Archives mensuelles : mars 2026

Véritablement – Commentaire pour les époux : Jean 7, 1-2. 10. 25-30

EVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 7, 1-2.10.14.25-30
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

Véritablement
Jésus dit qu’il a été envoyé par le Véritable, et que pour connaître celui qui est la Vérité, nous devons passer par lui (« Nul ne vient au Père que par moi »).
C’est pourquoi le temps que nous consacrons à la prière, tant personnelle que conjugale, est essentiel, car c’est à travers elle que nous pourrons peu à peu trouver l’intimité commune à laquelle nous sommes appelés, avec le Seigneur et avec notre conjoint.
C’est véritablement la meilleure façon de connaître Celui qui est la Vérité et mon conjoint, et ainsi, peu à peu, le Seigneur transforme notre cœur et notre regard, car si je regarde mon conjoint de mon point de vue, je le verrai de manière déformée par ma nature déchue ; mais si je le fais à partir de la Vérité, je verrai mon conjoint tel que le Seigneur le voit.
Appliqué à la vie conjugale 
José : Christine, ma mère me dit qu’elle adore ta tarte aux pommes.
Christine : Eh bien José, ta mère est vraiment attentionnée. Ces derniers temps, elle a beaucoup de petites attentions à mon égard.
José : Oui Christine, elle a pris conscience de l’importance que tu as pour moi, je lui parle beaucoup de toi et de la façon dont tu prends soin de moi, de tout ce que tu fais pour moi et pour les enfants…
Christine : Ça me fait très plaisir, car depuis que nous prions ensemble, je vois aussi qu’elle est très importante pour toi, et donc pour nous, ainsi que pour nos enfants.
José : Je reconnais que ça me demande beaucoup d’efforts, mais je vois les fruits de la prière et je remercie donc Dieu pour ta persévérance et pour m’avoir poussé à le faire.
Christine : Oui, alors que dirais-tu si, avant de préparer le dîner, nous prenions un petit moment pour prier ?
José : Eh bien, je t’avoue que j’en ai la flemme, mais… j’accueille ton don et c’est parti !
Ensemble : Esprit Saint, viens chaque jour dans nos cœurs…

Vierge Marie
Aide-nous à persévérer dans notre prière personnelle et conjugale, afin de nous rapprocher un peu plus de ton Fils. Loué soit le Seigneur !

Ce que nous apprend saint Joseph. Commentaire pour les époux. Mt 1,16.18-21.24a

Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24a

 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit. 

Ce que nous apprend saint Joseph.

Joseph et Marie s’étaient fiancés ; ils s’étaient engagés à se rester fidèles. Lorsque Joseph découvre que Marie est enceinte, il ne comprend pas, mais il lui fait pleinement confiance. Il sait qu’elle est pure, qu’elle est fidèle ; il la connaît et la croit. Joseph veut protéger Marie, c’est pourquoi il décide de la répudier en secret. Il pense qu’il ne fait plus partie du plan de Dieu pour Marie, elle sera la Mère de Dieu ! Et lui, il est charpentier. Mais dans son silence, il découvre, par l’intermédiaire de l’ange, sa mission. Dieu compte aussi sur lui, il doit être le gardien de Marie et de Jésus. Et il obéit, sans tout comprendre, il obéit, il fait confiance à Dieu, il sait que c’est une tâche qui le dépasse. Comment va-t-il prendre soin du Sauveur ? Il renonce à ses propres critères, à la logique du monde, et répond avec amour et confiance à ce que Dieu lui demande. Que pouvons-nous apprendre de saint Joseph ! L’humilité, la confiance en Dieu, la confiance en notre époux, l’obéissance, la sérénité, la patience.

 

Appliqué à la vie conjugale :

Xavier et Marta attendent leur premier enfant. Lors d’un examen médical, on leur annonce que le bébé risque de naître avec un handicap ; Xavier est sous le choc. Il se dit qu’il n’est pas prêt pour une telle épreuve, qu’il ne sera peut-être pas capable d’être le père dont cet enfant a besoin. Pendant quelques jours, il ne pense qu’aux problèmes à venir : plus d’efforts, plus d’incertitudes, une vie différente de celle qu’il avait imaginée. Il a l’impression que la situation le dépasse. Xavier est un homme de prière, et dans le silence, il se confie à saint Joseph et comprend peu à peu que son rôle n’est pas de fuir la peur, mais d’être là, aux côtés de Marta. Même s’il ne sait pas comment il va s’y prendre ni quelles difficultés l’attendent, il décide de faire confiance et de soutenir son épouse.

Il commence à se préparer, à s’informer et à prendre soin d’elle plus que jamais, et il découvre qu’aimer vraiment signifie parfois accepter une mission que l’on n’a pas choisie, faire confiance et donner le meilleur de soi-même même si l’on n’a pas toutes les réponses.

 

Vierge Marie,

Aujourd’hui, nous nous confions à toi et à ton époux saint Joseph. Aidez-nous à aimer Jésus du même amour que celui que vous lui avez porté. Béni soit votre Fils.

Fuir ma propre volonté – Commentaire pour les époux : Jn 5, 17-30

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 5, 1730)

Jésus leur déclara : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.  Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.

Parole du Seigneur

Fuir ma propre volonté

Cher Jésus, Tu soulignes souvent que Tu ne cherches pas à faire Ta volonté, mais celle de Ton Père. Si Toi, qui es Dieu, ne cherches qu’à faire la volonté du Père, comment puis-je prétendre, moi, petite créature qui ne sait presque rien comparé à ce que Tu sais, vouloir faire ma propre volonté ? Comment puis-je penser que ma volonté est le critère ? Quelle erreur de penser que la vérité se trouve dans ma volonté !
S’il Te plaît, Seigneur, aide-moi à fuir l’accomplissement de ma propre volonté. Que ma volonté ne soit jamais le critère, car elle ne peut que me mener à l’égoïsme, même si c’est avec la meilleure intention. Alors, Jésus, que je ne veuille faire que Ta volonté.
Et comment savoir quelle est Ta volonté ? En T’écoutant, dans la prière, dans le silence du cœur. Là, Tu me montres que le critère n’est pas ce dont j’ai envie ou non, ce que je crois ou ne crois pas. Le critère est ce que Toi, Tu ferais.
Et si je n’y vois pas clair ? Je dois toujours douter de mon propre jugement, T’écouter en silence et, en cas de doute, écouter mon conjoint. Ta volonté se trouvera toujours là. Car Ta volonté est que je me donne, que je sorte de moi-même. Que je me renonce, que j’embrasse la croix de chaque jour et que j’aime dans chaque situation.

Application à la vie conjugale :

Laura : Charles, cet Évangile m’interpelle tellement. Je me souviens comment, avant, je pensais que tu te trompais, que tu n’avais pas raison. J’allais devant le Tabernacle et je disais au Seigneur à quel point tu étais confus. Mais je ne L’écoutais pas, et je sortais convaincue d’avoir raison. Puis je rentrais à la maison pour te donner des leçons.
Charles : C’est vrai que j’ai remarqué à quel point tu as cessé d’être exigeante pour commencer à me traiter avec beaucoup de tendresse.
Laura : Le secret est clair pour moi : les sacrements et la prière. Mais une prière où je regarde le Christ et où je L’écoute. Au début, je L’écoutais à peine, car j’avais du mal à ne pas penser à mes affaires. Mais quand je Le regarde, je vois combien Il est infiniment bon, combien Il m’aime, je Le contemple… c’est là que j’ai appris à L’écouter. Et tu sais quoi ? Il ne me donne jamais raison. Il me dit toujours de me donner, d’aimer, d’accueillir et de pardonner.
Charles : Quel bonheur de t’entendre. Pour ma part, j’ai encore du mal, mais je sais qu’en cas de doute, ce que je dois faire, ce n’est pas ce dont j’ai envie, mais ce dont toi, tu as envie. Pour cela, en plus des sacrements et de la prière dont tu parlais, ces petites mortifications que je fais sont fondamentales. Elles m’aident à fuir mes caprices ; je les enveloppe d’amour et je les offre pour notre famille.
Laura : Que le Seigneur est grand !

Mère,

Aide-nous à vivre toujours en Ta présence. En faisant ce que Tu ferais, nous ferons toujours la volonté de Dieu. Béni et loué soit le Seigneur !

Veux-tu guérir ?. Commentaire pour les époux. Jean 5, 1-16

ÉVANGILE

Aussitôt l’homme fut guéri.
Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. […] Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.
Parole du Seigneur 

Veux-tu guérir ?

À travers cet évangile, nous sommes témoins de la grande délicatesse avec laquelle Jésus agit toujours. Il ne force jamais notre cœur, il demande toujours la permission avant d’y entrer pour nous guérir, car il veut notre consentement. D’autre part, nous voyons aussi comment le Seigneur avertit l’infirme de ne plus pécher, de peur qu’il ne lui arrive quelque chose de pire (rappelons-nous ici l’Évangile de Matthieu 12, lorsque l’esprit impur revient vers l’homme avec sept esprits pires encore, trouvant la maison balayée et rangée) ; il est en effet important que nous ayons conscience de notre nature déchue et de nos tendances au mal, car ce n’est que dans le Seigneur que nous pouvons être sauvés.

Il en va de même dans notre vie conjugale. Parfois, nous voyons notre conjoint commettre une erreur, voire un péché. Et nous voulons l’aider, mais nous ne pouvons pas y parvenir en imposant notre volonté. Si notre époux a beaucoup de mal à demander de l’aide, voire s’il ne se laisse pas aider, ce que nous pouvons faire, c’est prier pour lui en espérant qu’il ouvre son cœur au Seigneur, en nous unissant à la souffrance que cette situation cause à Jésus, et en attendant que le Saint-Esprit agisse dans son cœur.

 

Appliqué à la vie conjugale :

Stéphanie : Mon amour, je me rends compte ces derniers temps que tu as un peu de mal à aller à la messe en semaine… Tu devrais faire un effort.
Franck : Stéphanie, je ne t’ai pas dit qu’un collègue du bureau est en arrêt maladie tout le mois et que c’est à moi de faire son travail ? Je dois faire plus d’heures que jamais, je n’ai pas le choix, donc je n’ai pas le temps pour autre chose. S’il te plaît, ne me pressurise pas encore plus, j’ai déjà assez de stress comme çà.
(Stéphanie prie pour savoir comment elle peut l’aider et profite du week-end pour parler à Franck plus calmement)
Stéphanie : Franck, cette semaine, j’ai réfléchi à comment je pourrais t’aider avec tout ce travail et j’ai pensé que, si ça te va, même si je sais que ce n’est pas pareil, on pourrait regarder la messe à la télévision pour le reste du mois. On se lèverait tous les deux un peu plus tôt le matin et on la regarderait avant que tu partes au bureau.
Franck : Et toi, tu te lèveras si tôt ? Et tu n’iras plus à la messe ?
Ester : Ce que je ferai, c’est me lever plus tôt pour regarder la messe avec toi, puis, quand j’aurai emmené les enfants, je resterai à la messe de l’école et je pourrai ainsi recevoir le Seigneur pour nous deux. De cette façon, au moins toi aussi, tu pourras commencer la journée avec le Seigneur, car sinon, on sait bien comment les choses finissent.
Franck : Tu as raison, quand on met le Seigneur de côté, tout s’écroule. Merci de m’aider à ne pas perdre de vue ce qui est vraiment important. Je t’aime !

Stéphanie : Moi aussi !

 

Vierge Marie,

École des vertus, apprends-nous à grandir dans chacune d’entre elles afin de te ressembler et d’être plus unis au Seigneur. Loué soit Dieu !

Le Christ peut tout. Commentaire pour les époux : Saint Jean 4, 43-54

ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 4, 4354
En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. »
L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi), que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.
Parole du Seigneur

 
Le Christ peut tout
Quel exemple de foi nous donne ce fonctionnaire royal : bien qu’il n’ait pas vu la guérison se produire immédiatement, l’Évangile nous dit qu’il a cru et qu’il s’est mis en route.
Le Christ ne nous abandonne jamais et nous devons croire que le Seigneur peut tout : une crise ; une inquiétude pour nos enfants ; un péché de l’autre qui semble ne jamais pouvoir être résolu. La clé est de s’accrocher fermement au Seigneur (en se rapprochant de la grâce, en ne cessant de prier, en se soutenant mutuellement entre époux) car Il ne déçoit jamais.
Et lorsque le conjoint semble ne pas être sur cette longueur d’onde ni dans cette grâce, là encore, ne pas se méfier. Aujourd’hui, l’Évangile annonce que grâce à la foi d’un seul, toute la famille a fini par croire. Dans la vie conjugale, il se passe quelque chose de similaire : quand l’un des époux garde la foi, l’espérance et la confiance, cette foi finit par fortifier tout le foyer. Le mariage est une union à trois : les époux et le Christ lui-même qui est au milieu par le Sacrement, et si l’un des deux s’accroche au Christ, ils sont déjà majoritaires.
Rappelons-nous donc que, bien souvent, le miracle dans la famille commence par la confiance de celui qui décide de continuer à croire et à avancer.
Appliqué à la vie conjugale
 
Paul : L’Évangile d’aujourd’hui m’a fait réfléchir… Ce père a d’abord cru en la parole de Jésus, puis toute sa famille a fini par y croire.
Inès : Oui, c’est comme si la foi de l’un entraînait celle des autres.
Paul : Eh bien, chez nous, ça arrive souvent… quand je suis un peu à la traîne, c’est toi qui me tires.
Inès : Et quand je me décourage, tu me rappelles aussi qu’il faut avoir un peu plus confiance.
Paul : C’est vrai. Au final, dans le mariage, on dirait que Dieu fait équipe avec nous : quand l’un ralentit, l’autre donne un coup de pouce.
Inès : Comme sur un tandem.
Paul : Exactement… même si parfois j’ai l’impression que tu pédales plus que moi.
Inès : Ne t’inquiète pas, tant que tu ne fais pas partie de ceux qui descendent de vélo en montant les côtes… tout va bien.
Paul : Rassure-toi, je ne descends pas… tout au plus je respire profondément et je dis : « Seigneur, aujourd’hui, pédale un peu à ma place. »
Inès : Eh bien, c’est peut-être ça le secret de la famille : que l’un continue à pédaler… et que Dieu soit au milieu du tandem.

Vierge Marie,

Toi qui es la Mère de l’amour conjugal, aide-nous à nous soutenir mutuellement et à faire confiance à Dieu, même dans les moments difficiles. Sois bénie et louée
pour toujours, Vierge Marie.