Archives mensuelles : mars 2026

Toujours Oui – Commentaire pour les époux : Lc 1, 26-38

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 2638)

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.  L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » 
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

Parole du Seigneur

Toujours Oui

Nous arrivons à la fin du Carême, et alors que le mystère de la Croix approche, cet Évangile apparaît comme une oasis dans le désert. Nous contemplons l’Annonciation comme une grande lumière qui nous enseigne à vivre la croix. Le Oui de la Vierge ne fut pas un oui ingénu ni facile. Marie connaissait les Écritures et savait que le chemin du Messie passerait par la souffrance. Pourtant, devant la visite de l’ange et sans tout comprendre, elle répondit avec disponibilité et confiance : « Qu’il me soit fait selon ta parole. » Marie savait que ce oui impliquait de la douleur, qu’une épée transpercerait son cœur de mère, et pourtant elle s’est abandonnée et a accepté que s’accomplisse en elle la volonté de Dieu.
À nous aussi, le Seigneur nous rend visite dans le quotidien, souvent dans la joie, mais d’autres fois dans la croix, au milieu de circonstances que nous ne comprenons pas, de difficultés, d’épreuves, de moments d’obscurité… Dieu nous parle à travers les événements de la vie et attend notre réponse, notre confiance en Lui et en son plan pour notre mariage. Quelle délicatesse que celle de Dieu ! Il ne s’impose pas, il veut être accueilli et attend notre disponibilité. Le Oui de Marie a permis l’Incarnation de Dieu dans le monde et notre petit oui de chaque jour permet que Jésus « s’incarne » d’une certaine manière dans notre vie quotidienne. Seigneur, qui suis-je pour que tu veuilles compter sur moi ? Qui suis-je pour que tu veuilles partager un petit peu de ta croix ? Depuis cet émerveillement et unis à Marie, nous voulons te dire : « Que ton plan s’accomplisse dans nos vies ».

Application à la vie conjugale :

Alicia : (en larmes) Jacques, le médecin a été clair… nous ne pouvons pas avoir d’enfants. 
Jacques : J’avais encore de l’espoir, mais après avoir fait tout ce qui est en notre pouvoir selon la loi de Dieu, quand il l’a dit, j’ai ressenti comme un coup de poignard à l’intérieur. 
Alicia : Mais comment est-ce possible ? Nous avions toujours imaginé la maison pleine d’enfants… nous avons tant d’amour à leur donner… 
Jacques : Il semble que la vie ne sera pas comme nous l’avions imaginée. Il va nous en coûter beaucoup d’accepter que Dieu a d’autres plans… Peut-être attend-il de nous une fécondité différente, que nous soyons des parents spirituels pour tant d’âmes et que nous aidions à naître et à grandir tant de mariages qui ont besoin de connaître l’amour de Dieu… 
Alicia : C’est maintenant que nous devons penser que rien n’échappe à Dieu, qu’Il permet tout pour notre sanctification, pour notre union avec Lui… qu’Il est notre Père, que tout ce qui nous concerne Lui importe et que même nos cheveux, Il les a comptés… 
Jacques : Le Seigneur nous visite dans cette croix. Seigneur, que viens-tu faire dans nos cœurs ? 
Alicia : Unissons-nous à Marie, remettons-lui cette douleur si grande pour qu’elle l’offre au Seigneur et, si tu es d’accord, prions avec confiance comme Jésus et Marie. 
Jacques : Seigneur, nous unissons notre douleur à la tienne ; si tu le veux, écarte de nous ce calice, mais que ce ne soit pas notre volonté qui se fasse, mais la Tienne. 
Alicia : Qu’il nous soit fait selon Ta Parole. Amen.

Vierge Marie, 

Aide-nous et enseigne-nous à dire toujours Oui à Dieu, comme tu l’as fait, avec confiance à Nazareth et avec fidélité au pied de la croix. Bénie et louée sois-tu pour toujours !

Veux-tu que ton époux se convertisse ? Commentaire pour les époux. Jean 8, 21-30

ÉVANGILE

Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS.

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. » Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.»

Parole du Seigneur

Veux-tu que ton époux se convertisse ?

« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, vous saurez que “Je suis” ». Le Seigneur nous annonce que c’est lorsqu’il sera élevé sur la croix que sera révélée sa véritable identité. Sur la croix. A quels moments révélons-nous vraiment Jésus-Christ ? Lorsque nous parlons du Christ aux autres ? Lorsque nous disons à notre époux ce qu’il doit faire pour bien agir ? Ou encore lorsque nous servons lors d’une retraite ou que nous donnons une catéchèse ? Mais le Christ nous renvoie à la croix. Il nous appelle à aimer sur la croix. Rien ne révélera davantage Jésus-Christ en nous que d’aimer dans l’épreuve. Ni les miracles, ni les prédications impressionnantes. Veux-tu que ton époux/épouse se convertisse et croie ? Aime-le sur la croix, aime-le quand il ne se rend pas compte que tu as besoin de lui, aime-le quand il a oublié de faire ce que tu lui as demandé, aime-le quand il te parle durement, aime-le… Laisse-toi élever avec le Christ sur la croix, en étant une lumière d’amour au milieu de l’obscurité. Rien d’autre que de continuer à aimer jusqu’à l’extrême, unis à Jésus, ne fera mieux transparaître Son Cœur et Sa divinité ; et alors, avec l’aide de Dieu, nous aurons préparé le chemin pour qu’en voyant l’amour divin en toi, il croie.

Appliqué à la vie conjugale :

Laurie : François et les enfants, c’est l’heure de dîner !
François : J’arrive, Laurie…
Laurie : Allez les enfants, mettez la table et chacun s’occupe de son service.
Laurie se dit : Il est déjà 20h et ça fait une demi-heure que les enfants et moi l’attendons… François, on va dîner !
François : Encore ? J’arrive, j’arrive… J’ai du boulot par dessus la tête, tu ne le vois pas ? Vraiment, tu es super impatiente !
Laurie pense: C’est maintenant que je dois garder mon calme et comprendre qu’il est tendu et crevé par les exigences de son travail. Aide-moi, Saint-Esprit, car je n’y arrive pas toute seule…
  • « Eh bien, quand tu seras prête, mon chéri. »
François : Je t’ai entendue…
Laurie pense: Comme c’est difficile pour moi… mais c’est le moment de le comprendre et de l’aimer.
  • « Mon amour, j’ai préparé la viande en sauce que tu adores. »
François pense : En plus de m’attendre après que je lui ai répondu sèchement, elle m’accueille avec un sourire… Vraiment quelque chose a changé depuis qu’on nous a enseigné ce topo sur la Croix dans notre vie.
Laurie : merci pour ta patience et pour supporter ma mauvaise humeur.
Laurie : François, je suis heureuse d’être fidèle à ce que je t’ai dit le jour de notre mariage : je te reçois et je me donne à toi dans le bonheur et les épreuves, dans la santé et dans la maladie…
François : Quelle belle chose que d’incarner ce qu’on nous a dit sur l’accueil de la Croix, comme tu le fais.

Vierge Marie,

Merci de nous avoir donné ton Fils qui s’est donné jusqu’au bout. Béni soit le Seigneur !

Je ne te condamne pas. Commentaire pour les époux : Saint Jean 8, 1-11

ÉVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 8, 111
En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre ». Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Parole du Seigneur
 
Je ne te condamne pas
Souvent, dans notre mariage, nous nous sentons habilités à juger et à condamner notre conjoint lorsqu’il pèche, et encore plus lorsque nous en subissons les conséquences.
Face au jugement et à la condamnation des pharisiens à l’égard de cette femme, qui n’avait certes pas bien agi, Jésus leur rappelle leur péché, l’impureté de leur cœur dont ils doivent tenir compte avant de condamner les autres. Il n’y a qu’un seul jugement qui nous sera permis, celui de notre propre âme lorsque, devant Dieu, nous la comparerons à sa pureté, et alors nous verrons clairement tout ce que nous devons purifier pour pouvoir embrasser l’Amour.
Il nous rappelle aussi que la condamnation empêche le salut de la personne. Jésus déteste le péché, mais il aime profondément le pécheur. C’est pourquoi il renvoie la femme en lui disant de ne plus pécher. Il désire sa pureté, il désire le salut de tout son peuple et continuera d’espérer que nous ne péchions pas jusqu’au dernier jour de notre vie.
Appliqué à la vie conjugale
 
Laure : Pierre, aujourd’hui à la plage, tu n’arrêtais pas de regarder les filles d’à côté. Quel manque de respect… Ça m’a beaucoup blessée.
Pierre : Moi ? Mais non ! C’est toi qui te fais des idées.
Laure : Mais elles-mêmes se moquaient de voir à quel point tu avais l’air béat. Ne m’adresse pas la parole et surtout, ne t’approche pas de moi.
(Laure et Pierre ont passé quelques jours sans presque se parler)
Laure : Pierre, j’ai prié pour ma colère. Même si ce que tu as fait n’était pas bien, je vois que je fais moi-même beaucoup d’autres choses qui te font du mal. Je ne veux pas qu’on reste éloignés l’un de l’autre.
Pierre : Laure, tu avais raison et j’ai beaucoup de mal à ne pas céder à cette tentation. Je me suis déjà confessé et je suis heureux que tu me pardonnes aussi. Je suis prêt à faire tout ce qu’il faut pour surmonter cette faiblesse.
Laure : Écoute, l’Évangile dit : « Si ton œil te fait pécher, arrache-le. »
Pierre : Eh bien, j’avais pensé commencer par quelque chose de moins radical, car borgne, je ne serai pas très à mon avantage. Je te propose que la prochaine fois que nous irons à la plage, nous nous installions dans la zone réservée aux grands-parents. Cela m’aidera, pendant que je travaille sur ce sujet avec mon directeur spirituel.

Vierge Marie,

Sainte Vierge, aidez-nous à nous transformer pour que le seul jugement que nous portions soit celui de notre cœur, afin de discerner ce que nous devons purifier. Loué soit Dieu qui nous libère de notre péché.

Comme je l’aimais- Comentaire pour les époux : Jn 11, 3-7. 17. 20-27. 33-45

EVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 11, 3-7. 17. 20-27. 33-45
En ce temps-là, les deux sœurs de Lazard envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Comme je l’aimais !

Tout comme Jésus aimait Lazare, il nous aime ainsi, chacun d’entre nous, pour ce que nous sommes ; et tout comme il a pleuré son ami Lazare, il pleure aussi pour nous. Non pas parce que nous sommes morts dans notre corps, mais dans notre âme. Il est la Vie, et chaque fois que, dans notre mariage, nous l’oublions et voulons agir seuls, et nous imposer à notre conjoint en oubliant que sans Lui nous ne pouvons rien faire, nous sommes en train de mourir. 
Chaque fois que nous ne reconnaissons pas notre pauvreté, notre péché, nous mourons, car Il est la Vie, la seule qui vaille la peine d’être vécue, pour Lui, avec Lui et en Lui.
Nous vous encourageons, pendant ce qui reste du Carême, à raviver votre cœur, votre intimité, avec Lui et entre vous, afin qu’à l’approche de Pâques, vous puissiez ressusciter comme Lazare.
Appliqué à la vie conjugale

Hélène : Charles, aujourd’hui, pendant ma prière, le Seigneur m’a montré que nous ne vivons pas bien le Carême ; nous sommes un peu paresseux. 
Charles : Bon, pas tant que ça, même s’il est vrai qu’au début du Carême, on se fait toujours plein de bonnes résolutions qui finissent par tomber à l’eau.
Hélène : C’est ce que je veux dire, j’ai l’impression qu’on s’est laissés aller, comme si c’était un Carême de plus, qu’on a voulu faire les choses par nos propres moyens et qu’on n’y est pas parvenus.
Charles : Tu as raison, Hélène, nous ne l’avons pas pris en compte. Mais nous pouvons encore nous rattraper. Je propose de commencer par faire une bonne confession, afin de préparer notre cœur pour Pâques.
Hélène : Oui, il faut demander pardon. Je propose de faire un petit sacrifice : allons donner un coup de main lors d’une retraite et profitons-en pour rester à l’Adoration, car on a toujours besoin de ces petits moments avec le Seigneur.
Charles : D’accord, et pour finir, je propose de vivre cette Semaine Sainte en compagnie du Seigneur.
Hélène : Oui, mais il faut d’abord Lui demander Son aide, afin qu’avec Sa grâce et nos efforts, ce soit un moment précieux.
Charles : Alors, mettons-nous au travail : commençons par prier, unis dans le Seigneur.

Vierge Marie

Nous te demandons de nous aider à toujours prendre conscience de notre petitesse, afin que, dans l’humilité, nous demandions au Seigneur de nous appeler et de nous délivrer du péché qui nous conduit à la « mort ». Loué soit le Seigneur !

Les doutes nous éloignent – Commentaire pour les époux : Jean 7, 40-53

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Les doutes nous éloignent 

Dans ce passage de l’Evangile de Jean, nous voyons comment le conflit autour de Jésus enfle. Ce n’est pus simplement une discussion, mais plutôt le début d’un rejet qui va endurcir les cœurs jusqu’à aboutir à la crucifixion de Jésus. Et cela n’arrive pas subitement, mais bien petit à petit : le doute, le préjugé et l’orgueil ferment graduellement le cœur à la vérité, et le peuple semble divisé : les uns croient, les autres doutent et d’autres encore jugent selon des idées préconçues.  Et la division ne vient pas de Jésus, mais bien du regard de ceux qui Le regardent. Une chose très similaire nous arrive à nous, les époux. Les doutes nous éloignent entre nous, parce qu’ils brisent le regard « propre ». Lorsque je laisse entrer le soupçon, je ne regarde plus mon époux avec de la reconnaissance, mais bien avec du jugement ; je ne l’écoute plus avec un esprit d’ouverture, mais plutôt sur la défensive.  Je commence à interpréter en fonction de mes peurs, et non selon la vérité de l’autre. Et donc, sans vraiment nous en rendre compte, une distance se crée et brise l’union entre les époux ; cela ne se fait pas d’un seul coup, mais bien lentement ; le doute s’installe au lieu de la confiance, et le soupçon s’impose sur le don reçu.  Nicodème apparaît au milieu du conflit et nous apprend qu’avant de juger, nous devrions écouter et accueillir avant de supposer. C’est une invitation directe pour les époux à ne pas fermer nos cœurs sans avoir recherché la vérité dans le cœur de mon époux. Et revoir mon époux comme un don, comme le lieu où Dieu vient à ma rencontre, et qui déforce le doute, et rend au cœur la joie d’aimer en vérité.

Appliqué à la vie conjugale :

Lucie: Jean, je vois qu’aujourd’hui, tu as dépensé 400€…

Jean : Lucie, je t’explique ça plus tard, sinon j’arriverai en retard à ma réunion. 
Lucie : je t’explique ça plus tard ? Jean, je vois que dernièrement, tu prends des décisions importantes sans me consulter.
Jean : Lucie, ce n’est pas cela, je te le jure.  Plus tard, je te raconterai calmement ce qui s’est passé, mais c’était nécessaire.
Lucie : ouais, je commence à connaître tes besoins…c’était vraiment nécessaire ou c’était un achat compulsif ? (Silence gêné) Bon…je pense que je me laisse emporter par le soupçon et je ne veux pas juger sans t’écouter. Chéri, tu me raconteras ce qui s’est vraiment passé ? 
Jean : Lucie, ce matin, une pièce de la voiture est tombée en panne, et il fallait régler le problème aujourd’hui…j’ai pensé te le dire, mais j’étais tellement pressé que je me suis dit que je te le raconterai plus tard calmement.
Lucie : Jean, merci de me le dire…et pardonne-moi de m’être laissé dominer par le doute et le soupçon.
Jean : ce n’est rien, mon cœur. La prochaine fois, je ferai l’effort de te dire tout avant.

Vierge Marie, 
 
Aide-nous à faire confiance comme Toi et à écouter le cœur ouvert, toujours avec Ta tendresse.  Béni et loué sois-Tu pour toujours, Seigneur .