.
Et Jean était conscient du caractère indissoluble du mariage. À tel point qu’il a donné sa vie pour défendre le mariage, n’hésitant pas à accuser même le roi d’être avec une femme qui n’était pas son épouse.
Saint Jean, intercède pour nous. Merci beaucoup, Seigneur.

Appliqué à  la vie conjugale :

Amicie : Jean, tu veux une autre bière ?
Jean : Non, merci beaucoup.
Amicie : Tiens, c’est bizarre ! Pourquoi ça ?
Jean : Une seule me suffit, merci. Je n’accordais aucune importance à cette histoire de mortification, ça me semblait ridicule. Et je me rends compte que si je ne me libère pas de ces petits esclavages que j’avais, même s’ils me semblaient insignifiants et que je les justifiais, il m’est ensuite plus difficile de remporter les plus grandes batailles. J’ai compris que ces petits renoncements faits par amour pour le Seigneur m’aident à avoir le cœur plus attentif et à garder davantage le Seigneur présent à l’esprit.
Amicie : Ah, je comprends mieux maintenant ! Je voyais bien que ces derniers temps, tu ne t’énervais plus pour ces choses qui te mettaient autrefois sur les nerfs, et je ne comprenais pas pourquoi. Comme le Seigneur est grand !
Jean : Oui. Il m’apporte tant de lumière dans la prière. Dans le silence, je découvre son amour infini. Je veux aimer comme Lui. Et j’ai compris que je dois purifier mon cœur par de petites choses, en découvrant et en me débarrassant de mes attachements pour qu’Il puisse régner dans mon cœur. Et tu n’imagine pas la paix que je ressens, quelle joie ! C’est infiniment mieux que la petite bière ! 
Amicie : Tu es trop mignon ! S’il te plaît, aide-moi moi aussi à persévérer.

Vierge Marie,

Je t’en prie, apprends-moi à toujours écouter ton Fils et à obéir à mon Aide Adéquate. À renoncer à moi-même, à porter ma croix quotidienne et à le suivre. Que Dieu soit béni et loué !

La porte étroite – Commentaire pour les époux : Matthieu 7, 6. 12-14

Evangile du jour

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7, 6. 1214
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.
Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

La porte étroite.

Cherchons-nous le Seigneur dans notre vie quotidienne ? Nous pourrions dire que oui… et voulons-nous être bons ? Bien sûr, on ne va pas dire le contraire. Mais, lorsque le Seigneur commence à nous en demander davantage, nous ne sommes déjà plus aussi sûrs de vouloir Le suivre…
C’est très beau d’être chrétien et d’aimer le prochain comme soi-même, mais si je dois aimer mon conjoint en faisant passer l’amour avant mon orgueil, alors j’y réfléchis à deux fois, parce qu’aimer le Christ est simple, mais être comme le Christ ne l’est pas. Dire que je suis prêt à donner ma vie pour les autres, cela sonne bien, mais quand je dois vraiment la donner dans mon mariage, ce n’est pas facile. Jésus a sué du sang à Gethsémani parce qu’Il a vu la douleur et la souffrance de nos péchés et, parfois, Il nous demande de L’aider à porter le poids des péchés du conjoint comme moyen de sanctification.
Le chemin qui nous donne la vie éternelle passe par la Croix et il est étroit et plein de sacrifices, mais il est vraiment beau parce que nous ne le vivons pas seuls, à chaque instant nous marchons main dans la main avec le Seigneur sans oublier le but ultime, la gloire de la Résurrection.

Appliqué à la vie conjugale

(Anne, en direction spirituelle, se confie à son prêtre)
Anne : Mon Père, je n’en peux plus avec Jean, je suis à bout. Cela fait des années que je prie pour lui, et il n’y a rien à faire, c’est comme un mur de pierre. J’ai l’impression que tous mes efforts ne servent à rien, le Seigneur ne m’écoute pas, toutes ces prières n’ont servi à rien.
Le Père : Allons, Anne, ne baisse pas les bras, c’est justement ce que veut le démon : que tu abandonnes. Je te propose quelque chose… pourquoi ne pas continuer à prier, mais cette fois en changeant d’attitude ?
Anne : Père, qu’est-ce que tu veux dire par là, « changer d’attitude » ?
Le Père : Qu’est-ce que tu demandes au Seigneur ? Qu’Il change Jean ? Je pensais plutôt à ceci : demande au Seigneur de te donner un cœur comme le Sien, un cœur compréhensif, miséricordieux, un cœur qui sache aimer en toute circonstance, qui ne soit pas impatient, un cœur qui ne regarde pas toutes les fautes de Jean, mais qui voit aussi tout ce qu’il fait de bien…
Anne : Eh bien Père, cela fait tant d’années que j’exige du Seigneur qu’Il change Jean… Alors, ce que tu me demandes maintenant, je vois bien que ça me demande un vrai changement, franchement, je trouve ça très difficile.
Le Père : Anne, être chrétien ne signifie pas changer les autres, mais suivre le Christ, et surtout ÊTRE un autre Christ. Nous devons ressembler au Christ dans notre manière d’être, dans notre manière d’agir. Si nous allons à la messe et qu’en sortant notre façon d’agir ne change pas, à quoi cela nous sert-il ? Nous devons être dociles pour que le Seigneur puisse transformer peu à peu notre cœur. Médite cela et demande à l’Esprit Saint de t’éclairer, pour qu’Il te montre si, vraiment, tu t’es laissée transformer par Lui.
Anne : Merci Père ! Je n’avais jamais vu les choses comme ça. C’est certain, j’ai beaucoup de choses à changer : mes jugements, mes critères… Alors je vais demander de l’aide au Seigneur, mais avant cela, si tu le veux bien, commençons par une bonne confession.

Vierge Marie,

Montre-nous le chemin qui mène à la porte étroite et guide-nous dans le don de nous-mêmes, comme Tu l’as fait.
Béni et loué soit le Seigneur !

Il ne nous appartient pas de juger. Commentaire pour les époux : Saint Matthieu 7, 1-5

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 7, 15
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
Parole du Seigneur.
 
Il ne nous appartient pas de juger
 
Dans la vie conjugale, il est facile de voir clairement les défauts de l’autre et de ne pas reconnaître les siens. Vivre ensemble si étroitement fait que les « pailles » de notre conjoint semblent énormes, tandis que nos « poutres » sont justifiées ou passent inaperçues.
Jésus nous invite aujourd’hui à examiner d’abord notre cœur avant de pointer du doigt les erreurs de notre époux ou de notre épouse. De nombreuses disputes naissent parce que nous exigeons de l’autre ce que nous ne vivons pas nous-mêmes : la compréhension, la patience, l’écoute, la tendresse ou la capacité à pardonner. Lorsque nous nous posons en juges de l’autre, nous commençons à le considérer comme un accusé. Et saint Jean-Paul II nous enseigne à ne pas adopter une attitude de jugement, mais d’appel.
Dans le mariage, la correction fraternelle est nécessaire, mais elle ne porte ses fruits que lorsqu’elle naît de l’humilité et au moment opportun. Celui qui reconnaît ses propres limites peut aider l’autre sans le blesser, car il le fait par amour et non par sentiment de supériorité. Avant de dire : « Tu fais toujours ça mal », il convient de se demander : « Quelle part de responsabilité ai-je moi-même ? Que me demande le Seigneur de changer en moi ? » Ou encore : « Si j’ai du mal à aimer en ce moment qu’y a-t-il dans mon cœur qui m’empêche d’aimer dans cette situation ou face à cette « paille » de mon époux ? ».
La mesure de la charité conjugale n’est pas la perfection, mais la miséricorde. Les époux qui ne jugent pas et qui comprennent l’autre créent un foyer où chacun peut grandir sans craindre d’être condamné. Là, chacun aide l’autre à se débarrasser de ses pailles, car il a auparavant laissé Dieu l’aider à retirer ses propres poutres.
Appliqué à la vie conjugale
Anne : Joseph, en écoutant cet Évangile, je me suis rendu compte à quel point je remarque vite tes défauts et à quel point je ne fais guère attention aux miens.
Joseph : Ça m’est arrivé aussi. Parfois, quelque chose que tu fais m’agace et je pense tout de suite à te corriger, mais je ne prends pas le temps de me demander si je fais quelque chose de similaire, voire pire.
Anne : C’est vrai. Quand tu es en retard, par exemple, je me fâche beaucoup, mais ensuite je ne vois pas mes propres retards ni les fois où je ne tiens pas mes promesses envers toi.
Joseph : Et je te reproche de me juger alors que, dans mon cœur, je n’arrête pas de te juger. Je crois que dans le mariage, cela signifie cesser de se comporter comme des juges. Nous ne sommes pas là pour nous examiner mutuellement, mais pour nous aider à grandir.
Anne : Et de le faire avec humilité. Car quand je me sens supérieure à toi, mes paroles ont tendance à te blesser plus qu’à t’aider. En revanche, quand je reconnais mes faiblesses, je te comprends mieux et j’ai plus de facilité à te corriger avec tendresse.
Joseph : Je me rends compte aussi que j’ai besoin de te demander pardon plus souvent. Parfois, je critique chez toi des choses qui, en réalité, reflètent mes propres lacunes.
Anne : Et moi, j’ai besoin d’être plus patiente. Je ne peux pas exiger la perfection de ta part alors que j’en suis moi-même si loin. Je me dis maintenant à quel point notre relation serait différente si, avant chaque critique, nous nous demandions : « Qu’est-ce que je dois changer de mon côté ? ».
Joseph : Il y aurait sûrement moins de disputes et plus de compréhension.
Anne : Eh bien, aujourd’hui, je vais demander au Seigneur de m’aider à voir mes poutres avant de voir tes pailles.
Joseph : Et je lui demanderai de m’apprendre à te regarder avec miséricorde, tout comme Il me regarde, avec énormément d’amour… mais peut-être en portant un casque, au cas où une poutre tomberait.
Anne : tu es tellement drôle, mon amour.
 
Vierge Marie,
que nous apprenions à voir chez l’autre non pas ses défauts, mais le don que Dieu nous a confié. Et lorsque les imperfections apparaîtront, rappelle-nous que seul un cœur humble peut aider sans blesser. Loué soit le Sacré-Cœur de Jésus.

Se déclarer pour le Christ – Commentaire pour les époux : Matthieu 10, 26-33

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 10, 2633
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

Se déclarer pour le Christ
Comment, en tant qu’époux, pouvons-nous nous déclarer pour le Christ ? En vivant sans crainte des hommes et en montrant la vérité de nos cœurs à travers le sacrement du mariage, dans l’intimité du Christ, qui compte même les cheveux de notre tête. Une vérité qui nous révèle ce que le Christ attend de nous dans chaque situation concrète de notre vie et qui nous conduit à nous déclarer pour Lui en agissant par et avec Son amour, sans volontarisme, sans sentimentalisme, ni perfectionnisme. Une vérité qui nous permet de vivre avec nos propres faiblesses et celles des autres, dans une attitude d’abandon plein d’espérance, fruit de la liberté intérieure, et en plaçant notre confiance en notre Dieu, qui meurt pour que nous vivions.

Appliqué à la vie conjugale
Le frère de Marie (beau-frère de Jean, son époux) avait commis une grave erreur qui avait causé beaucoup de souffrance au sein de la famille. Tous ses proches le rejetaient et estimaient qu’il était juste de l’écarter de leur vie. Jean et Marie reconnaissaient eux aussi la gravité de ce qui s’était passé, mais Dieu leur demandait autre chose : se prononcer en faveur du Christ, en condamnant le péché sans cesser d’aimer le pécheur.
Ils reconnaissaient qu’eux-mêmes n’étaient pas non plus exempts de misère. Ils voyaient chez ce membre de leur famille un péché qui s’était manifesté, tandis que bon nombre de leurs propres erreurs restaient cachées. Ils comprenaient que, sans la grâce et la miséricorde de Dieu, eux non plus ne pouvaient se vanter de rien.
C’est pourquoi ils ont continué à l’accompagner, même si beaucoup les critiquaient. Leur sacrement du mariage était l’école où ils apprenaient à s’aimer de l’Amour de Dieu, un Amour qui débordait tout autour d’eux. L’Eucharistie les soutenait et c’est en elle qu’ils trouvaient la force de persévérer. Les paroles de Jésus : « Ne craignez pas les hommes » leur rappelaient qu’ils devaient agir par et avec l’amour de Dieu. Ainsi, ils apprenaient à vivre plongés dans la miséricorde de Dieu, qui connaît la vérité de tous les cœurs et n’exclut aucun de ses enfants.
Vierge Marie,

Par ta main, nous nous déclarons pour ton Fils. Qu’il soit béni et loué à jamais, lui qui nous a rachetés par son sang.

Que cherches-tu ? Commentaire pour les époux : Mt 6,24-34

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.  C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.  Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Que cherches-tu ? 
 
Ces mots de l’Evangile m’invitent à me demander ce que mon cœur recherche vraiment : le royaume de Dieu ou bien la vie selon les valeurs du monde ? En cette période de chaos, où tout va très vite, il se peut que nous oubliions, comme nous le dit Jésus, que la seule chose importante, c’est de rechercher le royaume de Dieu et Sa Justice. Tout le reste nous sera donné par surcroît.
Chers époux, dans le mariage, vivre le Royaume de Dieu, c’est rendre présent l’amour du Christ dans notre union conjugale, en nous efforçant d’aimer comme Lui nous aime, en nous donnant à notre époux aussi bien dans les bons que dans les mauvais moments, en abandonnant notre égoïsme, nos caprices, nos exigences, nos reproches…en recherchant toujours la communion à travers la charité conjugale. Et pour ce faire, il faut fuir la logique du monde de l’égoïsme, de l’individualisme et de l’autosuffisance qui détruisent le plan original de Dieu pour nous et qui nous séparent. Et pour cela, il faut que la prière conjugale et le soin mutuel passent au-dessus du travail, de la gestion de la famille ou même des exigences de l’éducation, sûrs que Dieu nous donnera le reste au centuple. En nous vidant de l’égoïsme pour que Dieu règne dans notre union, tout le reste va s’ordonner et fleurir naturellement. Travailler, aller et venir, …oui, mais sans s’épuiser, en nous confiant à notre Père de bonté qui connaît parfaitement nos besoins et qui désire veiller sur nous amoureusement. Dieu aime tellement que nous Lui fassions confiance !

Appliqué à la vie conjugale : 
Marthe : Tu passes tout l’après-midi à l’ordinateur à réviser des factures et à t’épuiser, et cette tension nous éloigne. 
Pierre : oui, mais si je n’ai pas un œil sur l’avenir de notre famille, Marthe, qui le fera ? Je sens que c’est moi qui porte tout le poids et que toi, tu t’en fiches. 
Marthe : et bien, je te remercie beaucoup de t’occuper des comptes, de réviser les factures et de te charger de la gestion de la famille ; je voulais juste te dire que j’avais l’impression que tu étais débordé, comme si tout dépendait uniquement de toi, en oubliant que Dieu pourvoit. 
Pierre : oui, tu as raison. Figure-toi qu’au lieu de voir ce que nous dépensons, je ne voyais que ce que nous pourrions mettre de côté si nous n’avions pas fait des frais qui me semblent superflus…
Marthe : Tu as toujours été plus économe que moi, Pierre, et cela nous a aidés…mais je ne veux pas que tu sois obsédé par la gestion de l’argent. Et justement, cette année, nous avons vu que quand on en avait le plus besoin, le Seigneur nous a aidés avec ce nouveau client qui est apparu, et qui nous a permis de payer tous les frais supplémentaires liés aux études de nos enfants. Et puis ces frais que tu juges superflus ont amélioré la paix dans notre famille. 
Pierre : tu as raison, Marthe. Je pense qu’en voulant tout contrôler, en fin de compte, ce que je fais, c’est servir le dieu argent, au lieu de faire confiance au Seigneur et à toi.  Et puis, cela ne nous réunit pas, plutôt le contraire. Excuse-moi pour cette distance entre nous.
Marthe : bon, nous sommes ensemble dans toutes les circonstances…nous allons prier, chercher le royaume de Dieu, et je suis sûre que Lui se chargera du reste, comme toujours. 
Pierre : c’est vrai. Merci de me rappeler ce qui compte vraiment. Laissons-là les soucis de demain, à chaque jour suffit sa peine.  Mettons-nous à genoux, prins ensemble et donnons nos soucis au Père.

Vierge Marie, 
Apprends-nous à faire confiance à notre Dieu de bonté qui connaît nos besoins et nous donne toujours ce dont nous avons vraiment besoin, et aussi à nous abandonner à Lui comme Toi Tu l’as fait. Bénie sois-Tu comblée de grâce ! Loué soit le Seigneur pour toujours !