Archives mensuelles : janvier 2026

Tais toi. Commentaire pour les époux, Marc 1, 21-28

ÉVANGILE

 

Il enseignait en homme qui a autorité

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Marc

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée»

Parole du Seigneur 

Tais-toi.

Vous souvenez-vous avoir entendu ceci ?  « Si tu n’as rien de bon à dire, mieux vaut te taire ». Combien de fois avons-nous dit de notre bouche des paroles qui, telles des flèches blessantes, se plantent dans le cœur de notre conjoint ? Peut-être endormons-nous notre conscience en nous disant à nous même : « Au moins je lui ai dit la vérité » ; mais ce que disait ce démon à propos de Jésus était aussi vrai, et Jésus l’a fait taire. Pourquoi ? Parce que la vérité ne peut jamais être séparée de l’amour. Qu’est-ce qui vous pousse à crier cette vérité ? Examinez votre cœur. Si ce n’est pas l’amour qui vous anime, laissons Jésus vous faire taire ! Freinez vos passions, retenez votre jugement, soumettez votre volonté, mais n’utilisez pas la vérité pour frapper, mais pour aimer, car Jésus est la vérité. Et quand tu te trouveras face à cette tentation, appelle-le ! Invoque son Saint Nom, récite lentement un Notre Père, en demandant de tout ton cœur de l’aide ; laisse Jésus chasser de toi ce démon qui te pousse à utiliser la vérité pour blesser et non pour construire, et à la mettre au service de Dieu. Alors, si, soutenu par la grâce, tu parviens à maîtriser ta langue, tu découvriras qu’à un moment donné, la plus grande force est de réussir à se taire et non à parler. Si, malgré tout, tu venais à tomber, n’aie pas peur de te regarder en vérité. Ne te cache pas et ne te défends pas. Présente ta fragilité au Seigneur, reconnais simplement ta faute et demande pardon à ton mari et à Dieu, avec un cœur contrit, car Dieu ne te méprise jamais et cela te fera grandir en humilité. Tout profite à l’amour.

 

Appliqué à la vie conjugale :

Marine et Manu viennent de rentrer d’une retraite qu’ils ont coordonnée le week-end précédent. Pendant la prière conjugale, à la maison :
Manu : Marine, je crois que pendant la retraite, j’ai encore une fois exagéré sur le sujet de la ponctualité. Je sais que tu l’as remarqué toi aussi, même si tu ne m’as rien dit… J’ai encore beaucoup à progresser.
Marine : Manu, nous sommes tous en chemin, mais j’ai remarqué que tu avais fait des progrès dans ce domaine. Pour commencer, tu le reconnais, et c’est la première étape indispensable au changement, et tu l’as franchie.
Manu : Oui… (ton triste). Nous ne sommes rien…
Marine : Oui tu as raison. Parfois, il s’agit simplement de réordonner les choses… Nous avons souvent de bonnes intentions mais en chemin, nous tombons. Le plus important est que tu veuilles faire des choses pour le Seigneur.
Manu : Tu es adorable.
Marine : Il n’y a pas si longtemps, je me serais permis de te faire des reproches, de te critiquer, de t’attaquer et de te faire remarquer tes faiblesses… enfin… quelle beau chemin le Seigneur accomplit dans nos cœurs.
Manu : Rien n’est impossible à Dieu.

Marine : Gloire à Dieu, mon époux, gloire à Dieu !

 

Vierge Marie,

Apprends-nous à garder le silence dans notre cœur, afin que ce soit Dieu qui y parle et non nous. Loués soient les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie ! .

Quels sont tes filets ? Commentaire pour les époux Saint Marc 1, 14-20

ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc 1, 14-20
Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : ceux-là étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ». Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.

Parole du Seigneur
 
 
Quels sont tes filets ?
 
Jésus commence en disant : « Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est proche ». Dans le mariage, nous tombons parfois dans le piège d’attendre « des temps meilleurs » ou de regretter « le temps passé ». Le mariage n’est pas un objectif à atteindre, mais un sacrement vivant où Dieu habite dans le temps présent du mari et de la femme.
La conversion à laquelle Jésus nous appelle n’est pas simplement « bien se comporter », c’est la rédemption du regard, la rédemption du cœur. C’est passer de voir son conjoint comme quelqu’un qui « doit me satisfaire », à le voir comme un « don » pensé par Dieu depuis l’éternité. C’est se convertir, afin que la pureté d’intention envers notre époux grandisse dans notre cœur.
Les apôtres ont laissé leurs filets pour suivre Jésus. Dans le mariage, les « filets » représentent tout ce qui nous retient et nous empêche d’être pleinement présents. Parfois, ces filets sont le surmenage, l’utilisation excessive du téléphone portable ou l’attachement à la famille d’origine qui empêche la nouvelle famille de grandir. Suivre Jésus dans la vocation du mariage implique de « lâcher prise » pour pouvoir « embrasser » le projet d’amour que Dieu a conçu pour les époux.

 
Appliqué à la vie conjugale
 
Hélène et Charles. Ils ont passé une semaine tendue, remplie d’engagements professionnels, et ils se sont à peine regardés dans les yeux.
Un soir, après avoir couché les enfants…
Hélène : Charles, demain, je dois aller au bureau plus tôt, je ne pourrai donc pas t’aider à préparer le petit-déjeuner. Je suis débordée par ce rapport.
Charles : Hélène, l’évangile de la messe me disait qu’aujourd’hui, c’est le moment de laisser de côté les filets et de suivre Jésus. J’ai l’impression que nos « filets » sont actuellement les écrans. Ils nous piègent et nous éloignent l’un de l’autre.
Hélène : Je sais, mais si je ne termine pas ça, je me sens en insécurité. Ce sont mes filets, ils me nourrissent, mais tu as raison, ils m’étouffent et nous éloignent l’un de l’autre.
Charles : Jésus a appelé les pêcheurs au milieu de leur travail, pas pendant leur repos. Il nous appelle maintenant, au milieu de cette fatigue. Je te propose une « conversion » : laissons le travail pour aujourd’hui. Dînons rapidement et prions ensemble en partageant ce que nous dit l’Évangile. Notre union est plus importante que ce rapport.
Hélène : Tu as raison, « laisser les filets » pour aujourd’hui signifie cesser de me soucier de ce que pensent les gens au bureau et m’occuper à construire cette intimité commune, qui grandit chaque fois que nous échangeons nos pensées et nos soucis dans la prière.

 
 
Vierge Marie
Aidez-nous à donner la priorité à l’amour et à la présence de Dieu dans notre foyer. Loué soit le Seigneur !a

Laisse-Lui les rênes – Commentaire pour les époux : Mt 3, 13-17

EVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 3, 13 – 17

Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! »
Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire.
Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

Laisse-Lui les rênes

Les paroles de Jean à Jésus résonnent en moi : « et c’est toi qui viens à moi ? »
Et je vois combien de fois Jésus vient à moi pour que je le console sur la croix, pour que je l’aide à sauver des âmes, pour que je lui tienne compagnie dans le Saint-Sacrement, dans l’adoration. Et comment puis-je faire tout cela ? Comment puis-je Te consoler ? Comment puis-je T’aider à sauver des âmes ? Et Tu me réponds de le faire en acceptant tout ce qui m’arrive, agréable ou désagréable, comme quelque chose que Tu permets, que ce soit à travers mon époux, mes enfants, mes collègues de travail, ma famille ; tout ce que Tu mets chaque jour sur mon chemin ; car tout cela est pour que je grandisse en vertu et que je parcoure le chemin de la sainteté auquel je suis appelé. Faire cela, ce n’est rien d’autre que d’accomplir Ta volonté pour moi. Chaque jour, Tu viens à moi pour me demander de Te suivre et de faire Ta volonté. Car même si c’est moi qui ai besoin de Ta grâce, de Ton salut, pour que Tu me les accordes, pour que Tu m’aides, Tu as besoin que je T’accueille dans chacune des situations que je vis. Comme le disait saint Augustin, Dieu qui t’a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi. Dieu a besoin de ma permission, Il ne fera rien sans moi, mais une fois que je Lui ai dit que je veux Son salut, Sa grâce, je dois être prêt à faire Sa volonté, car Lui seul sait ce qui est le mieux pour moi et pour ma vie, même si je ne le comprends pas, même si cela ne me plaît pas.
Tout est un mystère, un mystère merveilleux, lorsque tu laisses Dieu prendre les rênes de ta vie.

Appliqué à la vie conjugale

Michel : Alice, parfois je ne comprends pas pourquoi nous traversons cette épreuve ; je désespère et je ne vois pas la lumière au bout du tunnel.
Alice : Michel, moi aussi je suis parfois envahie par le désespoir, mais je vois que le Seigneur me demande de m’abandonner à la maladie, d’accepter Sa volonté pour moi, pour nous.
Michel : C’est tellement dur de te voir souffrir, si faible, de ne pas pouvoir t’aider…
Alice : C’est ce que le Seigneur nous demande. Écoute, cela semble inutile, et nous ne comprenons rien, mais nous devons avoir la certitude qu’Il tirera un grand bien de cette épreuve.
Michel : Quelle force, Alice, et quelle sérénité.
Alice : C’est la grâce de Notre Seigneur qui me soutient et qui me pousse à m’abandonner toujours davantage, pour le salut de beaucoup. Il a besoin de nous, de notre « oui », de notre abandon. La souffrance avec Lui a un sens.
Michel : J’ai tant à apprendre de toi, de cette confiance en Dieu. Chaque jour, je demande à Notre Mère de nous aider à accueillir tout cela.
Alice : C’est la seule option que nous avons, prier et vivre dans le cœur de Marie, elle prend tellement soin de nous…
Michel : Merci Seigneur pour cette épouse si merveilleuse.
Alice : C’est moi qui dois te remercier pour ce mari au cœur si grand.

Vierge Marie

Aide-nous à toujours dire oui à la volonté de Dieu dans notre vie, et à tout garder dans notre cœur, comme toi, notre précieuse Mère. Béni et loué soit Dieu !

Aujourd’hui avec nous – Commentaire pour les époux : Luc 4, 14-22a

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 4, 14-22 a)

En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Aujourd’hui avec nous

L’aujourd’hui de l’Evangile n’est pas seulement liturgique, il est aussi notre quotidien. Le Christ désire continuer à proclamer la Bonne Nouvelle au monde, à notre famille, et d’une façon très concrète dans notre mariage. Notre mariage est appelé à être un lieu de libération, où nous pouvons ouvrir notre cœur et nous donner tels que nous sommes avec la liberté de nous parler tout en sachant que ce que je dis sera reçu avec une écoute amoureuse.  Un lieu où la parole guérit, ne juge pas, ne critique pas, ne répond pas par l’amour propre.  Un lieu de grâce où le Christ vient annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres. Nous, les pauvres époux nous sommes entrainés par la routine, par l’Amour propre en permanence, des parents qui ne savent pas éduquer, des enfants dans l’incertitude…Le conjoint chrétien n’est pas le Sauveur de l’autre, mais plutôt l’instrument de l’Esprit Saint à travers l’écoute, le pardon, la patience, la vérité dite dans la charité.  La Bonne Nouvelle du Christ pour notre mariage, c’est qu’Il vient nous libérer du ‘tu es toujours pareil’, ‘tu ne changeras jamais’, ‘tant que mon conjoint ne change pas, je ne bougerai pas’, du silence qui punit, de l’autoritarisme sans amour, et le remplace par l’agir toujours dans l’Amour avec miséricorde, sans comprendre, sans laisser la raison s’emparer de nos jugements.

Appliqué à la vie conjugale : 

(les époux avec le couple tuteur)

Tuteur : Quand Jésus dit : l’Esprit du Seigneur est sur Moi », pensez-vous que cela se termine à l’Eglise, ou bien pensez-vous que cela continue dans votre maison ? 
Epouse : je suppose que cela devrait continuer…mais parfois, à la maison, il n’y a que de la fatigue et des grises mines.
Tuteur : St Jean-Paul II nous dit que cette fatigue est justement l’endroit où le Christ veut agir. Où sentez-vous que la Bonne Nouvelle manque dans votre quotidien ? 
Epouse : en fait, dans la façon dont nous nous parlons. On s’est habitués à se parler de travers, et tout ressemble à un reproche.
Tuteur : alors, là, il y a une pauvreté et Jésus est venu apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Quel geste concret le Christ pourrait-Il vous annoncer aujourd’hui dans Sa Bonne Nouvelle ? 
Epouse : nous écouter sans nous interrompre, en nous regardant dans les yeux et en accueillant charitablement ce que nous nous disons…même si c’est dur. 
Tuteur : ça, c’est déjà coopérer avec l’Esprit Saint.  Et la libération ? De quoi faudrait-il libérer votre mariage ? 
Epouse : de l’orgueil. Ne pas agir selon notre raison, mais bien selon notre abandon par amour.
Tuteur : très bien. Le Christ ne vient pas nous accuser, mais bien ouvrir des chemins. Et ainsi, avec l’aide de Dieu, vous ouvrez un chemin vers la communion de votre mariage. Demandons au Seigneur de déverser Sa grâce pour qu’elle vous fortifie et que vous persévériez sur cette voie.

 
Vierge Marie
Comme Tu as accueilli la Parole et que Tu l’as gardée dans Ton cœur, apprends-nous à nous écouter respectueusement, à nous parler en vérité et à décider ensemble à la lumière de Dieu.  Loué soit le Seigneur pour toujours ! 

Sans crainte – Commentaire pour les époux : Marc 6, 45-52

EVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc 6, 45 – 52

Après avoir rassasié les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.
Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris. Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.

Sans crainte

Combien de fois dans notre mariage les difficultés surgissent-elles, accompagnées de la peur ?
Un problème survient au travail, et nous avons peur. Ou une maladie, et la peur s’installe…
Pourtant, le Seigneur nous dit : « N’ayez pas peur ». Car le Seigneur nous rend visite de nombreuses façons : dans le bon comme dans le mauvais, dans la santé comme dans la maladie… Face à cette difficulté, nous devons avoir foi en Son amour conjugal. Si nous avons foi lors de cette difficulté, nous pourrons la vivre ensemble et, en restant unis, la communion viendra, ainsi que les fruits de la communion… Alors, il n’y aura plus de peur, car Il est parmi nous. Et Il donnera des fruits de paix, de joie…
En effet, dans notre mariage, nous devons avoir la foi que nous avons dit « oui » à Son amour conjugal lorsque nous nous sommes mariés, et ainsi, à travers notre sacrement, cet amour agit si nous croyons en Lui : dans la santé et dans la maladie…

Appliqué à la vie conjugale

Georges : Bonjour Julie, j’ai des nouvelles du travail, ils procèdent à des réductions d’effectifs, et je pense que je serai l’un des prochains…
Julie : Mais Georges, comment est-ce possible ? Tu y as consacré toute ta vie, de nombreuses heures, tes week-ends… Et maintenant ? Que va-t-on faire ?
Georges : La situation est catastrophique… Il n’y a donc rien à faire…
Julie : Je n’arrive pas à y croire, comment peuvent-ils te faire ça, alors qu’ils savent que nous avons cinq enfants et un crédit immobilier…
Julie (après avoir prié) : Chéri, tu sais quoi ? Si le Seigneur nous met dans cette situation, c’est pour une bonne raison, alors maintenant, ce que nous devons faire, c’est rester unis et affronter cette situation ensemble, avec la foi que rien n’échappe au Seigneur…
Georges : Bien sûr, c’est peut-être le moment de se lancer dans le projet dont nous rêvions tant et de créer une entreprise. Il nous le dira, n’est-ce pas chérie ?
Julie : Bien sûr. Et ainsi, nous pourrons passer plus de temps ensemble et en famille.

Vierge Marie

Toi qui as dit « oui » au Seigneur en toutes choses, aide-nous à lui dire « oui » aussi dans les difficultés, car il sait et connaît tout de nous, et il les permet pour une raison.
Loué soit le Seigneur !