Archives mensuelles : juillet 2026
Ne pas exiger de preuves. Commentaire pour les epoux : Saint Matthieu 12, 38-42
Ne pas exiger de preuves
Colombe : Antoine, ça fait des jours que j’attends un signe qui me montre que tu m’aimes.
Antoine : Et le fait que j’essaie de te suivre dans tous les projets que tu me proposes ? Colombe : Eh bien… je trouve ça normal. J’espérais quelque chose de plus spectaculaire… une sérénade, un voyage à Paris… je ne sais pas, quelque chose avec des feux d’artifice. Antoine : Ah, donc un peu comme les pharisiens de l’Évangile : « Seigneur, donne-nous un signe ». Colombe : Eh bien, un peu, oui…
Antoine : Le problème, c’est que lorsqu’on attend l’extraordinaire, on cesse de voir le quotidien. Jésus leur a dit qu’ils avaient déjà devant eux le plus grand des signes et qu’ils ne le reconnaissaient pas.
Colombe : C’est vrai. Parfois, je ne vois pas non plus tes petits gestes d’affection parce que j’en attends d’autres, plus spectaculaires.
Antoine : Je te l’avoue, parfois je fais la même chose et je t’exige d’être d’une manière qui n’est pas la tienne.
Colombe : Alors le miracle, ce n’est pas que des feux d’artifice apparaissent…
Antoine : … mais de découvrir que l’amour se manifeste chaque jour, dans les détails les plus simples.
Colombe : Bon… et si un jour, en plus, un voyage à Paris se présentait…
Antoine : Il faudra continuer à prier un peu plus pour ce miracle-là.
L’ivraie féconde- Commentaire pour les époux : Matthieu 13, 24-30
EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 13, 24 – 30
En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »
L’ivraie féconde
Que veux-je arracher dans mon mariage ? L’ivraie de mon époux/de mon épouse témoigne de la moisson de mon cœur. Son ivraie met en évidence la mienne. C’est le réveil de la conscience de mon âme. C’est la porte étroite qui mène à ma vie divine. Son ivraie est la charrue qui retourne mon esprit et prépare mon âme pour la grande moisson. C’est ne pas comprendre, tout en m’ouvrant par la foi à la providence (soleil, pluie, sécheresse, inondation, …). C’est, dans Son espérance, me laisser dépouiller et mettre à nu par le Christ de tout ce que je ne suis pas. C’est l’instrument de la grâce qui enrichit et transforme ma vie en blé abondant par Sa Charité. Si tu l’arraches, tu vas passer à côté de tout cela !
Appliqué à la vie conjugale
Marie préparait depuis plusieurs jours avec enthousiasme le repas familial. En voyant le résultat, Jean, son époux, a lancé sans réfléchir :
— Tu en as fait trop. Il y aura des restes. C’est toujours pareil.
Marie s’est dit : « Il n’apprécie jamais ce que je fais. » Elle a failli répondre avec dureté et froideur, mais elle s’est souvenue de la parabole de l’ivraie.
« Seigneur, voici ce qui me dérange chez Jean : sa façon de parler, qui me blesse. Mais qu’est-ce que cela révèle dans mon cœur ? »
Elle garda le silence pendant quelques secondes. Elle se rendit compte qu’au-delà des paroles de Jean, ce qui la faisait vraiment souffrir, c’était son besoin d’être reconnue et que tout se passe comme elle l’espérait.
Jean, remarquant le silence de Marie, se mit lui aussi à réfléchir :
« Sa réaction me fait prendre conscience de mon manque de délicatesse. Seigneur, change mon cœur. »
Il s’approcha et lui dit :
— Pardonne-moi, Marie. Merci pour toute l’affection que tu mets à prendre soin de la famille.
Non, c’est moi qui te demande pardon, Jean. — répondit Marie. — Le Seigneur veut purifier mon orgueil à travers cette épreuve.
Avant l’arrivée de la famille, ils ont prié ensemble pour rendre grâce pour le chemin qu’ils parcouraient ensemble :
— Jésus, aide-nous à ne pas arracher l’ivraie de l’autre, mais à te laisser, à travers elle, transformer notre cœur.
La difficulté n’a pas disparu, mais ils ont compris que le défaut de l’autre pouvait devenir, par la grâce, le chemin permettant de faire grandir le véritable blé : l’amour du Christ dans leur mariage.
Vierge Marie,
Toi qui es pleine de Grâce, conduis-moi vers ton Fils, le chemin de la vie éternelle. Qu’il soit à jamais béni et loué, lui qui nous a rachetés par Son Sang.
Jusqu’à la victoire -Commentaire pour les époux : Mt 12,14-21
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.
– Acclamons la Parole de Dieu.
Manu: aujourd’hui, en méditant sur l’Evangile, une phrase m’a marqué : « il ne brisera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la flamme vacillante ». J’ai pensé que très souvent, je fais juste le contraire avec toi.
Manu : merci mon Dieu pour l’épouse que Tu m’as donnée. Je t’aime, Minou.
Miséricorde- Commentaire pour les époux : Matthieu 12, 1-8
EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 12, 1 – 8
En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
Miséricorde
Quel cœur endurci que celui des pharisiens ! Ils jugent et condamnent les disciples pour avoir enfreint la loi et en profitent pour s’en prendre une fois de plus à Jésus. Combien de fois agissons-nous ainsi avec notre conjoint, nos enfants, nos collègues de travail… ? En exigeant et en jugeant lorsqu’ils ne répondent pas à nos attentes, nous leur appliquons la règle sans la moindre once de miséricorde. Le Seigneur nous enseigne que l’amour est ce qu’il y a de plus important ; il ne vient pas pour abolir la Loi, mais pour lui donner son accomplissement et sa plénitude, tout en plaçant la personne au premier plan. Nous ne devons pas rendre à Dieu un culte vide et stérile ; comme le dit saint Jean de la Croix : « Là où il n’y a pas d’amour, mets de l’amour, et tu en retireras de l’amour. »
Appliqué à la vie conjugale
Rose : Patrick, je n’en peux plus. Je t’ai dit un million de fois qu’il fallait remplir le lave-vaisselle avant d’aller se coucher. Le plan de travail est encore envahi par les fourmis, c’est toujours la même chose tous les jours…
Patrick : Et toi alors ? Tu as encore laissé les courses en désordre et les légumes ont décongelé… Les fourmis ne s’y précipitent pas, elles ?
(Sa petite fille entre dans la cuisine et les regarde, l’air très sérieux)
Rose : Oh, Patrick. On s’est encore disputés comme avant… excuse-moi. Viens ici, ma petite chérie, on va faire un gros câlin à papa et je vais lui demander pardon, d’accord ?
Patrick : Ça, ce sont mes filles ! Allez, un câlin tous les trois ensemble. Je vous aime très fort ! Et bien sûr que je te pardonne, Rose. Pardonne-moi aussi.
Rose : Allez, mon petit, va prévenir tes frères et sœurs que c’est l’heure du déjeuner. On va commencer ensemble en bénissant la table.
Patrick : On retombe déjà si vite ! Heureusement que le Seigneur nous donne des moyens pour apaiser rapidement nos passions et que la chute soit minime.
Rose : Quelle douleur ! Dans le regard de Rosita, j’ai vu que la peur et la méfiance étaient revenues ; oui, ces mauvaises passions qui m’ont poussé à te parler ainsi se sont rapidement dissipées… Merci, Seigneur !
Patrick : Bon, nous sommes tous là. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, bénis ces aliments, Seigneur…
Vierge Marie,
Mère de la Miséricorde, Mère de Notre Sauveur, couvre-nous de ton manteau et conduis-nous au Ciel, auprès de Lui. Béni et loué soit le Seigneur !
