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Toujours regarder avec émerveillement. Commentaire pour les epoux : Saint Luc 4, 16-30
Au seuil du surnaturel – Commentaire pour les époux : Matthieu 16, 21-27
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 16, 21 – 27
En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »
Saint Jean de la Croix disait :
» Pour arriver à goûter tout, cherche à n’avoir de goût en rien.
Pour arriver à posséder tout, cherche à ne rien posséder.
Pour arriver à être tout, cherche à n’être rien.
Pour arriver à savoir tout, cherche à ne rien savoir. »
Pierre aimait tellement Jésus qu’il s’était en quelque sorte « approprié » à Lui. Il croyait savoir ce que Jésus devait faire pour sauver Israël. C’est pourquoi ce que Jésus annonçait ne lui plaisait pas : cela ne cadrait pas avec ses projets.
Nous aussi, nous pouvons nous laisser piéger par ce que nous aimons, par ce que nous possédons, par ce que nous espérons devenir ou par ce que nous croyons savoir… et enfin rejeter Son plan, en restant sur le seuil du surnaturel et en passant à côté de rien de moins que la résurrection.
Le projet d’amour de Dieu pour notre mariage passe par le fait de porter ma croix. Et ma croix, c’est aussi cette lutte quotidienne contre les désirs et les attachements qui m’asservissent et m’empêchent d’être en communion avec mon époux et avec Dieu, qui est le Tout. Soyons courageux !!!! Dieu seul suffit.
Appliqué à la vie conjugale
Stanislas : Julie, je suis au plus bas. Chaque dimanche, j’entends : aimer son ennemi, pardonner soixante-dix fois sept, tendre l’autre joue, donner sa vie, ne pas juger, aimer comme le Christ… Et moi, je ne vis rien de tout ça. Ça me semble relever de la science-fiction. J’essaie d’y parvenir, mais je n’y arrive pas. J’ai l’impression de passer à côté de tout ce qui est surnaturel.
Julie : Je te comprends. Ça m’arrive aussi. Mais je me souviens d’une citation de saint Jean de la Croix : « Pour parvenir à ce que tu n’aimes pas, tu dois passer par ce que tu n’aimes pas ; pour parvenir à ce que tu ne sais pas, tu dois passer par ce que tu ne sais pas ; pour parvenir à ce que tu ne possèdes pas, tu dois passer par ce que tu ne possèdes pas ; pour parvenir à ce que tu n’es pas, tu dois passer par ce que tu n’es pas. »
Stanislas : Que veux-tu dire ?
Julie : Que peut-être, en marchant toujours là où nous aimons aller, là où nous connaissons bien les lieux et où nous maîtrisons la situation, nous cherchons à atteindre le surnaturel. Et ainsi, nous passons à côté de ce que Dieu nous a préparé : précisément ce que notre cœur n’a pas encore goûté et dont il a tant besoin.
Stanislas : Et comment faire ?
Julie : Et si on reprenait la prière conjugale ? On a commencé avec beaucoup d’enthousiasme, mais on a fini par l’adapter à nos goûts et à nos critères. Soyons fidèles, écoutons-Le vraiment et ayons le courage d’accepter ce qu’Il nous propose.
Stanislas : Même si cela nous mène là où nous ne voulons pas aller…
Julie : C’est justement pour ça.
Vierge Marie,
Apprends-nous à porter la croix qui nous conduit vers ton Fils. Qu’il soit béni et loué à jamais, lui qui nous a rachetés par Son Sang.
Juste et saint – Commentaire pour les époux : Marc 6,17-29
que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ;
quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa.
Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Appliqué à la vie conjugale :
Béa : Bruno, on m’a proposé d’aller à une retraite ce week-end. En priant, j’ai senti que le Seigneur me propose cela pour que je ma rapproche davantage de Lui.
Vierge Marie,
Être dans la Grâce – Commentaire pour les époux : Matthieu 25, 1-13
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 25, 1 – 13
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
En lisant cette parabole, on pourrait penser que les vierges prévoyantes auraient dû laisser une partie de leur huile aux vierges insouciantes. D’un point de vue humain, on peut éprouver de la « pitié » pour ces cinq vierges insouciantes qui ont oublié leur réserve d’huile et qui ont répondu à l’appel de l’époux sans être dûment préparées.
Mais le Seigneur nous donne ici un enseignement très profond : les vierges prévoyantes symbolisent l’attitude du croyant qui vit avec le cœur prêt pour la venue du Christ, et cette attitude est personnelle et intransférable, tout comme la foi et la Grâce. Nous voyons ainsi combien il est important de vivre dans la Grâce, prêts à rencontrer le Seigneur, sans jamais savoir à quel moment cela se produira. Alors, chers époux, soyons prêts ! Recourons fréquemment aux Sacrements, en particulier à la Confession, à l’Eucharistie et à notre Sacrement du Mariage, dans lequel la Grâce se manifeste à chaque acte de don et d’accueil. Et approfondissons notre relation sponsale et notre relation avec le Seigneur à travers la prière conjugale et personnelle. Ainsi, nous serons prêts et veillerons jusqu’à l’arrivée de l’Époux.
Appliqué à la vie conjugale
Michel : Salut, ma chérie. Comment vas-tu ? Tu as l’air très sérieuse.
Anabelle : Ouf ! Tu ne peux pas imaginer… Ma mère vient de m’appeler et m’a annoncé que mon cousin Raphaël est décédé.
Michel : Oh là là, je suis vraiment désolé. Comment ça s’est passé ?
Anabelle : Eh bien, un accident de voiture. Il se rendait à une réunion de travail et une autre voiture lui a coupé la route. J’ai du mal à y croire, c’est comme un cauchemar. Hier encore, je lui parlais et il me racontait qu’ils avaient participé à une retraite pour couples d’époux et à quel point cela avait changé leur vie. Et voilà ce qui arrive, alors que ses enfants sont encore si petits. Et tu sais ce que ma mère m’a dit ?
Michel : Quoi donc ?
Anabelle : Que Marie, qui est désormais sa veuve, est très sereine. Qu’elle a l’esprit tranquille, car ce week-end, ils sont allés à la messe et Raphaël s’est confessé. Ainsi, malgré sa grande douleur, elle a la certitude qu’il est décédé dans la Grâce de Dieu.
Miguel : Quelle foi ! Quel témoignage impressionnant et magnifique ! Si ça te va, prions pour l’âme de Raphaël, et dans quelque temps, nous irons rendre visite à Marie. Elle nous en sera sûrement reconnaissante et nous pourrons lui poser des questions sur cette retraite et sur la façon dont elle a changé leur vie. Ça doit être quelque chose de vraiment extraordinaire.
Anabelle : Merci beaucoup, Michel. J’aimerais beaucoup y aller et participer à cette retraite en mémoire de Raphaël ; je sais que cela lui aurait beaucoup plu.
Vierge Marie,
Tu es pour nous un exemple de foi et d’humilité ; aide-nous à persévérer afin que, le jour où le Seigneur nous appellera, notre cruche soit remplie de la meilleure huile. Béni soit notre Seigneur dans le Saint-Sacrement de l’autel !
