ÉVANGILE
Je vous donne ma paix.
Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »
Parole du Seigneur
Parole du Seigneur
Choisir l’autre.
Lorsque nous laissons entrer le prince de ce monde dans notre mariage, surgissent inévitablement les disputes, la froideur, la méfiance et le jugement. Deux chemins très clairs s’offrent alors à nous : réagir à partir de la blessure ou choisir d’aimer, puisque nous aimons le Père et que nous souhaitons répondre à Son amour. Il suffit que l’un des deux brise ce cercle vicieux : qu’il renonce à avoir raison, qu’il fasse le premier pas, qu’il s’approche avec humilité pour demander pardon, qu’il embrasse avec tendresse, qu’il prononce un « je t’aime » sincère… Alors quelque chose change, car la grâce fait irruption. Et la paix arrive dans ce foyer. Non pas une paix superficielle, mais la paix de Dieu : celle qui élargit le cœur, celle qui guérit, celle qui rend la vraie joie. Une paix qui ne dépend pas des circonstances, et que le monde ne pourra jamais nous donner.
Appliqué à la vie conjugale :
Laure et Manu s’étaient disputés au sujet du camp d’été de leurs enfants. Laura était convaincue que la meilleure option était de les envoyer au même camp que les années précédentes, pour ne pas changer leurs habitudes ; Manu, en revanche, était persuadé qu’ils avaient besoin de nouveauté, et qu’ils devaient rencontrer d’autres personnes et faire face à des situations nouvelles pour gagner en maturité. Tous deux défendaient fermement leur point de vue… jusqu’à ce que la dispute éclate. Le ton monta, puis soudain, le silence. Un silence tendu, inconfortable, qui les poussa à s’éloigner l’un de l’autre, chacun à une extrémité de la maison, le cœur serré. Tous deux savaient ce qui s’était passé. Ils avaient cédé à la tentation : là où il aurait dû y avoir communion, il y avait division. Et cela leur faisait mal. Séparément, ils se mirent à prier. En secret, ils ont laissé l’Esprit leur montrer le chemin de l’Amour : un chemin qui passe par le renoncement à ses propres critères, par l’obéissance à celui qu’on aime, par la recherche de la communion… et, surtout, par le désir du vrai bien de leurs enfants (précisément ce qui les avait amenés à se disputer). Car il n’y a pas de plus grand bien pour un enfant que de contempler l’amour entre ses parents. Ils ne savaient pas encore quelle décision ils prendraient. Mais ils savaient clairement que le chemin qu’ils venaient de prendre n’était pas la bonne voie. Et alors, presque en même temps, ils se levèrent tous les deux.
Laure et Manu s’étaient disputés au sujet du camp d’été de leurs enfants. Laura était convaincue que la meilleure option était de les envoyer au même camp que les années précédentes, pour ne pas changer leurs habitudes ; Manu, en revanche, était persuadé qu’ils avaient besoin de nouveauté, et qu’ils devaient rencontrer d’autres personnes et faire face à des situations nouvelles pour gagner en maturité. Tous deux défendaient fermement leur point de vue… jusqu’à ce que la dispute éclate. Le ton monta, puis soudain, le silence. Un silence tendu, inconfortable, qui les poussa à s’éloigner l’un de l’autre, chacun à une extrémité de la maison, le cœur serré. Tous deux savaient ce qui s’était passé. Ils avaient cédé à la tentation : là où il aurait dû y avoir communion, il y avait division. Et cela leur faisait mal. Séparément, ils se mirent à prier. En secret, ils ont laissé l’Esprit leur montrer le chemin de l’Amour : un chemin qui passe par le renoncement à ses propres critères, par l’obéissance à celui qu’on aime, par la recherche de la communion… et, surtout, par le désir du vrai bien de leurs enfants (précisément ce qui les avait amenés à se disputer). Car il n’y a pas de plus grand bien pour un enfant que de contempler l’amour entre ses parents. Ils ne savaient pas encore quelle décision ils prendraient. Mais ils savaient clairement que le chemin qu’ils venaient de prendre n’était pas la bonne voie. Et alors, presque en même temps, ils se levèrent tous les deux.
Chacun, de son côté, décida de se diriger vers l’autre. Et, de manière inattendue, ils se retrouvèrent au milieu du couloir. Ils se regardèrent. Ils s’arrêtèrent. Et sur leurs visages, encore marqués par la fatigue du combat, naît l’esquisse d’un sourire qui les surprit tous les deux ; l’Esprit suscite lui aussi des sourires. Ils firent un pas de plus… et s’étreignirent. Et à cet instant, sans avoir encore choisi le camp de leurs enfants ils avaient déjà choisi le camp le plus important : s’aimer par-dessus tout.
Vierge Marie,
apprends-nous que la volonté de Dieu repose toujours sur l’amour sacrificiel et sur l’union. Loué soit le Seigneur !
