Archives mensuelles : mai 2026

Vivre dans la joie. Commentaire pour les époux. Jn 15,9-11

Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,911

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour,
comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite. »

Vivre dans la joie.

On peut parfois avoir l’impression que les commandements sont une série de règles qui limitent notre liberté et nous empêchent de faire ce qui nous plaît, mais c’est tout le contraire : ils nous aident à devenir meilleurs devant Dieu et devant les hommes, car ils sont fondés sur l’amour de Dieu. Pour accomplir ce que dit le Seigneur dans ses commandements, nous avons l’exemple de notre Mère. Pour cela : écoute la parole au plus profond de ton âme, garde-le dans ton cœur comme on garde un trésor, médite-la, savoure-la, et cette même parole, qui vient du Fils de Dieu, une fois méditée et savourée, s’accomplit dans notre vie et, peu à peu, telle une graine qui germe, elle remplit tout de l’amour de Dieu. Le Seigneur nous parle de garder ses commandements afin que sa joie nous atteigne, et que notre joie atteigne sa plénitude. Dans le mariage, la recherche du bonheur nous caractérise en tant qu’êtres créés à l’image de Dieu et nous ne pouvons y renoncer ; mieux encore, notre époux et ceux qui nous entourent ont besoin que nous soyons heureux. S’il y a une chose dont nous ne pouvons douter concernant la volonté de Dieu à notre égard, c’est que Dieu nous veut joyeux. Le bonheur réside dans l’Amour de Dieu et renoncer à cet Amour reviendrait à nous perdre.

Appliqué à la vie conjugale:

Jeanne : Ça te dirait que demain, après le travail, je passe te chercher à ton bureau et qu’on aille prendre un verre ?
Antoine : Mais ça va nous retarder, et vu comme je suis fatigué, je ne sais pas si ça me convient.
Jeanne : Allez, courage, ça nous fera du bien de sortir un peu de la routine et ça nous aidera à passer un moment ensemble, loin du travail et des obligations familiales.
Antoine : Mais comment peux-tu avoir envie de ça après une journée de travail intense ? En plus, les enfants sont à la maison et au final, ça ne fera que retarder tout ce qu’il y a à faire à la maison.
Jeanne : Les enfants dorment chez ma sœur ce soir, ils avaient très envie de passer une nuit avec leurs cousins et demain, ils iront ensemble à l’école. On n’est donc pas pressés de rentrer.
Antoine : J’ai beaucoup de mal à comprendre cette joie que tu manifestes à tout moment, tant dans les bons moments que dans les mauvais.
Jeanne : Mais c’est tout le contraire, cette joie que j’éprouve, je la reçois depuis que je fréquente les sacrements et que j’ai découvert le bon côté des choses, chez tout le monde et en toute circonstance. Le dicton « à quelque chose malheur est bon » se vérifie toujours, il suffit d’apprendre à le voir.
Antoine : Tu vas me dire maintenant que tout ça, c’est parce que tu vas à la messe tous les jours et que tu parles à un prêtre ?
Jeanne : Pas tout, mais grâce à ça, j’ai découvert que ce ne sont pas les autres qui doivent changer, mais que c’est moi qui dois changer pour transformer les autres à travers ce que je reçois. Et oui, je m’en suis rendu compte au fur et à mesure que je me rapprochais de Dieu.
Antoine : Bon, voyons si tu arrives à me faire comprendre ce que je dois changer, mais tu ferais mieux de commencer par changer mon patron, qui me casse vraiment les pieds.
Jeanne : Ça, tu es le seul à pouvoir le faire. Pourquoi ne pas commencer par m’accompagner ? Même si ce n’est que de temps en temps. Tu verras que les résultats ne se feront pas attendre. Sans que tu t’en rendes compte, le Seigneur va changer ton regard et, sans que tu saches comment, il va transformer cette tristesse en joie que tu répandras partout autour de toi.
Antoine : À t’entendre, j’ai hâte que tu viennes me chercher pour que ta joie me gagne.

Vierge Marie,

Apprends-nous à garder et à accomplir tout ce qui vient de ton Fils avec la joie d’être enfants de Dieu. Béni et loué soit le Seigneur.

Cœurs Connectés – Commentaire pour les époux : Jn 15, 1-8

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 18)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. » 

– Parole du Seigneur

 

Cœurs Connectés

Nous vivons dans une culture où règnent l’immédiat, le superficiel, le réversible ; où nous essayons, nous changeons, nous passons d’une chose à l’autre et, sans nous en rendre compte, cette façon de vivre imprègne aussi notre relation avec Dieu. Nous avons peur de l’engagement et, à la place, nous recherchons des expériences qui nous enthousiasment et nous font vibrer. Pourtant, le Seigneur répète aujourd’hui avec insistance le verbe « demeurer » : « Demeurez en moi ».
Demeurer, ce n’est pas se connecter de temps en temps ; demeurer, c’est rester là, dans le Cœur de Jésus, et de là, vivre la vie avec Lui. Cette permanence naît d’une vie de prière (et pas seulement d’un moment de prière) ; elle exige aussi un effort initial pour éviter les distractions et les pensées inutiles qui nous éloignent de Dieu, des efforts pour nous décentrer de nous-mêmes et fixer notre regard sur le Seigneur, des efforts pour maintenir notre esprit et nos affections dans son Cœur.

Mais peu à peu, à mesure que notre âme grandit dans cette union avec Dieu, le cœur se retrouve aimanté par le Seigneur et il vient un jour où le plus difficile est de ne pas penser à Lui et avec Lui. Alors nous pourrons dire comme Saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi. »

 

Appliqué à la vie conjugale :

(Avant de dormir, Olivia et Jean partagent ensemble le déroulement de leur journée)
  • Olivia : Ce matin, quand je travaillais au magasin, on m’a commandé des petits bouquets pour des enfants qui font leur communion… J’ai passé toute la matinée à les préparer parce qu’il y en avait beaucoup. Tout en les confectionnant, je priais pour chacun de ces enfants, pour ces âmes qui allaient recevoir le Seigneur pour la première fois, en demandant la pureté de leurs cœurs… puis pour leurs parents… J’ai passé ma matinée en prière, choisissant avec la Vierge les plus belles fleurs, faisant tout en étant « plongée » dans son Cœur ; ensemble, nous préparions tout avec soin et tendresse.
  • Jean : Eh bien… ma journée n’a pas été aussi fleurie que la tienne… Le Seigneur a plutôt émondé mon orgueil à travers un collègue qui n’arrête pas de m’humilier et de me ridiculiser subtilement devant le patron… Mais intérieurement, je me suis uni au Seigneur en me souvenant de toutes les humiliations qu’Il a reçues… Plus tard, à l’Eucharistie, j’ai offert cette souffrance pour que ce collègue soit sauvé, ainsi que pour beaucoup d’autres âmes
  • Olivia : Je rends grâce à Dieu pour cette vie de prière qui nous unit chaque jour davantage à Lui. On sent tellement sa grâce !
  • Jean : Oh que oui… Je crois aussi que le fait de nous être engagés dans cet itinéraire de foi a été une étape clé pour nos âmes, tu ne trouves pas ?
  • Olivia : Oui, totalement. Avoir un chemin concret dans l’Église pour approfondir la prière, les sacrements, notre vocation… cela nous a aidés à ne pas vivre une foi par intermittence, mais à essayer d’être connectés à chaque instant au Cœur de Jésus et de Marie.
  • Jean : Je le pense aussi, Olivia. Nous picorions à droite à gauche selon nos envies, et nous avions besoin de nous engager et de demeurer dans quelque chose de concret au sein de l’Église.

     

Vierge Marie, 

Toi qui as toujours été unie à Jésus, apprends-nous à avoir toujours nos cœurs connectés. Béni et loué soit le Seigneur qui nous attire vers Lui !

Choisir l’autre. Commentaire pour les époux. Jean 14, 27-31a

ÉVANGILE

Je vous donne ma paix.

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

Parole du Seigneur

Choisir l’autre.

Lorsque nous laissons entrer le prince de ce monde dans notre mariage, surgissent inévitablement les disputes, la froideur, la méfiance et le jugement. Deux chemins très clairs s’offrent alors à nous : réagir à partir de la blessure ou choisir d’aimer, puisque nous aimons le Père et que nous souhaitons répondre à Son amour. Il suffit que l’un des deux brise ce cercle vicieux : qu’il renonce à avoir raison, qu’il fasse le premier pas, qu’il s’approche avec humilité pour demander pardon, qu’il embrasse avec tendresse, qu’il prononce un « je t’aime » sincère… Alors quelque chose change, car la grâce fait irruption. Et la paix arrive dans ce foyer. Non pas une paix superficielle, mais la paix de Dieu : celle qui élargit le cœur, celle qui guérit, celle qui rend la vraie joie. Une paix qui ne dépend pas des circonstances, et que le monde ne pourra jamais nous donner.

Appliqué à la vie conjugale :

Laure et Manu s’étaient disputés au sujet du camp d’été de leurs enfants. Laura était convaincue que la meilleure option était de les envoyer au même camp que les années précédentes, pour ne pas changer leurs habitudes ; Manu, en revanche, était persuadé qu’ils avaient besoin de nouveauté, et qu’ils devaient rencontrer d’autres personnes et faire face à des situations nouvelles pour gagner en maturité. Tous deux défendaient fermement leur point de vue… jusqu’à ce que la dispute éclate. Le ton monta, puis soudain, le silence. Un silence tendu, inconfortable, qui les poussa à s’éloigner l’un de l’autre, chacun à une extrémité de la maison, le cœur serré. Tous deux savaient ce qui s’était passé. Ils avaient cédé à la tentation : là où il aurait dû y avoir communion, il y avait division. Et cela leur faisait mal. Séparément, ils se mirent à prier. En secret, ils ont laissé l’Esprit leur montrer le chemin de l’Amour : un chemin qui passe par le renoncement à ses propres critères, par l’obéissance à celui qu’on aime, par la recherche de la communion… et, surtout, par le désir du vrai bien de leurs enfants (précisément ce qui les avait amenés à se disputer). Car il n’y a pas de plus grand bien pour un enfant que de contempler l’amour entre ses parents. Ils ne savaient pas encore quelle décision ils prendraient. Mais ils savaient clairement que le chemin qu’ils venaient de prendre n’était pas la bonne voie. Et alors, presque en même temps, ils se levèrent tous les deux. 
Chacun, de son côté, décida de se diriger vers l’autre. Et, de manière inattendue, ils se retrouvèrent au milieu du couloir. Ils se regardèrent. Ils s’arrêtèrent. Et sur leurs visages, encore marqués par la fatigue du combat, naît l’esquisse d’un sourire qui les surprit tous les deux ; l’Esprit suscite lui aussi des sourires. Ils firent un pas de plus… et s’étreignirent. Et à cet instant, sans avoir encore choisi le camp de leurs enfants ils avaient déjà choisi le camp le plus important : s’aimer par-dessus tout.

Vierge Marie,

apprends-nous que la volonté de Dieu repose toujours sur l’amour sacrificiel et sur l’union. Loué soit le Seigneur ! 

Une demeure en nous. Commentaire pour les époux : Jean 14,21-26

ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 14, 2126
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
Parole du Seigneur
 
Une demeure en nous

L’amour entre époux va au-delà du simple sentiment ; en son temps, nous nous etions engagés à respecter nos vœux de mariage :  » Je me donne à toi et je promets de t’être fidèle… dans la santé et dans la maladie… » (quand tu passes une mauvaise journée, que tu as un moment de faiblesse…). Lorsque nous acceptons et tenons ces promesses de tout notre cœur, nous permettons à Jésus et au Père de venir habiter notre mariage et au Saint-Esprit de se manifester avec ses dons dans notre cœur, ce qui transforme toute notre vie. Le Saint-Esprit, qui est parmi nous depuis le jour de notre mariage, a besoin que nous lui donnions la « permission » d’agir en nous par nos intentions et nos actions.
Appliqué à la vie conjugale
Gilles : Coralie, depuis que j’ai pris conscience que quand je t’ai promis fidélité lors de notre mariage, cela impliquait aussi de préserver la pureté de mes actes et de mes pensées, mon cœur a tellement changé ! Je te remercie de m’avoir tant aidé dans cette démarche.
Coralie : Moi aussi, j’ai beaucoup changé. Avant, je pensais souvent du mal de toi, et cela faisait que mon cœur t’accueillait avec méfiance. Et je n’étais pas l’aide que Dieu me demandait d’être.
Gilles : Au début, j’avais beaucoup de mal et c’était une grande lutte, mais avec le temps, cela me semble de plus en plus naturel d’accueillir cette logique de Dieu.
Coralie : C’est ce que nous avons vu l’autre jour lors de la catéchèse : lorsque nous parvenons à grandir dans la vertu de la pureté, ce qui nous demande généralement des efforts, cela nous prédispose à la recevoir comme un don du Saint-Esprit, comme le dit l’Évangile d’aujourd’hui. 
Gilles : Quelle joie que le Saint-Esprit se soit manifesté en cela ! À l’approche de la Pentecôte, c’est le moment idéal pour Le célébrer.

Vierge Marie,

Aide-nous à accomplir par amour les commandements de Jésus afin que Lui et le Père puissent venir habiter dans notre cœur. Loué soit Dieu !

Il attend toujours- Commentaire pour les époux : Jean 14, 1-12

EVANGILE

Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean 14, 1 – 12
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. »

Il attend toujours

Combien de fois nous sentons-nous troublés, et avons-nous l’impression que le Seigneur est parti et que nous ne Le voyons plus. Les soucis, le travail, mille choses à faire… Nous n’avons pas le temps d’être avec le Seigneur, et il nous semble que c’est Lui qui est parti, alors qu’en réalité, c’est nous qui nous sommes éloignés. 
Il nous dit qu’il est « le chemin, la vérité et la vie », mais nous nous égarons et ne le voyons pas. Chers époux ! Il attend toujours que nous prenions un petit moment pour aller le voir ; il nous attend dans l’Eucharistie, il nous attend dans la prière, il nous attend à travers notre époux. 
Laissons le monde de côté et entrons dans Son Cœur, car Il nous attend. Ce n’est qu’en Lui que nous trouvons la Vérité et la Vie. Ce n’est que par Lui, avec Lui et en Lui que nous vivrons pleinement.
Courage, chers époux ! Le Christ est avec nous.

Appliqué à la vie conjugale

Claire : Écoute, Raphaël, je me suis rendu compte que ces derniers temps, je me laisse trop emporter par les choses de ce monde.
Raphaël : Et pourquoi dis-tu cela, Claire ?
Claire : Eh bien, hier, en priant, je me suis rendu compte que j’avais été très préoccupée par les soirées mondaines auxquels nous avons participées, que je m’étais inquiétée pour des achats qui étaient souvent inutiles. Pour des détails qui n’en valent pas la peine.
Raphaël : À vrai dire, je t’ai parfois vue un peu absorbée par le shopping.
Claire : Ce n’est pas tout… Pour me changer les idées, je me suis aussi mise à regarder des séries, histoire de me détendre, me disais-je.
Raphaël : Bon, moi aussi j’adore les séries, mais je ne vois pas où tu veux en venir.
Claire : Eh bien, si je me consacre à ces choses-là, je néglige d’autres choses plus importantes, comme la prière, l’Eucharistie, et même toi, mon époux. Et je commence même à penser que je n’ai plus le temps pour ça, alors que c’est ce qu’il y a de plus important. Sans Lui, nous ne pouvons rien faire, et Il est le Chemin, la Vérité et la Vie.
Raphaël : Eh bien, maintenant que tu le dis, moi aussi j’ai négligé notre chemin de foi et je me suis laissé piéger par le « je n’ai pas le temps ». 
Claire : Eh bien, nous devons nous recentrer et retrouver notre chemin vers la sainteté et le bonheur : notre sacrement, la prière et, autant que possible, l’Eucharistie, qu’en penses-tu ?
Raphaël : J’adore cette idée. C’est dans ces moments-là que je découvre que tu es le soutien idéal que Dieu a mis sur mon chemin pour m’aider à aller vers Lui.
Claire : Et je rends grâce à Dieu pour cet époux qu’Il m’a donné.

Vierge Marie,

Veille sur nous afin que nous ne nous éloignions jamais du Seigneur et que nous puissions ainsi aller au ciel où nous nous réjouirons tous ensemble en rendant gloire à Dieu. Sois béni et loué pour toujours, Seigneur !