Archives mensuelles : mars 2026

Les doutes nous éloignent – Commentaire pour les époux : Jean 7, 40-53

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Les doutes nous éloignent 

Dans ce passage de l’Evangile de Jean, nous voyons comment le conflit autour de Jésus enfle. Ce n’est pus simplement une discussion, mais plutôt le début d’un rejet qui va endurcir les cœurs jusqu’à aboutir à la crucifixion de Jésus. Et cela n’arrive pas subitement, mais bien petit à petit : le doute, le préjugé et l’orgueil ferment graduellement le cœur à la vérité, et le peuple semble divisé : les uns croient, les autres doutent et d’autres encore jugent selon des idées préconçues.  Et la division ne vient pas de Jésus, mais bien du regard de ceux qui Le regardent. Une chose très similaire nous arrive à nous, les époux. Les doutes nous éloignent entre nous, parce qu’ils brisent le regard « propre ». Lorsque je laisse entrer le soupçon, je ne regarde plus mon époux avec de la reconnaissance, mais bien avec du jugement ; je ne l’écoute plus avec un esprit d’ouverture, mais plutôt sur la défensive.  Je commence à interpréter en fonction de mes peurs, et non selon la vérité de l’autre. Et donc, sans vraiment nous en rendre compte, une distance se crée et brise l’union entre les époux ; cela ne se fait pas d’un seul coup, mais bien lentement ; le doute s’installe au lieu de la confiance, et le soupçon s’impose sur le don reçu.  Nicodème apparaît au milieu du conflit et nous apprend qu’avant de juger, nous devrions écouter et accueillir avant de supposer. C’est une invitation directe pour les époux à ne pas fermer nos cœurs sans avoir recherché la vérité dans le cœur de mon époux. Et revoir mon époux comme un don, comme le lieu où Dieu vient à ma rencontre, et qui déforce le doute, et rend au cœur la joie d’aimer en vérité.

Appliqué à la vie conjugale :

Lucie: Jean, je vois qu’aujourd’hui, tu as dépensé 400€…

Jean : Lucie, je t’explique ça plus tard, sinon j’arriverai en retard à ma réunion. 
Lucie : je t’explique ça plus tard ? Jean, je vois que dernièrement, tu prends des décisions importantes sans me consulter.
Jean : Lucie, ce n’est pas cela, je te le jure.  Plus tard, je te raconterai calmement ce qui s’est passé, mais c’était nécessaire.
Lucie : ouais, je commence à connaître tes besoins…c’était vraiment nécessaire ou c’était un achat compulsif ? (Silence gêné) Bon…je pense que je me laisse emporter par le soupçon et je ne veux pas juger sans t’écouter. Chéri, tu me raconteras ce qui s’est vraiment passé ? 
Jean : Lucie, ce matin, une pièce de la voiture est tombée en panne, et il fallait régler le problème aujourd’hui…j’ai pensé te le dire, mais j’étais tellement pressé que je me suis dit que je te le raconterai plus tard calmement.
Lucie : Jean, merci de me le dire…et pardonne-moi de m’être laissé dominer par le doute et le soupçon.
Jean : ce n’est rien, mon cœur. La prochaine fois, je ferai l’effort de te dire tout avant.

Vierge Marie, 
 
Aide-nous à faire confiance comme Toi et à écouter le cœur ouvert, toujours avec Ta tendresse.  Béni et loué sois-Tu pour toujours, Seigneur .

Véritablement – Commentaire pour les époux : Jean 7, 1-2. 10. 25-30

EVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 7, 1-2.10.14.25-30
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

Véritablement
Jésus dit qu’il a été envoyé par le Véritable, et que pour connaître celui qui est la Vérité, nous devons passer par lui (« Nul ne vient au Père que par moi »).
C’est pourquoi le temps que nous consacrons à la prière, tant personnelle que conjugale, est essentiel, car c’est à travers elle que nous pourrons peu à peu trouver l’intimité commune à laquelle nous sommes appelés, avec le Seigneur et avec notre conjoint.
C’est véritablement la meilleure façon de connaître Celui qui est la Vérité et mon conjoint, et ainsi, peu à peu, le Seigneur transforme notre cœur et notre regard, car si je regarde mon conjoint de mon point de vue, je le verrai de manière déformée par ma nature déchue ; mais si je le fais à partir de la Vérité, je verrai mon conjoint tel que le Seigneur le voit.
Appliqué à la vie conjugale 
José : Christine, ma mère me dit qu’elle adore ta tarte aux pommes.
Christine : Eh bien José, ta mère est vraiment attentionnée. Ces derniers temps, elle a beaucoup de petites attentions à mon égard.
José : Oui Christine, elle a pris conscience de l’importance que tu as pour moi, je lui parle beaucoup de toi et de la façon dont tu prends soin de moi, de tout ce que tu fais pour moi et pour les enfants…
Christine : Ça me fait très plaisir, car depuis que nous prions ensemble, je vois aussi qu’elle est très importante pour toi, et donc pour nous, ainsi que pour nos enfants.
José : Je reconnais que ça me demande beaucoup d’efforts, mais je vois les fruits de la prière et je remercie donc Dieu pour ta persévérance et pour m’avoir poussé à le faire.
Christine : Oui, alors que dirais-tu si, avant de préparer le dîner, nous prenions un petit moment pour prier ?
José : Eh bien, je t’avoue que j’en ai la flemme, mais… j’accueille ton don et c’est parti !
Ensemble : Esprit Saint, viens chaque jour dans nos cœurs…

Vierge Marie
Aide-nous à persévérer dans notre prière personnelle et conjugale, afin de nous rapprocher un peu plus de ton Fils. Loué soit le Seigneur !

Ce que nous apprend saint Joseph. Commentaire pour les époux. Mt 1,16.18-21.24a

Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24a

 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit. 

Ce que nous apprend saint Joseph.

Joseph et Marie s’étaient fiancés ; ils s’étaient engagés à se rester fidèles. Lorsque Joseph découvre que Marie est enceinte, il ne comprend pas, mais il lui fait pleinement confiance. Il sait qu’elle est pure, qu’elle est fidèle ; il la connaît et la croit. Joseph veut protéger Marie, c’est pourquoi il décide de la répudier en secret. Il pense qu’il ne fait plus partie du plan de Dieu pour Marie, elle sera la Mère de Dieu ! Et lui, il est charpentier. Mais dans son silence, il découvre, par l’intermédiaire de l’ange, sa mission. Dieu compte aussi sur lui, il doit être le gardien de Marie et de Jésus. Et il obéit, sans tout comprendre, il obéit, il fait confiance à Dieu, il sait que c’est une tâche qui le dépasse. Comment va-t-il prendre soin du Sauveur ? Il renonce à ses propres critères, à la logique du monde, et répond avec amour et confiance à ce que Dieu lui demande. Que pouvons-nous apprendre de saint Joseph ! L’humilité, la confiance en Dieu, la confiance en notre époux, l’obéissance, la sérénité, la patience.

 

Appliqué à la vie conjugale :

Xavier et Marta attendent leur premier enfant. Lors d’un examen médical, on leur annonce que le bébé risque de naître avec un handicap ; Xavier est sous le choc. Il se dit qu’il n’est pas prêt pour une telle épreuve, qu’il ne sera peut-être pas capable d’être le père dont cet enfant a besoin. Pendant quelques jours, il ne pense qu’aux problèmes à venir : plus d’efforts, plus d’incertitudes, une vie différente de celle qu’il avait imaginée. Il a l’impression que la situation le dépasse. Xavier est un homme de prière, et dans le silence, il se confie à saint Joseph et comprend peu à peu que son rôle n’est pas de fuir la peur, mais d’être là, aux côtés de Marta. Même s’il ne sait pas comment il va s’y prendre ni quelles difficultés l’attendent, il décide de faire confiance et de soutenir son épouse.

Il commence à se préparer, à s’informer et à prendre soin d’elle plus que jamais, et il découvre qu’aimer vraiment signifie parfois accepter une mission que l’on n’a pas choisie, faire confiance et donner le meilleur de soi-même même si l’on n’a pas toutes les réponses.

 

Vierge Marie,

Aujourd’hui, nous nous confions à toi et à ton époux saint Joseph. Aidez-nous à aimer Jésus du même amour que celui que vous lui avez porté. Béni soit votre Fils.

Fuir ma propre volonté – Commentaire pour les époux : Jn 5, 17-30

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 5, 1730)

Jésus leur déclara : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.  Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.

Parole du Seigneur

Fuir ma propre volonté

Cher Jésus, Tu soulignes souvent que Tu ne cherches pas à faire Ta volonté, mais celle de Ton Père. Si Toi, qui es Dieu, ne cherches qu’à faire la volonté du Père, comment puis-je prétendre, moi, petite créature qui ne sait presque rien comparé à ce que Tu sais, vouloir faire ma propre volonté ? Comment puis-je penser que ma volonté est le critère ? Quelle erreur de penser que la vérité se trouve dans ma volonté !
S’il Te plaît, Seigneur, aide-moi à fuir l’accomplissement de ma propre volonté. Que ma volonté ne soit jamais le critère, car elle ne peut que me mener à l’égoïsme, même si c’est avec la meilleure intention. Alors, Jésus, que je ne veuille faire que Ta volonté.
Et comment savoir quelle est Ta volonté ? En T’écoutant, dans la prière, dans le silence du cœur. Là, Tu me montres que le critère n’est pas ce dont j’ai envie ou non, ce que je crois ou ne crois pas. Le critère est ce que Toi, Tu ferais.
Et si je n’y vois pas clair ? Je dois toujours douter de mon propre jugement, T’écouter en silence et, en cas de doute, écouter mon conjoint. Ta volonté se trouvera toujours là. Car Ta volonté est que je me donne, que je sorte de moi-même. Que je me renonce, que j’embrasse la croix de chaque jour et que j’aime dans chaque situation.

Application à la vie conjugale :

Laura : Charles, cet Évangile m’interpelle tellement. Je me souviens comment, avant, je pensais que tu te trompais, que tu n’avais pas raison. J’allais devant le Tabernacle et je disais au Seigneur à quel point tu étais confus. Mais je ne L’écoutais pas, et je sortais convaincue d’avoir raison. Puis je rentrais à la maison pour te donner des leçons.
Charles : C’est vrai que j’ai remarqué à quel point tu as cessé d’être exigeante pour commencer à me traiter avec beaucoup de tendresse.
Laura : Le secret est clair pour moi : les sacrements et la prière. Mais une prière où je regarde le Christ et où je L’écoute. Au début, je L’écoutais à peine, car j’avais du mal à ne pas penser à mes affaires. Mais quand je Le regarde, je vois combien Il est infiniment bon, combien Il m’aime, je Le contemple… c’est là que j’ai appris à L’écouter. Et tu sais quoi ? Il ne me donne jamais raison. Il me dit toujours de me donner, d’aimer, d’accueillir et de pardonner.
Charles : Quel bonheur de t’entendre. Pour ma part, j’ai encore du mal, mais je sais qu’en cas de doute, ce que je dois faire, ce n’est pas ce dont j’ai envie, mais ce dont toi, tu as envie. Pour cela, en plus des sacrements et de la prière dont tu parlais, ces petites mortifications que je fais sont fondamentales. Elles m’aident à fuir mes caprices ; je les enveloppe d’amour et je les offre pour notre famille.
Laura : Que le Seigneur est grand !

Mère,

Aide-nous à vivre toujours en Ta présence. En faisant ce que Tu ferais, nous ferons toujours la volonté de Dieu. Béni et loué soit le Seigneur !

Veux-tu guérir ?. Commentaire pour les époux. Jean 5, 1-16

ÉVANGILE

Aussitôt l’homme fut guéri.
Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. […] Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.
Parole du Seigneur 

Veux-tu guérir ?

À travers cet évangile, nous sommes témoins de la grande délicatesse avec laquelle Jésus agit toujours. Il ne force jamais notre cœur, il demande toujours la permission avant d’y entrer pour nous guérir, car il veut notre consentement. D’autre part, nous voyons aussi comment le Seigneur avertit l’infirme de ne plus pécher, de peur qu’il ne lui arrive quelque chose de pire (rappelons-nous ici l’Évangile de Matthieu 12, lorsque l’esprit impur revient vers l’homme avec sept esprits pires encore, trouvant la maison balayée et rangée) ; il est en effet important que nous ayons conscience de notre nature déchue et de nos tendances au mal, car ce n’est que dans le Seigneur que nous pouvons être sauvés.

Il en va de même dans notre vie conjugale. Parfois, nous voyons notre conjoint commettre une erreur, voire un péché. Et nous voulons l’aider, mais nous ne pouvons pas y parvenir en imposant notre volonté. Si notre époux a beaucoup de mal à demander de l’aide, voire s’il ne se laisse pas aider, ce que nous pouvons faire, c’est prier pour lui en espérant qu’il ouvre son cœur au Seigneur, en nous unissant à la souffrance que cette situation cause à Jésus, et en attendant que le Saint-Esprit agisse dans son cœur.

 

Appliqué à la vie conjugale :

Stéphanie : Mon amour, je me rends compte ces derniers temps que tu as un peu de mal à aller à la messe en semaine… Tu devrais faire un effort.
Franck : Stéphanie, je ne t’ai pas dit qu’un collègue du bureau est en arrêt maladie tout le mois et que c’est à moi de faire son travail ? Je dois faire plus d’heures que jamais, je n’ai pas le choix, donc je n’ai pas le temps pour autre chose. S’il te plaît, ne me pressurise pas encore plus, j’ai déjà assez de stress comme çà.
(Stéphanie prie pour savoir comment elle peut l’aider et profite du week-end pour parler à Franck plus calmement)
Stéphanie : Franck, cette semaine, j’ai réfléchi à comment je pourrais t’aider avec tout ce travail et j’ai pensé que, si ça te va, même si je sais que ce n’est pas pareil, on pourrait regarder la messe à la télévision pour le reste du mois. On se lèverait tous les deux un peu plus tôt le matin et on la regarderait avant que tu partes au bureau.
Franck : Et toi, tu te lèveras si tôt ? Et tu n’iras plus à la messe ?
Ester : Ce que je ferai, c’est me lever plus tôt pour regarder la messe avec toi, puis, quand j’aurai emmené les enfants, je resterai à la messe de l’école et je pourrai ainsi recevoir le Seigneur pour nous deux. De cette façon, au moins toi aussi, tu pourras commencer la journée avec le Seigneur, car sinon, on sait bien comment les choses finissent.
Franck : Tu as raison, quand on met le Seigneur de côté, tout s’écroule. Merci de m’aider à ne pas perdre de vue ce qui est vraiment important. Je t’aime !

Stéphanie : Moi aussi !

 

Vierge Marie,

École des vertus, apprends-nous à grandir dans chacune d’entre elles afin de te ressembler et d’être plus unis au Seigneur. Loué soit Dieu !