Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ?». Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : ‘Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai’. Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ?». Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui ». Jésus lui dit: «Va, et toi aussi fais de même».
Archives de l’auteur : Esposos Misioneros
Le chemin de la foi est l’humilité – Commentaire pour les époux : Luc 17, 5-10
Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc 17, 5 – 10
En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi.
Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : ‘Viens vite prendre place à table’ ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir’ »
Le chemin de la foi est l’humilité
Nous nous considérons souvent comme les auteurs des œuvres que Dieu accomplit à travers nous. Le Seigneur, dans cet évangile, nous place vraiment comme des « serviteurs inutiles », sans Lui nous ne pourrions rien faire. Mais aussi Il veut compter sur nous. Dans le mariage, nous pouvons aussi adopter une position de supériorité vis-à-vis de notre conjoint, en utilisant les dons que Dieu nous a donnés presque comme des armes à utiliser contre notre conjoint, provoquant une division qui aboutit parfois à la rupture du mariage. Qu’avons-nous qui ne nous a pas été donné ? Regardons le Seigneur, qui descend vers nous pour nous emmener à Lui, et faisons de même avec notre conjoint.
Appliqué à la vie conjugale
Isabelle : Bonjour Michel, comment s’est passée ta journée ?
Michel : Très bien, Isabelle. Dépêche-toi un peu, nous avons la catéchèse et nous n’avons pas beaucoup de temps.
Isabelle : Oui, c’est de cela que je voulais te parler…
Michel : Tu as l’air très sérieuse, que s’est-il passé ?
Isabelle : Rien de grave, ne t’inquiète pas, mais ce matin j’ai passé un peu de temps devant le Saint Sacrement, et l’autre jour, après la rencontre avec les « petits bergers », qui ont parlé de la façon de vivre la catéchèse, je me suis rendu compte que nous ne la faisions pas bien.
Michel : Eh bien, écoute, il m’est arrivé quelque chose de semblable. Nous sommes toujours pressés, comme aujourd’hui ; parfois nous lisons la catéchèse la veille et nous ne les vivons pas, et c’est la même chose pour la prière conjugale, combien de fois nous la négligeons.
Isabelle : Oui, même s’il est vrai que nous avons beaucoup changé dans la façon dont nous nous regardons et nous traitons l’un l’autre, je pense que nous devrions commencer à bien vivre les catéchèses. Si nous avons vu des changements en faisant peu de choses, imagine si nous les vivons pleinement.
Michel : Oui, j’aime bien l’idée ; jusqu’à présent nous avons laissé passer les 5, maintenant nous devons faire les 10.
Isabelle : Toujours avec l’aide du Seigneur, n’oublie pas que nous sommes des serviteurs inutiles.
Michel : C’est sûr ! Allons parler à nos petits bergers pour voir comment ils peuvent nous aider.
Vierge Marie
Dans ton humilité, tu nous montres toujours le chemin vers ton Fils. Ne nous laisse pas quitter ta main pour que nous ne nous égarions pas et qu’un jour nous puissions chanter ensemble avec joie les merveilles que le Seigneur a faites en nous. Gloire à Dieu !
Nos coeurs tendent vers le Ciel – Commentaire pour les époux: Lc 10, 17-24
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
Nos cœurs tendent vers le Ciel
Dans cet Evangile, le Seigneur nous remet devant la vérité, pour que nous ne perdions pas de vue le plus important, le regard toujours tourné vers le Ciel, vers le Christ. Dirigeons notre regard vers la source et non vers les conséquences. Combien de fois pouvons-nous nous réjouir devant le changement de tant d’époux lorsque nous collaborons à une retraite du Projet Amour Conjugal, et quand le Seigneur nous remet sur le droit chemin pour que nous nous centrions sur le Christ, origine et fin de ce que nous vivons. Dans quoi mettez-vous votre joie ? Quand la mission que Je vous ai confiée réussit ? N’y mettez pas votre joie parce que parfois, vous ne verrez pas ces fruits-là. Réjouissez-vous quand vos noms sont inscrits dans les Cieux ». Une joie qui vient de l’intérieur, parce que nous sommes remplis de l’Esprit Saint, nous sommes habités par l’Esprit Saint, et notre amour d’époux est le reflet de l’Amour du Christ. Si nous vivons vraiment comme cela, nous transformerons nos foyers en véritable Royaume de Dieu, et ainsi, nous donnerons du fruit et nous serons Lumière pour tous ceux qui nous entourent. Regardons aujourd’hui Saint François d’Assise, hautement estimé par les siens, et qui a tout quitté pour donner sa vie aux plus pauvres dans la joie de savoir que son nom était inscrit dans les Cieux.
Appliqué à la vie conjugale :
Emma : Paul, aujourd’hui pendant que je méditais sur l’Evangile, je me disais : est-ce que nous vivons vraiment la joie d’appartenir au Christ dans notre mariage ?
Paul : bonne question, Emma ! parfois, nous la vivons, mais je pense que très souvent, nous laissons nos préoccupations du jour nous voler cette joie. Mais quand nous prions ensemble, quand nous allons à la Messe, quand tu es au service avec toute ta tendresse, oui, je sens cette joie…je sens que le Christ est en nous.
Emma : pour moi, c’est pareil. Quand tu m’enlaces patiemment, même quand j’ai été insupportable…là, je sens cette joie qui ne dépend pas de la journée, bonne ou pas.
Paul : tu sais quoi, mon trésor ? je pense que quand nous perdons le plus cette joie, c’est quand nous nous regardons nous-mêmes au lieu de Le regarder Lui. Mais lorsque nous Le mettons au centre, tout change. Même nos difficultés trouvent un sens.
Emma : oui … je me rends compte que quand je prie pour toi, mon cœur change. Je suis pleine de reconnaissante de t’avoir, toi. C’est là la joie d’appartenir au Christ, dans le don de soi, le service, le pardon.
Paul : comme c’est beau ce que tu dis…je te propose quelque chose ; chaque fois que nous sentirons que nous perdons la joie, nous nous rappellerons mutuellement cette promesse du Christ : nos noms sont inscrits dans les Cieux
Vierge Marie,
Merci parce que par l’infinie miséricorde de Ton Fils Jésus, nos noms sont inscrits dans les Cieux. Quelle consolation de nous sentir reconnus et aimés par Dieu ! Béni et loué sois-Tu, Seigneur !
Voir et croire – Commentaire pour les époux : Luc 10,13-16
Comme cet enfant qui fait confiance et obéit. Commentaire pour les époux. Mt 18,1-5.10.
Évangile.
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. » Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Comme cet enfant qui fait confiance et obéit.
Au moins à deux reprises dans l’Évangile selon saint Matthieu, la question de savoir qui est le plus important dans le royaume des cieux est abordée. La réponse de Jésus est toujours la même : le royaume des cieux appartient aux petits, à ceux qui servent avec humilité, à ceux qui font confiance. Comme un petit enfant obéissant à son père, qui marche d’un pas sûr sans lâcher sa main parce qu’il sait que son père veille sur lui et prend soin de lui. Ce n’est que lorsqu’il s’éloigne de son père qu’il a peur, car il ne sait pas marcher seul. Nous sommes appelés à être comme cet enfant qui fait confiance et obéit à son père, sachant que ma joie est d’être avec Lui en accomplissant sa volonté : aimer mon époux, céder sur mes critères, mes goûts et mes envies, renoncer à mon amour-propre. Ainsi, aidé par la grâce, le royaume des cieux sera déjà dans mon cœur.
Appliqué à la vie conjugale :
Donne-moi, Seigneur, la joie de l’humilité et du service. Que je te voie toujours dans mon époux et que je l’aime comme Toi.
Vierge Marie,
