Archives de l’auteur : Esposos Misioneros

Allez dans le monde entier – Commentaire pour les époux : Mc 16,9-15

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Allez dans le monde entier ! 
Jésus nous a dit : « Vous êtes mes amis si vous faites ce que Je vous commande » (Jn 15,14). Et dans cet Evangile, le Christ ressuscité nous exhorte à proclamer au monde entier la bonne nouvelle de l’Evangile. Jésus est ressuscité, Il a vaincu la mort ! Et nous sommes témoins de la résurrection du Christ dans notre mariage, nous L’avons vu et nous le vivons.  Nous ne pouvons rester muets ! Chers époux, allons dans le monde entier proclamer la joie de la résurrection en annonçant l’Evangile du mariage à notre famille, à nos amis, à nos connaissances, au travail, dans nos loisirs, dans toutes nos activités quotidiennes, parce que c’est cela notre monde. Par notre témoignage, par l’exemple de notre vie, nous devons proclamer la bonne nouvelle du mariage à tous.

Appliqué à la vie conjugale : 

Rita : tu sais quoi ? je suis super contente ! ce matin, une amie est venue me dire que son mari et elle pensent au divorce, et puis elle m’a demandé ce qui m’arrivait récemment parce qu’elle me voyait tellement joyeuse et que je ne me plaignais jamais de toi, et moi, je lui ai parlé de la beauté du mariage tel que Dieu l’a voulu, de la possibilité de faire une retraite, de se donner une deuxième chance…et j’ai l’impression qu’elle va oser en parler à son mari.
Alfi : Rita chérie, tu ne devrais peut-être pas mélanger les couples avec le travail…
Rita : quand Il nous a demandé de proclamer l’Evangile, le Christ n’a pas exclu des lieux ou des moments précis.  Il nous a envoyé l’annoncer à toute la création. 
Alfi : ça a été dur de trouver cet emploi, tu ne penses pas que tu te fais trop remarquer ? 
Rita : Souviens-toi de la première lecture d’aujourd’hui, Alfi. Lorsqu’on interdit aux apôtres de prêcher et d’enseigner au nom de Jésus, ils répondent qu’ils doivent obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.  Et puis, quand tu as découvert la grandeur du mariage dans ta vie, tu ne peux pas te taire.
Alfi : oui, c’est vrai, parfois, j’ai du respect humain et ça me paralyse. Mais c’est super que tes copines aient remarqué le changement entre nous, je suis heureux de voir ton courage ! C’est vrai que nous avons découvert la grandeur de notre mariage, nous ne devons pas avoir peur d’être les témoins de ce que Dieu a fait en nous.

Vierge Marie, 
Apprends-nous à vivre en faisant toujours la volonté du Père, et en annonçant la Parole du Fils de Dieu sans crainte du monde et des éventuelles conséquences, en nous abandonnant à Sa Providence, comme Toi Tu l’as toujours fait. Bénie sois-Tu pleine de gloire, Vierge Marie ! Loué soit à jamais le Seigneur ! 

J’ai confiance en Toi- Commentaire pour les époux : Jean 21, 1-14

EVANGILE
 
Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean 21, 1-14

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. »Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors : « Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

J’ai confiance en Toi

Les apôtres revivent un nouvel épisode de pêche miraculeuse ; le premier remonte au moment où le Seigneur a appelé Simon Pierre à le suivre, au début de sa vie publique. C’est là qu’il l’a invité à abandonner ses filets pour devenir pêcheur d’hommes. Et maintenant, l’épisode se répète ; privés de leur Maître, les apôtres reprennent la vie qu’ils avaient laissée derrière eux, partent pêcher et, une fois de plus, ne ramènent rien. C’est alors que Jésus apparaît et leur dit de jeter à nouveau le filet, qui remonte alors rempli de poissons. Pourtant, le seul à reconnaître le Seigneur est le disciple bien-aimé, et c’est lui qui témoigne auprès de ses frères. Nous devons donc nous aussi faire confiance au Seigneur et être des témoins au cas où la foi de notre époux viendrait à faiblir.

Appliqué à la vie conjugale

Anne : Martin, j’en peux plus ! C’est la dernière fois que je te le dis, vraiment, tu m’écoutes ?
Martin : Comment ne pas t’écouter ? Je t’écoute, et tous les voisins aussi, mais dis-moi, chérie, qu’est-ce qui t’arrive ?
Anne : C’est vrai, désolée, je n’aurais pas dû te crier dessus. Et merci de ne pas m’avoir répondu sur le même ton, on aurait pu se disputer comme aux bons vieux temps.
Martin : Viens t’asseoir à côté de moi et raconte-moi tout (Martin la prend dans ses bras dès qu’elle s’assoit, car il sait que cela lui fait plaisir et la rassure)
Anne : Oh, comme on est bien ici ! C’est exactement ce dont j’avais besoin, merci… J’ai même oublié ce que j’allais te dire, c’est que ce n’était pas si important que ça, apparemment…
Martin : Je suis là pour toi si tu as besoin de quoi que ce soit, et excuse-moi aussi si j’étais un peu distrait quand tu m’as parlé.
Anne : Le Seigneur fait toutes choses nouvelles, et il est bien sûr en train de nous offrir un nouveau mariage. Nous devons simplement lui faire confiance et être attentifs lorsque l’autre faiblit. Seigneur, donne-nous confiance en Toi afin que, même après une nuit sans pêche, nous continuons à Lui faire confiance et que nous jetions à nouveau nos filets. Merci, Seigneur !

Vierge Marie,

Merci pour ton « OUI », merci de nous avoir donné Ton Fils et de l’avoir accompagné jusqu’à la Croix, merci d’être notre Mère, merci de ne jamais considérer aucun Mariage comme perdu. Sois bénie pour toujours ! 

Crois-le. Commentaire pour les époux. Luc 24,35-48.

Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,3548

En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux,
et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
Jésus leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence
à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés,
à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. » 

Crois-le.

Nous ne nous lasserons jamais d’annoncer, de célébrer et de renouveler à chaque instant ce que nous avons vécu il y a quelques jours. Le Christ est ressuscité ! De plus, nous avons la chance de Le voir chaque jour dans l’Eucharistie, où nous Le reconnaissons à nouveau en rompant le pain, recevant Son amour au moment de la communion. Nous sommes nourris de la vraie nourriture qui rassasie, nous comblant de paix et renouvelant en nous le mystère de notre rédemption. Mais malgré les nombreuses façons dont le Seigneur se manifeste, nous sommes stupéfaits, pour ne pas dire abasourdis, et nous ne nous rendons pas compte de toutes les occasions que nous avons chaque jour de profiter de la véritable présence de Jésus dans notre vie. Nous sommes témoins de la résurrection du Christ dans chaque acte de don et d’accueil que nous accomplissons au quotidien. Nous, les couples mariés, avons d’ailleurs encore plus d’occasions, car le Christ se rend continuellement présent en notre conjoint, nous parle à travers la grâce que nous avons par le sacrement et se fait réel dans l’amour que nous manifestons et ressentons l’un pour l’autre.

 

Appliqué  à la vie conjugale :

André : Isabelle, j’ai encore du mal à réaliser à quel point nous avons changé et, parfois, notre ancienne vie me manque.
Isabelle : Pourquoi donc ? Je trouve qu’on est mieux que jamais.
André : Oui, je ne te le conteste pas. Mais j’ai parfois du mal à prendre conscience de tout ce que nous avons laissé derrière nous après notre conversion.
Isabelle : Ne le vois pas comme un fardeau, mais comme une grâce que nous avons reçue.
André : Mais j’ai l’impression qu’on a renoncé uniquement à ce qui nous faisait plaisir, à ce qu’on faisait en pensant à nous et à ce qui, selon notre jugement, nous semblait bien ou mal, tant que ça ne faisait de mal à personne.
Isabelle : Oui, mais souviens-toi aussi du vide que cela nous laissait et de la façon dont nous en cherchions toujours plus sans que rien ne nous semble suffisant, au point que cela nous pesait sur la conscience parce que nous savions qu’il y avait quelque chose que nous ne faisions pas bien.
André : Tu as raison, Isabelle, ce ne sont que des souvenirs quand on pense qu’avant, nous ne renoncions jamais à rien, faisant ce qui nous plaisait à chaque instant et tournant le dos à la grâce.
Isabelle : Ça m’arrive aussi, mais le bénéfice obtenu est si grand que ça me passe tout de suite.
André : Parfois, j’ai du mal à y croire malgré tout le bien reçu.
Isabelle : Nous sommes témoins que le Seigneur a agi en nous et nous ne pouvons que rendre grâce pour cela.
André : C’est vrai, malgré ma maladresse, je vois de plus en plus la grâce que le Seigneur nous a donnée à travers notre sacrement.

Isabelle : Nous ne pouvons que rendre grâce au Seigneur de nous avoir fait croire en tout ce que nous avons reçu.

 

Vierge Marie,

Nous sommes témoins de tout ce que nous avons reçu de ton Fils ; aide-nous à ne pas avoir peur et à croire en sa résurrection à travers les œuvres qu’il accomplit en nous. Le Christ est vraiment ressuscité ! Gloire à Dieu.

Reste avec Nous – Commentaire pour les époux: Lc 24, 13-35

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 24, 1335)
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit :« De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
 
Parole du Seigneur

 
Reste avec nous
Les deux disciples d’Emmaüs pourraient bien être le portrait d’un couple, deux époux cheminant ensemble dans la vie, entre conversations, attentes, joies, déceptions… et, plus impressionnant encore, Jésus marchant à leurs côtés. C’est dans notre vie quotidienne qu’Il s’approche de nous et nous demande : « De quoi discutez-vous ainsi ? » Il prend l’initiative parce que nos affaires lui tiennent à cœur, parce qu’Il veut les vivre avec nous. Il écoute aussi notre cœur quand nous lui disons : « Nous espérions… », car si souvent nos projets ne coïncident pas avec les siens. La croix ne figurait pas dans nos projets et c’est pourquoi, quand elle arrive, elle nous déconcerte, nous la rejetons et voulons fuir, car nous avons du mal à l’interpréter avec foi. Mais Jésus ne s’éloigne pas, il reste. Et c’est lorsque nos yeux s’ouvrent à la foi que nous le reconnaissons. Jésus disparaît de notre vue, non pas parce qu’il est parti, mais parce qu’il nous a déjà montré où le trouver : dans la Parole et dans l’Eucharistie. Et quand nous le trouvons, du plus profond de notre cœur, nous lui disons : « Reste avec nous ! »
 
 
Appliqué à  la vie conjugale :
 
Jean : Lola, j’ai repéré sept églises entre le moment où je pars de chez nous et celui où j’arrive au bureau.
Lola : Sept ? Et depuis quand tu comptes les églises ? Tu ne disais pas que tu profitais du trajet pour te tenir informé de l’actualité ?
Jean : Eh bien, plus depuis lundi. Dimanche, lors de la messe de Pâques, j’ai pris à nouveau conscience de la présence de Jésus vivant parmi nous, celui-là même qui marchait en Galilée, celui-là même qui accomplissait des miracles… Il est dans chaque tabernacle ! N’est-ce pas impressionnant ? Et en passant devant chaque église, j’en ai pris conscience et mon cœur s’est embrasé tandis que je priais « Reste avec moi, Seigneur ».
Lola : Comme nous sommes parfois stupides et maladroits ! Jésus a voulu rester avec nous et nous… Tu veux qu’on aille ensemble à l’Eucharistie ce soir ?
Jean : Je pense que c’est la meilleure chose qu’on puisse faire…

 
Vierge Marie,

Lorsque nous reconnaissons Jésus, notre cœur passe de la tristesse à la gratitude. Guide-nous toujours sur ce chemin. Béni soit le Seigneur, vivant et présent parmi nous !

Seul celui qui meurt vit. Commentaire pour les époux. Saint Jean 20, 11-18

ÉVANGILE

« J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean
En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Parole du Seigneur

Seul celui qui meurt vit.

Seul celui qui pleure la Passion du Christ avec une douleur sincère peut célébrer sa Résurrection dans la joie la plus totale. Seul celui qui suit le Christ, comme Il nous le dit Lui-même : en renonçant à soi-même, en prenant sa croix et en mourant avec Lui ; peut ressusciter avec Lui à une vie nouvelle et goûter à la vraie joie. J’avais toujours remarqué la joie de Marie en voyant Jésus ressuscité. Aujourd’hui, quelque chose de plus profond m’a ému : la joie de Jésus en voyant Marie, l’immense joie de l’Amour qui se donne et qui est accueilli m’a ému. La joie du Rédempteur qui achève la rédemption en celui qui se laisse racheter. Jésus la voit, comme il nous voit tous, dans la vérité de notre cœur. En voyant Marie, il ne voit pas seulement des larmes : il voit une âme purifiée par l’amour, il voit celle qui a abandonné le péché pour le suivre, celle qui est restée près de la croix, unie à chaque blessure, à chaque pas, à chaque clou. Marie n’a pas craint de souffrir avec son Seigneur… parce qu’elle aimait. Et c’est pour cela qu’elle le rejoint : parce qu’elle s’était laissée transformer, parce qu’elle le cherchait quand les autres fuyaient, parce qu’elle veillait quand les autres dormaient. Le Christ désire ardemment se manifester en nous ; pour cela, consentons à la mort de l’amour « propre » afin de donner vie à l’amour « divin ». Demandons la lumière du Saint-Esprit pour comprendre comment cette mort s’opérera au sein de notre mariage, afin de nous conduire, nous les époux, vers une vie nouvelle, par laquelle nous réjouirons le Cœur du Rédempteur. Jésus nous invite à mourir pour vivre. Mourons avec le Christ pour ressusciter avec le Christ !

 
Appliqué à la vie conjugale :

Deux couples tuteurs parlent de leurs tutorés:
Laura : Jacques, quelle joie de voir comment vont Louise et Xavier. J’y repense et j’ai du mal à y croire. Tu te souviens dans quel état ils étaient ?
Jacques: Bien sûr que je m’en souviens, ils ont failli ne pas venir à la retraite… leurs familles qui voulaient qu’ils se séparent… enfin, leurs familles et tous ceux à qui ils parlaient… quelle épreuve cela a été ! Personne ne croyait en leur mariage. Mais Dieu y croyait, et nous aussi, pauvres instruments.
Laura : Je ne cesse d’être émerveillée en voyant l’œuvre de Dieu qui dépasse tout critère et toute logique humaine. Il renouvelle tout.
Jacques: Tu sais qu’ils vont commencer la formation des tuteurs ?
Laura : Mais comme le Seigneur est grand ! Gloire à Dieu !
Jacques : Gloire à Dieu !

Vierge Marie,

Apprends-nous à parcourir le chemin de croix avec Jésus, accrochés à ta main, apprends-nous à avoir confiance quand la croix nous semble trop lourde, à arriver au Calvaire pour mourir avec le Christ et ressusciter avec Lui. Louée soit ta confiance ! Béni et loué soit Jésus !