Il vit et il crut – Commentaire pour les époux : Jean 20, 1-9

EVANGILE
 
Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean 20, 1-9
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

 

Il vit et il crut

Aujourd’hui, nous célébrons ce grand jour : Pâques, le passage du Seigneur dans notre vie, le fondement de notre foi, la résurrection de notre Sauveur ! Celui qui est mort pour nous est ressuscité aujourd’hui ! Chers époux, Il fait tout renaître : notre vie, notre mariage, notre famille, notre cœur, car nous aussi, nous sommes appelés à la résurrection. Croyons comme le disciple. Le Christ est ressuscité ! Joyeuses Pâques de la Résurrection !

 

Appliqué à la vie conjugale

Hélène : Louis, je crois que cette année, nous vivons Pâques comme jamais auparavant.
Louis : C’est vrai, Hélène. Non seulement Pâques, qui est le point culminant de toute la Semaine Sainte, mais aussi la Passion : Dieu nous a permis de les vivre cette année avec une grande intensité.
Hélène : Oui, c’est vrai, c’est comme s’Il nous avait préparés tout au long de ce Carême, puis toute cette dernière semaine, pour vivre la joie que nous ressentons aujourd’hui, à Pâques, comme si toute notre compréhension s’était éveillée, maintenant nous pouvons comprendre.
Louis : C’est vrai, car nous sommes aussi, d’une certaine manière, ressuscités avec le Christ. Cette année, nous avons découvert la merveille que peut être notre mariage ; cela a permis à notre famille d’être plus unie, d’avoir plus de joie, plus de paix, et même si nous avons traversé des épreuves, nous avons vu qu’en les vivant avec Lui, nous avons trouvé la paix. Et c’est ça, notre Pâques.
Hélène : Oui, le Christ est passé dans notre vie et il est ressuscité en nous. Joyeuses Pâques, mon cher époux !

Louis : Joyeuses Pâques, ma chère épouse !

 

Vierge Marie,

Merci, chère Mère, d’être avec nous chaque jour ; puissions-nous un jour vivre la Pâques avec toi au Ciel. Gloire à Dieu !

Réjouissez-vous, soyez sans crainte -Commentaire pour les époux : Mathieu 28, 1-10

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts.  L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.  Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.’ Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Réjouissez-vous, soyez sans crainte. 

Aujourd’hui, samedi saint, nous accompagnons notre Mère dans le silence du tombeau, en attendant la lumière qu’apporte la Résurrection du Christ. La terre tremble, la pierre bouge, et un ange nous annonce ce qui paraissait impossible : Jésus est ressuscité ! C’est aussi ainsi que dans notre vie conjugale, tout a l’air tranquille, lourd, voire même mort, alors que les doutes, les craintes, la fatigue ou l’amour propre semblent diriger notre cœur.  Aujourd’hui, le Christ nous invite à regarder au-delà de nos ténèbres, à découvrir la lumière qui vainc le péché et la mort, et à vivre dans la vérité de l’amour qui transforme la vie quotidienne en un reflet de Son amour divin.  Aimer notre époux avec l’Amour du Christ, c’est vivre la résurrection au jour le jour : mourir à l’égoïsme et renaître à l’abandon, mourir à l’orgueil et vivre dans la communion.  Comme les deux Maries qui sont accourues au tombeau, parfois, nous manquons de foi pour croire qu’après le sacrifice vient toujours la vie. Nous avons du mal d’accepter que le don par amour, même s’il fait mal ou s’il implique un renoncement, conduit à la plénitude et à la joie.  Le Christ nous assure que même dans le doute et la crainte, Lui passe devant nous et nous dit : « Réjouissez-vous ». Il nous appelle à être témoins de Son amour et à vivre en communion avec Lui, pour que Son œuvre soit rendue visible en nous et à travers nous.  Que nous apprenions à marcher vers cette lumière, en serrant notre conjoint dans nos bras et en vivant l’amour vrai, où le Christ ressuscite et où l’espérance renaît.

Appliqué à la vie conjugale :

Marie: David, aujourd’hui, pendant la prière, j’ai senti que notre amour est passé par la résurrection
David : la résurrection ? 
Marie : oui…avant, nous nous aimions en nous-mêmes, nous mesurions, nous comparions, nous attendions de l’autre…ce qui rendait notre amour fragile.
David: C’est vrai, Marie, … un amour très limité
Marie: alors que maintenant, je sens qu’il est très différent, comme s’il naissait du Christ.  Quand nous nous laissons remplir par Lui, nous pouvons nous aimer dans la paix, sans exigences et sans crainte.
David : et tout change…pas parce que les difficultés disparaissent, mais parce qu’une source soutient notre amour.
Marie : c’est exact, mon Cœur.  Notre amour actuel vit d’une source qui ne s’épuise pas, parce qu’il naît et est soutenu dans le Christ, source de vie et d’espérance.

Vierge Marie,
 
Aide-nous à rester près de Ton Fils dans le silence et l’attente, pour que la lumière de Sa Résurrection remplisse toujours nos cœurs.  Béni et loué sois-Tu pour toujours, Seigneur ! 

Donner sa vie. Commentaire pour les époux: Jean 18, 1 – 19, 42

EVANGILE

La PassionPassion de notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Jean 18, 1 – 19, 42

L. En ce temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit :
† « Qui cherchez-vous ? »
L. Ils lui répondirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Il leur dit :
† « C’est moi, je le suis. »
L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau :
† « Qui cherchez-vous ? »
L. Ils dirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Jésus répondit :
† « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. » Or SimonPierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre :
† « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? »
L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
L. Il répondit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit :
† « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. »
L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant :
A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
L. Jésus lui répliqua :
† « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal. Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.

Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? »
L. Pierre le nia et dit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista :
A. « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? »
L. Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta.

Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda :
A« Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? »
L. Ils lui répondirent :
F. « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. »
L. Les Juifs lui dirent :
F. « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus lui demanda :
† « Dis-tu cela de toi-même, Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
L. Pilate répondit :
A. « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
L. Jésus déclara :
† « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, jaurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
L. Pilate lui dit :
A. « Alors, tu es roi ? »
L. Jésus répondit :
† « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »
L. Pilate lui dit :
A. « Qu’est-ce que la vérité ? »
L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara :
A. « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Alors ils répliquèrent en criant :
F. « Pas lui ! Mais Barabbas ! »
L. Or ce Barabbas était un bandit.

Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient :
F. « Salut à toi, roi des Juifs ! »
L. Et ils le giflaient.

Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit :
A. « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara :
A. « Voici l’homme. »
L. Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier :
F. « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
LPilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Ils lui répondirent :
F. « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus :
A. « D’où es-tu ? »
L. Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors :
A. « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? »
L. Jésus répondit :
† « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »
L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier :
F. « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. »
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâquevers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs :
A. « Voici votre roi. »
L. Alors ils crièrent :
F. « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Vais-je crucifier votre roi ? »
L. Les grands prêtres répondirent :
F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.

Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate :
F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” »
L. Pilate répondit :
A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »

L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux :
A. « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère :
† « Femme, voici ton fils. »
L. Puis il dit au disciple :
† « Voici ta mère. »
L. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit :
† « J’ai soif. »
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
† « Tout est accompli. »
L. Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

(Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera briséUn autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

Donner sa vie

Dans la Passion, nous voyons que Jésus n’est pas une victime passive, mais qu’il se donne volontairement par amour. C’est Lui qui dit : « Nul ne peut m’enlever la vie, je la donne de moi-même »
Saint Jean nous permet de contempler la vérité. Un Dieu qui aime jusqu’à l’extrême, qui donne sa vie pour son épouse, l’Église, et qui transforme le bois de la croix en source de vie éternelle. Est-ce que je donne ma vie pour mon époux ?

Appliqué à la vie conjugale

Isabelle : Patrick, voir Jésus dans sa passion me donne beaucoup à réfléchir, et je me rends compte que, dans le mariage, nous sommes appelés à ce même « amour jusqu’au bout ».
Patrick : Oui, Isa, tu as raison, mais parfois, la fatigue ou les offenses nous poussent à « nous en laver les mains » comme Pilate ou à « renier » comme Pierre.
Isabelle : Oui… mais notre propre sacrement nous donne la grâce et la force de nous donner et de donner notre vie au quotidien. Aimer, c’est choisir de mourir à soi-même pour que l’autre vive. Dans notre don mutuel, le monde doit voir l’amour du Christ.
Patrick : Tu as tellement raison, mais… Pfff… c’est tellement difficile parfois… Et si on priait un peu et qu’on demandait au Seigneur de nous accorder la grâce de nous aider dans ce don de soi mutuel ?
Isabelle : Bien sûr, Patrick, allons-y !
Isabelle et Patrick : Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen. Seigneur Jésus, accorde-nous la grâce de vivre notre mariage dans un « oui » constant, afin de pouvoir nous donner sans réserve à tout moment, dans les difficultés comme dans les joies. Que notre amour ne soit pas de ce monde, mais qu’il soit le reflet du tien, amen.


Notre Mère,

Toi aussi, tu as aimé comme le Seigneur ; apprends-nous à nous aimer avec ce même don de soi. Béni et loué soit le Seigneur.

Laisse-toi aimer. .Commentaire pour les époux: Jn 13,1-15

Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,115

Avant la fête de la Pâque,
sachant que l’heure était venue pour lui
de passer de ce monde à son Père,
Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde,
les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas,
alors que le diable
a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote,
l’intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains,
qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,
se lève de table, dépose son vêtement,
et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l’eau dans un bassin.
Alors il se mit à laver les pieds des disciples
et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive donc à Simon-Pierre,
qui lui dit :
« C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
Jésus lui répondit :
« Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ;
plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit :
« Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »
Jésus lui répondit :
« Si je ne te lave pas,
tu n’auras pas de part avec moi. »
Simon-Pierre
lui dit :
« Alors, Seigneur, pas seulement les pieds,
mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit :
« Quand on vient de prendre un bain,
on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds :
on est pur tout entier.
Vous-mêmes,
vous êtes purs,
mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ;
et c’est pourquoi il disait :
« Vous n’êtes pas tous purs. »
Quand il leur eut lavé les pieds,
il reprit son vêtement, se remit à table
et leur dit :
« Comprenez-vous
ce que je viens de faire pour vous ?
Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”,
et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
je vous ai lavé les pieds,
vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donné
afin que vous fassiez, vous aussi,
comme j’ai fait pour vous. »

Laisse-toi aimer.

En ce Jeudi Saint, Jésus nous montre qu’aimer « jusqu’au bout » signifie choisir d’aimer chaque jour son époux, même lorsque cela est difficile. Dans la vie conjugale, laver les pieds, c’est accepter les faiblesses de son époux ou de son épouse sans juger, servir sans compter, aimer en silence. C’est prendre soin des petits détails, ceux qui soutiennent l’amour au quotidien. Mais dans le mariage, on n’aime pas seulement en donnant, mais aussi en se laissant aimer avec humilité. Comme Pierre, nous résistons parfois à nous laisser aimer, mais le Seigneur nous invite aussi à recevoir. Le service mutuel purifie le cœur et renouvelle l’alliance chaque jour. Nous sommes appelés à découvrir le visage du Christ dans notre conjoint et à apprendre à aimer comme Lui, en faisant de notre vie un don constant l’un pour l’autre, même si nos pieds sont sales.

Appliqué à la vie conjugale :

Jean rentrait fatigué du travail et n’avait guère le cœur à quoi que ce soit, tandis que Sophie se sentait débordée à la maison depuis plusieurs jours. Ce soir-là, au lieu de se replier sur sa fatigue, Jean décida de s’approcher en silence et de commencer à ranger la cuisine.
Sophie, surprise, a voulu l’arrêter, mais il lui a dit avec tendresse : « Aujourd’hui, c’est moi qui veux prendre soin de toi. »
Sans grands discours, il a commencé à « lui laver les pieds » dans les tâches concrètes du quotidien. Sophie, émue, a cessé de résister et a accepté ce geste d’amour simple.
Le lendemain, c’est elle qui, voyant Jean inquiet, s’est assise pour l’écouter sans se presser. Tous deux ont compris qu’aimer, ce n’était pas s’exiger l’un l’autre, mais se rendre service mutuellement.
Dans leurs petits gestes, Dieu se rendait présent sans bruit. Ils ont appris à ne pas attendre que l’autre change, mais à faire le premier pas.
Et ainsi, au quotidien, leur amour est devenu plus fort et plus authentique. Car ils ont découvert que le mariage grandit quand l’un s’agenouille devant l’autre avec amour. Et que, comme Jésus, aimer jusqu’à l’extrême commence par les gestes les plus simples.

Vierge Marie,

Apprends-nous à aimer dans les petits gestes de service. Béni soit ton précieux Fils, le serviteur de tous.

Je contemplerai ta Passion – Commentaire pour les époux : Mt 26, 14-25

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 1425)

En ce temps-là,
      l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
se rendit chez les grands prêtres
      et leur dit :
« Que voulez-vous me donner,
si je vous le livre ? »
Ils lui remirent trente pièces d’argent.
      Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
pour le livrer.
      Le premier jour de la fête des pains sans levain,
les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
pour manger la Pâque ? »
      Il leur dit :
« Allez à la ville, chez untel,
et dites-lui :
“Le Maître te fait dire :
Mon temps est proche ;
c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
avec mes disciples.” »
      Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
et ils préparèrent la Pâque.
      Le soir venu,
Jésus se trouvait à table avec les Douze.
      Pendant le repas, il déclara :
« Amen, je vous le dis :
l’un de vous va me livrer. »
      Profondément attristés,
ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »
      Prenant la parole, il dit :
« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
celui-là va me livrer.
              Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui
par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,
cet homme-là ! »
      Judas, celui qui le livrait,
prit la parole :
« Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond :
« C’est toi-même qui l’as dit ! »

         Parole du Seigneur

Je contemplerai ta Passion

Mon cher Seigneur, comme cette scène fait mal ! L’un de tes amis qui te livre. Les autres qui doutent d’eux-mêmes. Toi, si seul. Cela fait plus mal encore quand je me rends compte que moi aussi, je t’ai laissé seul bien des fois. Pire encore, moi aussi je t’ai livré à la croix pour quelques piécettes. Chaque péché, c’est te livrer pour ces « piécettes » que sont un instant de plaisir, un « c’est que j’en ai tellement envie », des paroles déplacées, une critique, un manque de don de soi…
Seigneur, cela me fait profondément mal de t’avoir livré à la croix tant de fois. Tu es là, souffrant horriblement, flagellé, cloué, brisé… à cause de mon péché. Mon bon Jésus, je ne veux plus pécher. En ces jours saints, je contemplerai ta Passion, remplie de douleur pour ce que je t’ai fait. Rempli de repentir pour ne plus jamais le refaire. Rempli d’amour pour ce que tu as fait pour moi, pour t’être livré jusqu’à la mort pour mon salut.
Et rempli d’espérance pour accueillir toute la miséricorde et la grâce qui jaillissent de ton Cœur transpercé, afin de mener, avec la force de ton Saint-Esprit, une vie de prière et de sacrements qui rejette le péché, qui ne veuille que se remplir de ton Amour pour se donner comme Toi, pour Aimer comme Toi. Je t’aime tant, Seigneur ! Mille mercis pour tout.

Application à la vie conjugale :

Hélène : Jean-Baptiste, je veux que cette Semaine Sainte soit spéciale. Que nous accompagnions vraiment le Seigneur dans sa Passion. Que nous soyons conscients qu’il s’est livré pour nous. Que cette « peur à en mourir », cette sueur de sang, ces coups de fouet, cette torture, cette crucifixion, étaient pour nous.
Jean-Baptiste : Oui, c’est incroyable ce qu’il a dû faire pour nous. Cela me donne tellement de tristesse de ne pas avoir été conscient de la gravité de mes péchés. Chacun de mes péchés lui a infligé cette torture. Je sais que dans la Confession, sa Miséricorde m’a pardonné. Mais comme chacun de mes futurs péchés ajoutera plus de douleur à sa torture, je ne veux plus pécher. Je sais que je suis pécheur, mais je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour ne plus tomber. Mener avec détermination une vie de prière et de sacrements, et un chemin de purification de mon cœur pour, avec sa Grâce, lui éviter davantage de souffrance.
Hélène : Oui, et avec l’espérance de savoir que de son Cœur transpercé sort tout ce dont nous avons besoin pour parcourir ce chemin de sainteté. Nous n’avons pas d’excuse, il nous a donné tout ce qu’il nous faut pour y parvenir. Allons-y avec détermination !

Vierge Marie,

Mère, Aide-nous à vivre ces jours saints de ta main, comme toi, attachés à ton Fils. Et remplis de gratitude. Béni et loué soit Dieu !