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Ne pas se contenter d’obéir, mais se donner. Commentaire pour les époux : Saint Matthieu 19, 16-22
L’Évangile nous invite aujourd’hui à passer d’un mariage fondé sur le « je fais ce qui m’incombe » à un mariage fondé sur le « je me donne à toi ». Il ne s’agit pas d’en faire davantage, mais de laisser le Christ nous apprendre à aimer d’une manière nouvelle.
Jean-Louis : Et toi aussi, pardonne-moi. Je t’ai écoutée pour te répondre, pas pour te comprendre. Et ce n’est pas ainsi qu’on aime comme Jésus nous le demande.
Une foi mûre – Commentaire pour les époux : Matthieu 15, 21-28
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 15, 21 – 28
En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot.
Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.
Jésus conduit la Cananéenne sur le véritable chemin de la foi. Il garde d’abord le silence, m’enseignant ainsi que Son temps n’est pas le mien : même s’il semble ne pas répondre, je continue à lui faire confiance. Puis il lui montre que Dieu a Son temps et Ses projets — Israël d’abord —, m’apprenant ainsi à ne pas me comparer aux autres : même si d’autres semblent avoir une longueur d’avance, je fais confiance à la place et au moment que Dieu a préparés pour moi. Enfin, il lui fait prendre conscience de sa petitesse : tant de fois, je vis comme un « petit chien », me laissant porter par mes impulsions et mes envies au lieu de rechercher sa volonté. Mais elle ne s’offusque pas et ne s’éloigne pas : elle reste et fait confiance. Ma foi mûrit lorsque ni le silence de Dieu, ni Ses plans, ni ma propre pauvreté ne parviennent à m’éloigner de Lui.
Appliqué à la vie conjugale
Augustin : Céline, en méditant aujourd’hui l’Évangile de la cananéenne, j’ai pensé à nous et à notre mariage. Tu te souviens comment nous avons commencé notre chemin de conversion ? Retraites, adorations, rencontres… Nous voulions être présents partout.
Céline : Oui, nous étions enthousiastes.
Augustin : Tout cela était bien, mais je crois que, sans nous en rendre compte, nous avons commencé à choisir la manière dont nous voulions suivre le Seigneur : nos horaires, les couples d’époux avec lesquels nous nous sentions à l’aise, les ambiances qui nous réconfortaient… En écartant ce que nous ne comprenions pas ou qui ne nous convenait pas.
Céline : Peut-être cherchions-nous aussi à nous sentir proches de Dieu.
Augustin : Ce que j’ai découvert, c’est que parfois, nous avons davantage recherché les choses de Dieu qui nous procuraient de la satisfaction, que Dieu lui-même. La Cananéenne m’apprend autre chose : Jésus garde le silence et pourtant elle reste ; Il lui montre un ordre qu’elle ne comprend pas, et elle fait confiance ; Il lui révèle la vérité de sa propre petitesse, et elle ne s’en va pas.
Céline : Nous, en revanche, on disait peut-être : « Seigneur, nous voulons te suivre… mais par ici, avec eux, et en te ressentant ainsi. »
Augustin : Oui. Je crois qu’il nous demande maintenant de franchir une nouvelle étape : « Seigneur, conduis-nous, Toi-même. » il nous demande de cesser de rechercher des expériences de Dieu et de nous abandonner ensemble à sa Providence, même si nous ne comprenons pas, si nous ne ressentons pas ou si nous n’aurions pas choisi ce chemin.
Vierge Marie,
Enseigne-nous à dire « amen » à ton Fils. Qu’il soit béni et loué à jamais, lui qui nous a rachetés par Son Sang.
Marie, Ecole de l’Amour – Commentaire pour les époux : Luc 1,39-56
Appliqué à la vie conjugale :
Au commencement il n’en était pas ainsi – Commentaire pour les époux : Matthieu 19, 3-12
EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 19, 3 – 12
En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »
Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : “À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. »
Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
Au commencement, il n’en était pas ainsi
Les pharisiens tentent de mettre Jésus dans une situation délicate en lui posant cette question, et celui-ci renvoie au commencement, à la Genèse, à la création de l’homme et de la femme. Chers époux du Projet, combien ce texte nous est familier et cher ! C’est sur ce passage que saint Jean-Paul II s’appuie pour ses catéchèses sur le mariage et la famille. Le « Projet Amour Conjugal » s’inscrit dans cet héritage qui fait tant de bien ; nombreux sont ceux qui évangélisent et diffusent la Bonne Nouvelle à travers le monde entier. Et vous, chers époux, ne le connaissez-vous pas encore ? Qu’attendez-vous ?
Appliqué à la vie conjugale
(Marion et Louis terminent leur prière conjugale)
Louis : Merci, Seigneur. Sois béni et loué.
Marion : Merci, Seigneur. Et merci à toi aussi, Louis. J’aime tellement que tu partages avec moi ce que le Seigneur te dit, cela m’aide à voir la vérité et la beauté de ton âme.
Louis : Tu es si belle, ma chérie.
Marion : Tu sais ? Aujourd’hui, c’est la fête de saint Maximilien Kolbe. J’ai lu son histoire ce matin, c’est impressionnant. Il a donné sa vie dans un camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale pour sauver celle d’un père de famille.
Louis : Eh bien, il connaissait la valeur du père au sein de la famille.
Marion : Et j’ai eu beaucoup de mal à m’en rendre compte : je faisais toujours passer les enfants avant tout. Et je te mettais de côté. Pardonne-moi, car je sais que je t’ai fait beaucoup de mal.
Louis : Ça fait déjà longtemps que tu as arrêté de faire ça. Le Projet Amour Conjugal a fait tant de bien à notre famille. Ça m’a aussi fait comprendre qu’il est très important que nos enfants nous voient unis et en train de prier ; nous aimer l’un l’autre, c’est ce qu’il y a de plus important pour qu’ils se sentent aimés et protégés.
Marion : Que Dieu soit béni, tu es vraiment mon Aide Adéquate !
Vierge Marie,
Nous nous souvenons des paroles de saint Maximilien Kolbe : « Là où entre l’Immaculée, entre Jésus, qui est le Roi de l’amour, de la paix et de la joie » ; c’est pourquoi, chère Mère, nous t’invitons à entrer au plus profond de notre cœur. Sois bénie !
