Archives mensuelles : mars 2026

Qui es tu ? Commentaire pour les époux, Jean 13, 21-33. 36-38

ÉVANGILE

L’un de vous me livrera… Le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. 

»
Parole du Seigneur

Qui est tu?

En lisant cet évangile et en faisant un petit examen de conscience, on se rend compte que nous pouvons parfois ressembler davantage à certains disciples qu’à d’autres, et nous devons « décider » quel genre de conjoint nous voulons être :
Parfois, nous pouvons être comme Judas : en nous aimant nous même plus que Dieu et, par conséquent, en étant incapables d’aimer qui que ce soit d’autre. Apparemment fidèles, même si, au fond de notre cœur, nous savons que nous trahissons notre conjoint dès que nous le pouvons, car nous recherchons notre propre intérêt et notre propre bonheur avant ceux des autres.
Parfois, nous pouvons être comme Pierre : dans certaines situations, le conflit entre notre amour-propre et l’amour de Dieu s’installe. Nous sommes des époux fidèles et dévoués, mais de temps à autre, la peur nous envahit et nous doutons d’avoir fait le bon choix dans notre mariage, nous doutons du don que représente notre époux.
Et enfin, nous pouvons être comme Jean : lorsque nous professons un amour pur et pleinement dévoué à Dieu, un amour sans duplicité, grâce auquel nous restons fermes dans notre engagement parce que nous sommes unis au Seigneur, et c’est cette union qui fait grandir et se renouveler chaque jour notre sacrement.
Comme nous pouvons le constater, cela ne dépend pas de ce que nous voulons, mais c’est le type d’union que nous avons avec le Seigneur qui définira le « disciple-conjoint » que nous pourrons devenir.

Appliqué à la vie conjugale :

Alex : Marie, je me souviens que, quand on s’est mariés, je l’ai fait parce que je voulais que tu me rendes heureux ; je recherchais mon bonheur avant tout. Tu étais en quelque sorte un « moyen » d’y parvenir.
Marie : Je te comprends, Alex… C’est vrai qu’à cette époque, tu n’étais pas très proche du Seigneur et parfois, cet intérêt qui était le tien se ressentait dans ta façon d’agir.
Alex : Oui… grâce à Dieu, petit à petit, j’ai commencé à comprendre de quoi il s’agissait et j’ai réalisé que moi aussi, je devais faire beaucoup d’efforts, même si de temps en temps, le doute m’envahissait et c’est aussi à cette époque où je me demandais parfois si je n’avais pas fait une erreur en t’épousant.
Marie : Je me souviens bien de ces années, elles ont été difficiles, mais je m’accrochais au Seigneur et je priais pour qu’Il me donne beaucoup de force et que je reste fidèle, afin qu’Il t’aide à croire au sacrement tel qu’Il l’avait pensé.
Alex : le Seigneur m’a fait comprendre que nous devions compter sur Lui dans notre mariage, que ce n’était pas seulement l’affaire de deux personnes, et c’est ainsi que j’ai commencé à lutter pour cela par la prière et les sacrements.
Marie : C’est vrai, nous formons désormais un couple renouvelé, car nous nous sommes tous deux appuyés sur l’amour de Dieu, ce qui fait qu’Il est dans nos cœurs et au cœur de notre mariage. Le Seigneur peut vraiment faire toute choses nouvelles !

Vierge Marie,

Merci de nous avoir conduits vers Ton Fils et de nous protéger sous Ton manteau.
Que le Seigneur soit béni et loué !.

Le souci du détail. Commentaire pour les époux : Saint Jean 12, 1-1

ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 12, 11
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

Parole du Seigneur

 

 
Le souci du détail
 
Parfois, notre amour ressemble beaucoup à cette maison de Béthanie : il y a des jours de routine, de service silencieux, de table partagée… et, sans que nous nous en rendions compte, Jésus est là, parmi nous. L’attitude de Marie est très impressionnante. Elle ne calcule pas, ne mesure pas, ne garde rien pour elle. Elle aime tout simplement… et cela se voit. Elle déverse ce qu’elle a de mieux, sans craindre que ce soit trop. Peut-être avons-nous, avec le temps, appris à aimer avec plus de prudence que de passion : en donnant juste ce qu’il faut, en veillant à ne pas « en faire trop », en attendant que l’autre fasse le premier pas. Et pourtant, l’amour qui transforme véritablement le mariage, c’est celui qui prend les devants, qui surprend, qui se donne sans compter. Ce geste gratuit, cette attention qui n’était « pas nécessaire », cette tendresse qui brise la routine… voilà le parfum qui remplit à nouveau la maison.
Judas apparaît lui aussi, et il est plus proche qu’il n’y paraît. Il est dans ces voix intérieures qui nous disent : « ça ne vaut pas la peine », « pourquoi tant d’efforts ? », « ça ne change rien ». Quand nous écoutons cela, l’amour devient froid, pratique… et perd sa beauté.

Aujourd’hui, cet Évangile nous murmure quelque chose de très simple : ne cessons pas de parfumer notre mariage. Ne cessons pas d’avoir des gestes gratuits, de prendre soin des petites choses, d’aimer sans mesure. Car quand l’un des deux ose aimer ainsi, quelque chose change. Et peu à peu, toute la maison — toute notre vie — se remplit à nouveau de ce « bon parfum » qui nous rappelle pourquoi nous avons commencé ce chemin ensemble.

 

 
Appliqué à la vie conjugale
 
Alexandre : Aujourd’hui, je lisais l’Évangile de Béthanie… et ça m’a fait penser à nous. À la façon dont Marie se comporte… cette manière d’aimer sans compter. Je suis impressionné par la façon dont elle verse le parfum sans se demander si c’est trop ou pas assez. Et je me suis rendu compte que, souvent, avec toi, je fais exactement le contraire.
Iris : Qu’est-ce que tu veux dire ?
Alexandre : Que je calcule. Parfois, je me dis « j’en ai déjà assez fait aujourd’hui », ou « c’est à elle de jouer maintenant »… et j’oublie tout simplement de t’aimer sans compter.
Iris : (sourit) Eh bien, tu n’es pas le seul… moi aussi, je suis comme ça. C’est comme si l’amour devenait pratique, efficace… mais moins beau.
Alexandre : Oui… et puis il y a cette petite voix à la Judas… « pourquoi tant d’efforts ? », « de toute façon, ça ne change rien… ».
Iris : Ouf, je la connais bien. Surtout les mauvais jours.
Alexandre : Mais l’histoire de Marie m’a touché. Parce que son geste semblait exagéré… et Jésus non seulement ne la freine pas, mais il la défend, comme pour dire : c’est ça, le véritable amour, celui qui n’a pas peur d’en faire trop. Et je me suis dit : ça fait longtemps que je ne « répands pas de parfum » avec toi.
Iris : Du parfum ?
Alexandre : Oui… des petites attentions sans raison, du temps sans précipitation, de l’affection sans que tu la demandes… ces choses qui nous venaient naturellement avant.
Iris : (d’une voix plus douce) Moi aussi, j’aimerais revenir à ça…
Alexandre : Et si on recommençait ? Sans attendre que l’autre change en premier.
Iris : Et que la maison s’emplisse de parfum… j’espère que ça arrivera ici aussi.
Alexandre : Eh bien, essayons. Je commence dès aujourd’hui.

Iris : (en riant) D’accord… mais attention, ne t’arrête pas à mi-chemin.

 

Vierge Marie,

Toi qui as su aimer sans limite, apprends-nous à vivre notre mariage avec un cœur généreux et dévoué. Sois bénie pour toujours, Vierge Marie

Au pied de la croix. Commentaire pour les époux : Matthieu 26, 14 – 27, 66

EVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 26, 14 – 27, 66
Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
† = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.
L. En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit :
D. « Que voulez-vous me donner,si je vous le livre ? »
L. Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
L. Il leur dit :
†  « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.’ »
L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara :
†  « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
L. Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
D. « Serait-ce moi, Seigneur ? »
L. Prenant la parole, il dit :
†  « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
L. Judas, celui qui le livrait, prit la parole :
D. « Rabbi, serait-ce moi ? »
L. Jésus lui répond :
†  « C’est toi-même qui l’as dit ! »
L. Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :
†  « Prenez, mangez : ceci est mon corps. »
L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant :
†  « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. »
L. Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit :
†  « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »
L. Prenant la parole, Pierre lui dit :
D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. »
L. Jésus lui répondit :
†  « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »
L. Pierre lui dit :
D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. »
L. Et tous les disciples dirent de même.
 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémaniet leur dit :
†  « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »
L. Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors :
†  « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »
L. Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait :
†  « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
L. Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre :
†  « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :
†  « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
L. Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit :
†  « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons !Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »
L. Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe :
D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. »
L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :
D. « Salut, Rabbi ! »
L. Et il l’embrassa. Jésus lui dit :
†  « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »
L. Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit :
†  « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges. Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »
L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules :
†  « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. »
L. Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent.
 Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent :
A. « Celui-là a dit : ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.’ »
L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit :
A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »
L. Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit :
A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. »
L. Jésus lui répond :
†  « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. »
L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant :
A. « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? »
L. Ils répondirent :
F. « Il mérite la mort. »
L. Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups en disant :
F. « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? »
L. Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit :
A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »
L. Mais il le nia devant tout le monde et dit :
D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. »
L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là :
A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »
L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment :
D. « Je ne connais pas cet homme. »
L. Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre :
A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »
L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer :
D. « Je ne connais pas cet homme. »
L. Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement.
 Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.
 Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit :
D. « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »
L. Ils répliquèrent :
A. « Que nous importe ? Cela te regarde ! »
L. Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent :
A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. »
L. Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné. 
L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus déclara :
†  « C’est toi-même qui le dis. »
L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit :
A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »
L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit :
A. « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »
L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire :
A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »
L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit :
A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »
L. Ils répondirent :
F. « Barabbas ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? »
L. Ils répondirent tous :
F. « Qu’il soit crucifié ! »
L. Pilate demanda :
A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »
L. Ils criaient encore plus fort :
F. « Qu’il soit crucifié ! »
L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant :
A. « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! »
L. Tout le peuple répondit :
F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »
L. Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :
F. « Salut, roi des Juifs ! »
L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.
 En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche.
 Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient :
F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! »
L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :
A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.’ »
L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.
 À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :
† « Éli, Éli, lema sabactani ? » ,
L. ce qui veut dire :
†  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »
L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient :
F. « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »
L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit
(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)
 Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent :
A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »
L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
 Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.
 Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant :
A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ‘Trois jours après, je ressusciterai.’ Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’ Cette dernière imposture serait pire que la première. »
L. Pilate leur déclara :
A. « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »
L. Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

Au pied de la Croix

Depuis le lieu de la flagellation et à travers les rues de Jérusalem, tout au long de cette Via Dolorosa jusqu’à la colline sacrée, Votre Sang versé écrivait les belles pages de l’histoire du Cœur qui nous aime le plus… Le Vôtre ! Souvenez-vous comment la terre, reconnaissante mais en même temps effrayée, recevait Votre précieux Sang. Toute la nature tremblait d’horreur, et les cieux frémissaient ; les anges et même les démons étaient stupéfaits devant cette scène incroyable ! Un Dieu tout entier mourait ! Qu’était-ce donc ? Que se passait-il ? Ce premier Vendredi saint, ô Jésus, tu ouvrais le ciel à l’humanité pécheresse !
Extrait d’une des prières que Jésus-Christ a révélées à sainte Brigitte.

Appliqué à la vie conjugale

Marie : Chéri, ce Carême m’a profondément bouleversée, d’une manière différente. C’est comme si, pour la première fois, je ne regardais pas la croix de l’extérieur.
Jean : Que veux-tu dire ?
Marie : J’ai toujours cru que la croix prendrait la forme de grands problèmes, de maladies, de difficultés venant de l’extérieur. Mais ces derniers jours… en regardant la Passion… j’ai compris que ce n’était pas ça.
Jean : Alors, qu’est-ce que la croix pour toi ?
Marie : C’est rester au pied de la croix du Christ. Sans fuir. Sans me justifier. En voyant qui Il est… et qui je suis. Et sans détourner le regard.
Jean : Ça semble dur…
Marie : Ça l’est… mais c’est aussi… salutaire. Car dans cette comparaison, il n’y a pas d’humiliation qui détruit, mais une vérité qui guérit. C’est comme si Son amour rendait supportable de voir ma propre misère.
Jean : Je n’y avais jamais pensé comme ça… J’ai toujours voulu m’améliorer, changer…
Marie : Moi aussi. Mais maintenant, j’ai l’impression qu’avant tout ça… il faut rester. Contempler. Permettre qu’Il aime là… y compris ce que je n’aime pas en moi.
Jean : Et qu’est-ce que ça a à voir avec nous ?
Marie : Beaucoup… parce que je crois que dans notre mariage aussi, j’ai attendu des épreuves « venant de l’extérieur »… et je n’ai pas vu que la véritable épreuve est ici : apprendre à aimer quand je vois tes limites… et les miennes. Sans fuir. Sans exiger que tout change d’abord.
Jean : … Ça fait un peu peur.
Marie : Oui… mais ça apporte aussi la paix. Parce que cela ne dépend plus de la perfection… mais de rester ensemble au pied de cette croix. Là où tout, même ce qui est le plus brisé… peut être aimé et guéri.
Jean : Alors… notre croix… c’est de rester ?
Marie : De rester… et de regarder ensemble vers Lui. Et de laisser Sa manière d’aimer nous enseigner la nôtre.

Vierge Marie

Apprends-nous à rester unis au pied de la Croix de ton Fils. Qu’il soit à jamais béni et loué, lui qui nous a rachetés par Son Sang.

Que faisons-nous ? Commentaire pour les époux: Jn 11,45-57

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.  Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes.  Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. » Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien   vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.  À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer.  C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »   Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

                        – Acclamons la Parole de Dieu.

Que faisons-nous ? 
Dans cet Evangile, nous voyons la réaction des gens qui ont assisté à la Résurrection de Lazare. Devant ce signe, beaucoup ont cru en Jésus, mais d’autres, en le voyant, ont fermé leurs cœurs et L’ont rejeté, non pas parce qu’ils étaient indifférents, mais parce qu’ils ont décidé de Le mettre à mort.  Devant Jésus, il n’y a que deux positions : L’accueillir ou Le rejeter. Quelle est la mienne ? Je L’accueille et je crois en Lui avec toutes les conséquences que cela peut avoir, ou bien je cherche des excuses et je Le rejette ?  Parce que la logique de Dieu est si éloignée de la logique humaine, que L’accueillir signifie appliquer un changement radical dans ma vie, qui m’entraîne à une chose que je ne contrôle pas, qui s’éloigne de mes choix, qui change mes plans et qui me tire de ma zone de confort…je suis prêt à tenter l’aventure ?  Ou je préfère contrôler ma vie moi-même, et pour cela, je Le rejette et je Lui donne la mort dans mon cœur ? 
Dans notre mariage, le Seigneur nous envoie beaucoup de signes, mais si notre cœur n’est pas attentif et disposé à Le reconnaître, ces signes passent inaperçus.  Chers époux, soyons éveillés pour voir les signes de Jésus, accueillons-Le, faisons-Lui confiance, parce qu’Il nous a promis un bonheur immense et éternel, et le Seigneur tient Sa Parole. 

Appliqué à la vie conjugale : 

Paola: Nelson, et si la semaine prochaine, au lieu d’aller dans notre maison à la montagne, nous allions aider pendant une retraite ? 

Nelson : Mais, Paola chérie, tu sais que nous avons planifié cette escapade depuis des semaines ? et je m’en réjouis ! D’où vient ce changement ? 
Paola : en fait,  Sandra m’a appelée, et elle m’a dit qu’elle allait à la retraite pour collaborer, mais lui est tombé malade, et finalement, ils ne peuvent pas y aller.
Nelson : et elle t’a demandé si on pouvait y aller ? 
Paola : non, ce n’est pas ça. Mais j’ai vu qu’elle était inquiète et un peu débordée, et je me suis dit qu’on pourrait leur proposer d’y aller, c’est peut-être un signe pour nous 
Nelson : justement le week-end où on devait aller à la montagne ? 
Paola : bon, tu sais que les plans de Dieu correspondent rarement aux nôtres et qu’ils nous bouleversent toujours. Et si on mettait tout cela dans la prière ? 
Nelson : mais, et si un autre couple se proposait à leur place ?
Paola : et bien alors, ça veut dire que ce n’est pas la volonté de Dieu que nous y allions, et que nous pouvons aller à la montagne, qu’en dis-tu ? 
Nelson : d’accord, on va prier.  Parce que c’est vrai que quand Dieu t’appelle, si tu Lui dis ‘oui’, Il te comble de bénédictions, et moi, je ne veux pas Les rater… (et dans la prière, ils ont décidé de mettre tout cela dans les mains de la Vierge Marie, ils se sont proposés le lendemain, si personne d’autre n’était disponible, ils iraient donc à la retraite, et reporteraient leur escapade à la montagne).

Vierge Marie, 
Apprends-nous à être attentifs aux signes de Dieu, et à soumettre notre volonté en étant toujours disposés à ce qui est nécessaire pour accomplir les plans qu’Il a pour nous, comme Toi qui as toujours accueilli Sa Volonté ! Bénie sois-Tu, pleine de gloire, notre Mère ! Loué soit le Seigneur à jamais !

Nous sommes enfants de Dieu. Commentaire pour les époux : Jean 10, 31-42

ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 10, 3142
En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui.

Nous sommes enfants de Dieu
Par pure grâce, en recevant le sacrement du baptême, Dieu fait de nous ses enfants. Quel don si immérité ! Telle est la dignité dont jouit mon épouse, et telle est celle dont je jouis moi-même. Personne ne peut me l’enlever, mais je peux la perdre par le péché.  Et si cela arrive, le Seigneur est si bon et si miséricordieux qu’il nous a préparé un autre grand sacrement : la pénitence, afin qu’une fois repentis et après avoir confessé nos péchés au prêtre, nous retrouvions cette dignité que nous avions perdue.  Époux ! Nous avons en plus le sacrement du mariage, ne gaspillons pas une seule goutte de cette grâce que le Seigneur nous offre en abondance.

Appliqué à la vie conjugale
(Michel et Marlène en prière à la fin de la rencontre avec leurs tutorés)
Michel : Seigneur, je ressens une immense tristesse en voyant à quel point ce couple se manque de respect. S’ils parlent ainsi devant nous, que diront-ils une fois chez eux ? Donne-nous la lumière pour que nous sachions les aider à se reconnaître comme tes enfants.
Marlène : En effet, quelle douleur doit ressentir le Père en les voyant ainsi. Nous devons beaucoup prier pour eux et réparer les offenses qu’ils se font entre eux et qu’ils font au Seigneur.
Michel : Aujourd’hui, il semble qu’à la fin de la rencontre, ils soient repartis avec un peu plus d’espoir.  Prions pour qu’ils persévèrent, qu’ils commencent leur prière conjugale et qu’ils aillent se confesser, comme nous le leur avons proposé.
Marlène : Je suis sûre qu’ainsi, ils entameront un chemin de purification, qui sera ce qui sauvera leur mariage.
Michel : Nous avons confiance en Toi, Mère. Tu ne considères aucun mariage comme perdu, nous non plus.  Gloire à Dieu !

Vierge Marie,

Fais que nous sachions vivre ces derniers jours de Carême auprès de Toi, au pied de la Croix, en réparant les nombreuses offenses que nous causons à Ton Fils.  Sois bénie !  Que le Seigneur soit loué dans le Saint-Sacrement de l’autel !