Archives mensuelles : juillet 2026

Sa volonté – Commentaire pour les époux : Matthieu 12, 46-50

Évangile du jour
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12, 4650
En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.
Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. »
Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »
Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Sa volonté
Comme il nous est facile parfois de dire que nous voulons faire « la volonté de Dieu », mais comme il nous est difficile de la faire réellement ! Notre concupiscence, nos critères, notre tendance au victimisme, à la facilité, à la vaine gloire, à la paresse… combien de fois notre nature déchue nous empêche de discerner et de vivre chaque jour la véritable volonté du Seigneur afin de pouvoir accomplir Son plan dans notre mariage.
Pour cette raison, l’important est de connaître le chemin qui nous conduit à la sainteté et d’y demeurer, de persévérer, de nous aider les uns les autres et avant tout entre nous les époux qui devons nous voir comme des frères, avec la dignité d’enfants de Dieu, et non comme un obstacle ou comme si nous étions des ennemis. Nous devons comprendre que chacun a ses faiblesses, mais aussi ses dons, qu’il faut mettre au service de l’autre pour pouvoir arriver plus tôt au Ciel et ne pas exiger ce que nous n’avons pas encore atteint nous-mêmes.

Appliqué à la vie conjugale
(Pauline rentre à la maison épuisée après une dure journée de travail et de mauvaise humeur à cause de cette chaleur insupportable, et pense en elle-même : Ça suffit ! Encore une journée où Guillaume est parti le matin sans faire le lit, et en plus il se lève plus tard et c’est moi qui me charge d’emmener les enfants ! Quand il rentrera à la maison, je vais lui dire ses quatre vérités.)
(Guillaume rentre lui aussi épuisé, revenant après être allé chercher les enfants à l’école, mais heureux de voir Pauline, il lui donne un bisou, sans se rendre compte de sa mine en colère.)
Guillaume : Bonjour, chérie ! Comment s’est passée ta journée ? Les enfants, remettez tout à sa place et commencez les douches, vous sentez comme des lions en cage ! Mon Dieu, quelle chaleur insupportable ! Ma chérie, ce soir je prépare le dîner, mets-toi près du ventilateur et prends un bon verre d’eau bien fraîche.
Pauline : Guillaume, tu viens de me désarmer.
Guillaume : Qu’est-ce que tu me dis, mon amour ? Je ne comprends pas, tu vas bien ?
Pauline : Eh bien… je me suis beaucoup énervée quand je suis arrivée à la maison et que j’ai vu le lit défait, et cela fait un moment que je réfléchis à la façon dont j’allais te faire une réprimande, mais tu viens de faire tomber tous mes arguments par ton attitude. Maintenant, je vois que l’histoire du lit n’est qu’une de tes étourderies.
Guillaume : Ah, chérie ! Je l’ai encore oublié, vraiment ? Quel étourdi je fais ! Pardonne-moi ! Pourtant, chaque jour je me lève et je demande au Seigneur de m’aider à faire Sa volonté et à vaincre toutes mes paresses, tous mes désordres… mais il y a certaines étourderies que je n’arrive pas à vaincre.
Pauline : Ne me demande pas pardon, je crois que cette fois le Seigneur est en train de me tirer les oreilles à moi. Toi, tu es vraiment quelqu’un de profondément bon et c’est moi qui dois voir l’homme bon que tu es. Je devrais remercier le Seigneur pour l’occasion qu’Il me donne, lorsque je vois que tu laisses le lit défait, de travailler mes passions, de mettre mes dons à ton service et de rendre ainsi gloire à Dieu.

Vierge Marie
Que nous soyons conscients de toutes ces occasions que le Seigneur nous offre pour faire Sa volonté.
Béni soit le Seigneur !

Ne pas exiger de preuves. Commentaire pour les epoux : Saint Matthieu 12, 38-42

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 12, 3842
En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. » Il leur répondit :
« Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »
Parole du Seigneur

Ne pas exiger de preuves

Dans cet Évangile, Jésus dénonce une attitude qui peut également se manifester dans le mariage : le besoin constant de « preuves » pour croire en l’amour de l’autre. Les pharisiens demandent un signe extraordinaire, mais ils sont incapables de reconnaître la présence de Dieu qui se trouve déjà devant eux. Il peut nous arriver quelque chose de similaire lorsque nous attendons des gestes spectaculaires pour nous sentir aimés et que nous cessons d’apprécier les petits signes du quotidien : une conversation, un renoncement, un service discret, un regard affectueux ou un pardon sincère. Pourtant, le Seigneur nous invite à ne pas nous demander tant : « Que doit faire de plus mon mari ou ma femme pour me prouver qu’il ou elle m’aime ? », mais plutôt : « Ai-je un cœur disposé à reconnaître l’amour que je reçois déjà et à me laisser transformer par lui ? ». Lorsque le cœur s’habitue à exiger des preuves, il finit par s’aveugler face aux dons que Dieu lui offre déjà. En revanche, lorsque nous apprenons à contempler avec gratitude, nous découvrons que le Christ continue d’accomplir des miracles dans notre foyer à travers la patience, la fidélité, la réconciliation et le service mutuel. Le Seigneur nous rappelle que le plus grand signe sera Son don total sur la croix et Sa résurrection. Le véritable amour ne se manifeste pas par des feux d’artifice, mais par un don persévérant, même lorsque cela coûte. Nous aussi, époux, nous sommes appelés à faire de notre vie un « signe de Jonas » : mourir à l’égoïsme pour que l’amour renaisse chaque jour.
Appliqué à la vie conjugale

Colombe : Antoine, ça fait des jours que j’attends un signe qui me montre que tu m’aimes.
Antoine : Et le fait que j’essaie de te suivre dans tous les projets que tu me proposes ?                    Colombe : Eh bien… je trouve ça normal. J’espérais quelque chose de plus spectaculaire… une sérénade, un voyage à Paris… je ne sais pas, quelque chose avec des feux d’artifice. Antoine : Ah, donc un peu comme les pharisiens de l’Évangile : « Seigneur, donne-nous un signe ».                      Colombe : Eh bien, un peu, oui…
Antoine : Le problème, c’est que lorsqu’on attend l’extraordinaire, on cesse de voir le quotidien. Jésus leur a dit qu’ils avaient déjà devant eux le plus grand des signes et qu’ils ne le reconnaissaient pas.
Colombe : C’est vrai. Parfois, je ne vois pas non plus tes petits gestes d’affection parce que j’en attends d’autres, plus spectaculaires.
Antoine : Je te l’avoue, parfois je fais la même chose et je t’exige d’être d’une manière qui n’est pas la tienne.
Colombe : Alors le miracle, ce n’est pas que des feux d’artifice apparaissent…
Antoine : … mais de découvrir que l’amour se manifeste chaque jour, dans les détails les plus simples.
Colombe : Bon… et si un jour, en plus, un voyage à Paris se présentait…
Antoine : Il faudra continuer à prier un peu plus pour ce miracle-là.

Vierge Marie,
Apprends-nous à reconnaître la présence de Jésus dans la simplicité du quotidien. Fais que nous ne passions pas notre vie à attendre de grands signes, mais que nous sachions découvrir le miracle d’un amour qui se donne avec patience, pardon et fidélité. Loué soit Notre Seigneur Jésus-Christ.

L’ivraie féconde- Commentaire pour les époux : Matthieu 13, 24-30

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 13, 24 – 30

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »

L’ivraie féconde
Que veux-je arracher dans mon mariage ? L’ivraie de mon époux/de mon épouse témoigne de la moisson de mon cœur. Son ivraie met en évidence la mienne. C’est le réveil de la conscience de mon âme. C’est la porte étroite qui mène à ma vie divine. Son ivraie est la charrue qui retourne mon esprit et prépare mon âme pour la grande moisson. C’est ne pas comprendre, tout en m’ouvrant par la foi à la providence (soleil, pluie, sécheresse, inondation, …). C’est, dans Son espérance, me laisser dépouiller et mettre à nu par le Christ de tout ce que je ne suis pas. C’est l’instrument de la grâce qui enrichit et transforme ma vie en blé abondant par Sa Charité. Si tu l’arraches, tu vas passer à côté de tout cela !

Appliqué à la vie conjugale
Marie préparait depuis plusieurs jours avec enthousiasme le repas familial. En voyant le résultat, Jean, son époux, a lancé sans réfléchir :
— Tu en as fait trop. Il y aura des restes. C’est toujours pareil.
Marie s’est dit : « Il n’apprécie jamais ce que je fais. » Elle a failli répondre avec dureté et froideur, mais elle s’est souvenue de la parabole de l’ivraie.
« Seigneur, voici ce qui me dérange chez Jean : sa façon de parler, qui me blesse. Mais qu’est-ce que cela révèle dans mon cœur ? »
Elle garda le silence pendant quelques secondes. Elle se rendit compte qu’au-delà des paroles de Jean, ce qui la faisait vraiment souffrir, c’était son besoin d’être reconnue et que tout se passe comme elle l’espérait.
Jean, remarquant le silence de Marie, se mit lui aussi à réfléchir :
« Sa réaction me fait prendre conscience de mon manque de délicatesse. Seigneur, change mon cœur. »
Il s’approcha et lui dit :
— Pardonne-moi, Marie. Merci pour toute l’affection que tu mets à prendre soin de la famille.
Non, c’est moi qui te demande pardon, Jean. — répondit Marie. — Le Seigneur veut purifier mon orgueil à travers cette épreuve.
Avant l’arrivée de la famille, ils ont prié ensemble pour rendre grâce pour le chemin qu’ils parcouraient ensemble :
— Jésus, aide-nous à ne pas arracher l’ivraie de l’autre, mais à te laisser, à travers elle, transformer notre cœur.
La difficulté n’a pas disparu, mais ils ont compris que le défaut de l’autre pouvait devenir, par la grâce, le chemin permettant de faire grandir le véritable blé : l’amour du Christ dans leur mariage.

Vierge Marie,
Toi qui es pleine de Grâce, conduis-moi vers ton Fils, le chemin de la vie éternelle. Qu’il soit à jamais béni et loué, lui qui nous a rachetés par Son Sang.

Jusqu’à la victoire -Commentaire pour les époux : Mt 12,14-21

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Jusqu’à la victoire 
L’Evangile nous montre que le Christ ne vainc pas par la force ni par la confrontation, mais bien par la douceur, la miséricorde et l’Amour, parce qu’il ne s’agit pas de briser ce qui est abîmé, mais de le faire revivre jusqu’à ce que le bien triomphe, jusqu’à conduire le droit à la victoire. C’est ainsi que Jésus aime : Il ne brise pas le roseau froissé et n’éteint pas la flamme vacillante, Il nous aime avec une miséricorde qui nous relève, Il attend et offre d’autres opportunités. 
Nous, les époux, nous sommes appelés à nous aimer de cet amour, mais parfois, quand nous découvrons la fragilité de l’autre, ses limites ou ses blessures, nous pouvons être tentés de le juger et d’exiger qu’il change, parce que cela nous dérange et que sa faiblesse et son péché nous gênent et nous blessent. Nous arrivons même à limiter notre amour si nous ne constatons pas ce changement. Le chemin que Jésus nous montre est différent, c’est un chemin de patience de de persévérance, un chemin de sauvetage de mon époux quand il le mérite le moins, alors que c’est là qu’il a le plus besoin de moi.  Aimer notre conjoint, c’est apprendre à le regarder avec les yeux du Christ, et découvrir que derrière chaque limite, il y a une histoire qui requiert de la compréhension et un cœur qui attend d’être accueilli. Chaque geste de patience, chaque parole aimable et chaque pardon sincère gardent la flamme de l’amour allumée, et permettent à l’Esprit Saint de continuer à œuvrer dans notre union.

Appliqué à la vie conjugale :

Manu: aujourd’hui, en méditant sur l’Evangile, une phrase m’a marqué : « il ne brisera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la flamme vacillante ». J’ai pensé que très souvent, je fais juste le contraire avec toi.

Minou : Pourquoi dis-tu cela, Manu ?
Manu : Parce que je me suis rendu compte que parfois, je te vois fatiguée et plus sensible, et au lieu d’avoir pitié, je suis plus exigeant. Je vois plutôt ce qui te manque que tout ce que tu fais. Et sans même le comprendre, on dirait que j’éteinds cette petite flamme qui reste en toi.
Minou : Moi aussi, j’ai été touchée par cet Evangile. J’ai compris que quand tu ne réponds pas comme je l’attends, je te juge tout de suite et je pense que tu ne m’aimes pas assez.  J’ai du mal de réaliser que toi aussi tu as tes luttes et que tu as besoin de mon regard miséricordieux.
Manu : Jésus ne se scandalise pas de notre fragilité, Il l’embrasse pour la transformer. Je crois que c’est ce qu’Il nous demande aujourd’hui : que nous arrêtions de vouloir nous changer par la force, et que nous commencions à nous soutenir patiemment.
Minou : oui, le Seigneur nous a unis pour nous aider à arriver au Ciel, et non pour peser constamment nos défauts.  Quand un des deux est plus faible, l’autre est appelé à le soutenir, et pas à l’enfoncer. 
Manu : Minou, et si on se donnait comme objectif de ne pas nous corriger impulsivement ? et moi, avant de dire une parole qui peut te blesser, le demanderai à l’Esprit Saint de m’aider à te regarder comme le Christ te regarde.
Minou : et moi, j’essaierai de découvrir ce qui manque chez moi pour te sentir aimé, au lieu de penser d’abord à mes besoins. Je veux soigner cette flamme que Dieu a mise dans ton cœur. Je t’aime.

Manu : merci mon Dieu pour l’épouse que Tu m’as donnée. Je t’aime, Minou.

 

Vierge Marie, 
Apprends-nous à aimer comme le Christ nous aime, avec un cœur doux et humble, pour que dans notre mariage, cette flamme de l’amour ne s’éteigne jamais, mais que nous la nourrissions chaque jour patiemment, dans l’abandon et la confiance.  Bénie et louée sois-Tu pleine de Gloire ! Loué soit le Seigneur à jamais ! 

Miséricorde- Commentaire pour les époux : Matthieu 12, 1-8

EVANGILE

Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 12, 1 – 8

En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Miséricorde

Quel cœur endurci que celui des pharisiens ! Ils jugent et condamnent les disciples pour avoir enfreint la loi et en profitent pour s’en prendre une fois de plus à Jésus. Combien de fois agissons-nous ainsi avec notre conjoint, nos enfants, nos collègues de travail… ? En exigeant et en jugeant lorsqu’ils ne répondent pas à nos attentes, nous leur appliquons la règle sans la moindre once de miséricorde. Le Seigneur nous enseigne que l’amour est ce qu’il y a de plus important ; il ne vient pas pour abolir la Loi, mais pour lui donner son accomplissement et sa plénitude, tout en plaçant la personne au premier plan. Nous ne devons pas rendre à Dieu un culte vide et stérile ; comme le dit saint Jean de la Croix : « Là où il n’y a pas d’amour, mets de l’amour, et tu en retireras de l’amour. »

Appliqué à la vie conjugale

Rose : Patrick, je n’en peux plus. Je t’ai dit un million de fois qu’il fallait remplir le lave-vaisselle avant d’aller se coucher. Le plan de travail est encore envahi par les fourmis, c’est toujours la même chose tous les jours…
Patrick : Et toi alors ? Tu as encore laissé les courses en désordre et les légumes ont décongelé… Les fourmis ne s’y précipitent pas, elles ?
(Sa petite fille entre dans la cuisine et les regarde, l’air très sérieux)
Rose : Oh, Patrick. On s’est encore disputés comme avant… excuse-moi. Viens ici, ma petite chérie, on va faire un gros câlin à papa et je vais lui demander pardon, d’accord ?
Patrick : Ça, ce sont mes filles ! Allez, un câlin tous les trois ensemble. Je vous aime très fort ! Et bien sûr que je te pardonne, Rose. Pardonne-moi aussi.
Rose : Allez, mon petit, va prévenir tes frères et sœurs que c’est l’heure du déjeuner. On va commencer ensemble en bénissant la table.
Patrick : On retombe déjà si vite ! Heureusement que le Seigneur nous donne des moyens pour apaiser rapidement nos passions et que la chute soit minime.
Rose : Quelle douleur ! Dans le regard de Rosita, j’ai vu que la peur et la méfiance étaient revenues ; oui, ces mauvaises passions qui m’ont poussé à te parler ainsi se sont rapidement dissipées… Merci, Seigneur !
Patrick : Bon, nous sommes tous là. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, bénis ces aliments, Seigneur…

Vierge Marie,

Mère de la Miséricorde, Mère de Notre Sauveur, couvre-nous de ton manteau et conduis-nous au Ciel, auprès de Lui. Béni et loué soit le Seigneur !