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Certitudes – Commentaire pour les époux : Jean 1, 1-18

EVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 1, 19-28
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Certitudes

Notre mère, l’Église, nous propose à nouveau l’Évangile du jour de Noël pour nous rappeler, comme le proclame saint Jean, que « le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 14). L’Incarnation n’est pas une « belle parenthèse », mais une lumière appelée à se concrétiser dans notre vie ordinaire, celle qui est sur le point de reprendre. C’est « la vraie Lumière qui éclaire tout homme » (Jn 1, 9), la lumière du début de notre cheminement spirituel.
C’est la lumière des évidences et des certitudes : de ce qui ne nécessite pas de discernement parce que cela est déjà révélé, et qui, si nous ne l’affrontons pas avec vérité, freine notre croissance. « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (Jn 1, 4).
Cette lumière m’interpelle en tant que époux : quelle intimité est-ce que je partage avec mon épouse ? Est-ce que je connais ses rêves et ses peurs ? Et aussi en tant que père : combien de temps est-ce que je consacre à mes enfants ? Que sais-je vraiment d’eux ? Car la lumière est venue dans le monde, mais elle peut ne pas être accueillie (cf. Jn 1, 10-11).
Lorsque le diable ne parvient pas à nous détourner du chemin, il nous précipite et nous pousse à rechercher des expériences spirituelles intenses, en oubliant la simplicité du commencement. Revenir au commencement, c’est revenir à Jean : nous retrouver, non pas avec une règle, mais avec une Parole qui est Personne, le Fils unique du Père, « plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14), qui veut illuminer toute notre vie.

Appliqué à la vie conjugale

Après les vacances, Jean rouvre son agenda : réunions dès le matin, voyages enchaînés, appels téléphoniques incessants et toutes sortes d’engagements qui occupent également ses week-ends.
Ces fêtes de Noël ont été spéciales et il se demande si ce qu’il a vécu va vraiment « habiter » sa vie ou si cela restera, une fois de plus, une expérience belle mais passagère. Il perçoit clairement que le Christ veut habiter le concret de sa vie.
Le même jour, il partage l’inspiration reçue avec son épouse, Marie.
Jean : Marie, j’aimerais reprendre notre prière conjugale quotidienne. Nous l’avons un peu négligée ces derniers temps. Que dirais-tu de la faire le matin ? Je peux retarder les réunions pour cela.
Marie : Super, ça me convient beaucoup mieux. Tu sais bien que si on la laisse pour la fin de la journée, il y a toujours quelque chose qui survient et souvent, on ne la fait pas.
Jean : De plus, j’ai vu que l’une des retraites du Projet Amour Conjugal que nous avons programmées coïncide avec notre réunion mensuelle de catéchèse et une autre avec la fête de fin d’année scolaire de Charles. Que dirais-tu d’annuler notre participation à ces deux retraites ? Je pense que nous participons déjà à suffisamment de retraites.
Marie : Eh bien, je pense que nous devons beaucoup au Projet Amour Conjugal et que nous devons rendre ce que nous avons reçu.
Jean : Oui, Marie, et c’est précisément pour cela. Nous avons sans aucun doute eu le cœur enflammé et nous avions besoin de témoigner. Mais à Noël, l’Esprit m’a clairement montré l’importance de nous concentrer sur notre vocation. Pour cela, je pense qu’il est temps de faire plus silence, de l’écouter et de nous concentrer sur l’essentiel.
Marie : Je remercie Dieu pour ta docilité à ses inspirations et pour les partager avec moi. Je t’aime.

Vierge Marie

montre-nous comment être témoins de la lumière de ton Fils. Qu’il soit béni et loué à jamais, lui qui nous a rachetés par Son Sang.

Le reconnaître -Commentaire pour les époux : Jn 1, 29-34

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Le reconnaître 
 
Nous, les époux, sommes appelés à être témoins de l’Amour de Dieu à travers notre mariage.  Le jour de notre mariage, Dieu a scellé une alliance d’Amour avec nous et l’Esprit Saint a fait de nous une seule chair, c’est vraiment incroyable ! L’esprit Saint est entre nous, Il habite dans mon cœur et dans celui de mon époux, et nous Le rendons présent dans chacun des actes d’abandon et d’accueil entre nous.  Mais il se peut que nos occupations et nos soucis de tous les jours, nos tâches urgentes, le bruit extérieur nous empêchent d’en être conscients et de Le reconnaître.
Aujourd’hui, nous voyons l’attitude et la disposition de Jean qui fait la volonté de Dieu, qui baptise dans l’eau jusqu’à ce que le Messie se manifeste, qui est attentif aux signes, ce qui lui permet d’identifier l’Esprit Saint dans la colombe qui se pose sur Jésus, et de le reconnaître comme l’Agneau de Dieu.  Ce n’est qu’alors qu’il connaît l’identité divine de son cousin.  Et en le reconnaissant comme le Messie qui devait venir, il ne peut arrêter de témoigner, c’est un besoin impérieux qui vient du plus profond de son être, ce qui lui a valu d’être le premier martyr pour avoir défendu la vérité du mariage.  Et nous, sommes-nous attentifs à reconnaître les signes de l’Esprit Saint dans notre vie, dans notre époux ? Parce que pour reconnaître Dieu dans Ses interventions, nous devons y être prédisposés, faire silence intérieurement, vivre dans la prière, faire la volonté de Dieu…être attentifs comme Jean. Chers époux, si nous sommes attentifs, nous verrons l’Esprit Saint agir en nous chaque jour.  Et si nous vivons dans Sa grâce, nous acheminerons cet Esprit jusqu’à notre époux. Ce n’est qu’ainsi que je pourrai reconnaître Dieu dans mon époux, dans mon aide adéquate, dans celui qui me donne la grâce de notre sacrement. Et c’est ainsi que nous rendrons vraiment témoignage de l’Amour de Dieu.

Appliqué à la vie conjugale : 

 
(Julie et Pierre avaient assisté à une retraite de Projet Amour Conjugal il y a quelques mois, et ils y avaient vécu une expérience de l’Amour de Dieu entre eux, ils avaient aussi renouvelé leur sacrement)
Julie : chaque fois que je repense à ce que nous avons vécu pendant la retraite, je suis émue. L’Esprit Saint est entre nous ! et en fait, je le remarque…
Pierre : oui, moi aussi, même si parfois je me noie dans le travail et les problèmes, et j’ai l’impression de l’oublier.
Julie : en fait, moi aussi, ça m’arrive parfois…mais le plus important, c’est que maintenant, nous savons que l’Esprit Saint est entre nous ; ce qu’il nous faut, c’est nous en souvenir tous les jours, tu es d’accord ? Cela nous aidera à Le rendre plus présent.
Pierre : d’accord, nous pouvons y penser le matin, avant de commencer la journée…
Julie : oui, c’est génial ! tous les matins en me réveillant, après avoir rendu grâce à Dieu pour une autre journée avec Lui et à côté de toi, je t’embrasserai, et en te regardant dans les yeux, je demanderai à l’Esprit Saint de m’aider à être attentive toute la journée pour Le voir en toi, et pendant les événements de la journée, à travers Ses signes…
Pierre : oui, moi aussi je veux être attentif et prêt à Le reconnaître en toi, ma chère épouse. Viens, prions ensemble : Esprit Saint (les 2 ensemble), viens dans nos cœurs chaque jour, apprends-nous et pousse-nous à vivre notre amour conjugal selon la volonté du Père…
Julie : j’adore…ça, c’est commencer la journée avec l’Esprit Saint ! je suis tellement heureuse de t’avoir à mes côtés !

Vierge Marie, 
 
Apprends-nous et aide-nous à être toujours attentifs pour reconnaître Dieu, comme Toi Tu l’étais, et à toujours dire « oui » au plan de Dieu, comme Toi, même si nous ne comprenons pas.  Bénie et pleine de gloire sois-Tu, Vierge Marie ! Loué soit le Seigneur pour toujours ! 

Ne sois pas dupe, Jesus est Dieu- Commentaire pour les époux : Jean 1, 19-28

EVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 1, 19-28
Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Ne sois pas dupe, Jésus est Dieu

Ce qui touche sans aucun doute le plus les cœurs et les incite à se rapprocher du Seigneur, c’est un témoignage de foi fort et ferme. Nous pouvons parler beaucoup et très bien, connaître les Saintes Écritures et la Tradition de notre Église et être d’excellents communiquant. Mais lorsque tout cela transparaît dans notre vie quotidienne : dans notre famille, au travail, dans les embouteillages, dans la file d’attente au supermarché… c’est là que nous rendons véritablement témoignage que Jésus est notre Dieu et que nous suivons Son Chemin. Et cela attire comme le miel attire les mouches.
Appliqué à la vie conjugale

François : Les enfants sont déjà endormis, ils se sont endormis dès la deuxième page de l’histoire. Ils étaient épuisés, les pauvres, quelle magnifique journée à la campagne nous avons passée !
Marjorie : C’était vraiment une journée magnifique. J’adore passer du temps avec la famille de Projet Amour Conjugal ! C’est génial, j’adore les conversations, nos petits moments de prière, partager la messe du dimanche. J’avais envie de dire : « On est tellement bien ici ! Construisons trois tentes ! »
François : Ha ha ha, ça m’est arrivé aussi ! C’est merveilleux, cette belle famille que la Vierge a formée.
Marjorie : Tu verras demain la différence quand tu retourneras au travail, avec les reproches, les mauvaises mines… Là, j’ai vraiment du mal à agir avec miséricorde et bonté.
François : Mais c’est justement là que le Seigneur t’a placée pour témoigner. Pense à quel point ces familles ont besoin de connaître la Bonne Nouvelle de l’Évangile.
Marjorie : Tu as tout à fait raison, c’est dans ce terrain aride et rocailleux qu’il est le plus nécessaire de témoigner. Merci beaucoup d’avoir éclairé ce moment, cela me facilitera le lever demain matin. Viens à mes côtés et commençons la prière conjugale. Je t’aime, François !
François : Moi aussi, Marjo. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit…

Vierge Marie

Aide-nous à porter la Bonne Nouvelle de l’Évangile et à témoigner de notre foi. Que nous n’ayons ni peur, ni honte, ni crainte d’aller à l’encontre des critères du monde. Nous voulons être courageux comme Toi ! Sacré Cœur de Jésus, j’ai confiance en Toi. Cœur immaculé de Marie, sois le salut de mon âme.

Dans le coeur. Commentaire pour les époux: Luc 2,16-21

Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,16-21

En ce temps-là,
les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour,
celui de la circoncision,
l’enfant reçut le nom de Jésus,
le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. 

Dans le cœur.

Bonne année ! Aujourd’hui commence une nouvelle année et quelle meilleure façon de le faire qu’avec la Vierge Marie, en célébrant sa divine Maternité. Dieu vient de naître à Bethléem, courons comme les bergers, avec un cœur pauvre et humble, pour l’adorer et le glorifier, avec la ferme intention de continuer à le faire tous les jours de la nouvelle année qui commence. Tournons-nous toujours vers notre Mère qui gardait tout dans son Cœur Immaculé et apprenons à regarder notre époux, en l’accueillant en tout, en évitant de rejeter ses différences et en gardant dans notre cœur ce que nous ne comprenons pas, afin de méditer sur la grandeur de notre sacrement qui nous conduit toujours à Jésus.

 

Appliqué à la vie conjugale :

Antoine : Marise, tu sembles un peu sérieuse, quelque chose s’est-il passé ?
Marise : Oui Antoine, je suis un peu triste à cause des commentaires de tes frères hier.
Antoine : Ne leur en veux pas, ils ont dit des choses qui n’étaient pas tout à fait vraies.
Marise : Oui, mais ils ne peuvent pas se laisser emporter et exagérer certaines choses qu’ils ont dites en les sortant de leur contexte.
Antoine : Je sais, ils sont allés trop loin, mais on ne peut pas leur en vouloir. Je leur ai déjà parlé, ils s’en sont rendu compte et se sont excusés. De plus, cela m’était un peu égal, cela me donne seulement envie de prier un peu plus pour eux, pour que cela ne se reproduise plus.
Marise : Antoine, tu es merveilleux, tu as un grand cœur, malgré ce qu’ils ont dit de toi, tu ne leur en as pas voulu. Je suis très reconnaissante d’être ta femme.
Antoine : N’exagère pas, je ne peux pas me mettre en colère pour des choses qui ne sont pas vraies. De plus, si je m’étais défendu, je leur aurais donné plus de raisons de continuer. Parfois, il vaut mieux se taire et laisser passer sans y prêter attention.
Marise : Tu as raison, il vaut souvent mieux garder ces choses dans son cœur et ne pas en tenir compte, car il est facile de critiquer et de juger.

Antoine : Alors sourions et continuons à célébrer Noël, car c’est maintenant le plus important.

 

Vierge marie,

Aide-nous à remplir notre cœur de ce que nous ne comprenons pas afin de l’offrir pour notre époux et de le déposer aux pieds de ton Fils dans la crèche. Gloire et louange à Dieu qui est né à Bethléem.

Un Dieu qui se laisse accueillir – Commentaire pour les époux: Jn 1, 1-18

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 1-18)

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.  Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.  Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. ». Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Un Dieu qui se laisse accueillir

Ces derniers jours, nous avons lu avec simplicité le récit de la naissance de Jésus : le voyage à Bethléem, la crèche, l’annonce aux bergers… Aujourd’hui, le prologue de Saint Jean semble nous faire perdre le fil de cet événement ; pourtant, ce précieux Évangile élargit notre champ de vision de manière impressionnante. Il nous met en contact avec le transcendant, avec ce que nos yeux ne voient pas : ce Dieu créateur qui se fait créature, sans défense et dépendant de tout. C’est une révélation qui nous enveloppe et nous place devant le plus grand des mystères : Dieu a voulu entrer dans ma vie pour me donner la Sienne. Prier cet Évangile me conduit au silence, à l’émerveillement, à l’adoration… mon cœur s’élargit. Chaque mot semble descendre de très haut tout en pénétrant au plus profond de mon être, ravivant le désir d’accueillir ce Dieu qui vient à nous sous les traits d’un nouveau-né.
Seigneur, nous remettons entre Tes mains miséricordieuses cette année qui s’achève aujourd’hui ; nous confions celle qui commence à Ta providence. Nous choisissons de nous concentrer sur l’action de T’accueillir et de T’aimer chaque jour de tout notre cœur. Tout est à Toi, Seigneur, nous Te remettons tout : notre présent, notre passé et notre futur. Tu es venu nous donner grâce après grâce, Ta propre Vie divine, et nous voulons l’accueillir.

Appliqué à la vie conjugale :

Christophe : Laura, aide-moi un peu parce qu’aujourd’hui, j’ai eu du mal à comprendre l’Évangile. Je le trouve un peu abstrait, même s’il y a une phrase qui m’a « touché » le cœur : Dieu est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. C’est fort, non ? J’ai peur que cela nous arrive… Pour toi, c’est quoi « recevoir Dieu » ?
Laura : Eh bien, je ne suis pas théologienne non plus, mais… cet accueil de Dieu doit bien se traduire par quelque chose de concret dans la vie. Sinon, quel sens cela a-t-il que Dieu se fasse homme pour nous sauver et nous éclairer, si nous vivons comme si de rien n’était ? C’est comme si nous croyions en la lumière, mais que nous gardions les fenêtres fermées…
Christophe : Mais, peux-tu être plus concrète ? Comment ouvre-t-on les fenêtres ?
Laura : Je pense, par exemple, à notre façon de réagir quand on parle mal de nous, quand on nous ignore, ou face à une calomnie ou un mensonge… Comment agissons-nous dans ces moments-là ? Car si nous avons vraiment accueilli Dieu dans notre cœur, Il habite en nous. C’est alors Lui qui parlera à travers nous, qui regardera à travers nous… C’est Lui qui répondra. Il veut utiliser nos mains, nos yeux, notre voix pour embrasser, sourire, pardonner…
Christophe: Ah oui… alors recevoir Dieu suppose un « avant » et un « après » dans la vie…
Laura : Absolument ! Car « à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ». Je trouve cela impressionnant !
Christophe : Attends, je vais chercher un verre de vin et tu continues de m’expliquer…
(Christophe et Laura passèrent cette soirée là à la maison, près de la crèche, discutant tranquillement des choses de Dieu et de ce que cet immense événement signifiait pour eux.)

Vierge Marie,

demain commence une nouvelle année. Nous ne savons pas de quoi elle sera faite, mais nous savons que Dieu est avec nous. Nous voulons vivre chaque jour dans ton Cœur Immaculé et porter l’Enfant-Dieu à tant de couples qui ne le reçoivent pas parce qu’ils ne le connaissent pas. Loué soit cet Enfant qui nous visite !