
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.
Parole du Seigneur
Ta Force peut tout.
Merci beaucoup, Seigneur, de nous éclairer par ta vie. Dans cet Évangile, tu nous donnes les clés pour suivre ce chemin.
Tout d’abord, nous voyons la place prioritaire que la prière doit occuper dans notre quotidien. Pour toi, c’était le fondement, ce moment où tu écoutais le Père pour ensuite accomplir Sa Volonté. Nous voyons également la nécessité de continuer à t’écouter tout au long de la journée afin de pouvoir toujours faire ta volonté et non la nôtre.
Et pour y parvenir, nous avons besoin de cette force qui jaillit de toi, qui peut tout. Et quelle est cette force ? Les sacrements, issus de ton Cœur transpercé, pour pouvoir aimer comme Tu nous aimes. Dans notre vie d’époux en particulier, il s’agit du sacrement du mariage.
Seigneur, comment puis-je recevoir toute ta force, à travers notre sacrement, pour aimer mon mari comme Tu le veux ? Eh bien, en me mettant en disposition pour cela, en m’approchant de mon mari avec vénération, en reconnaissant qu’il est le plus grand don que Tu m’aies fait. Et en sachant que chaque fois que j’accomplis un acte d’abandon et d’accueil envers lui, un acte d’amour, par la force de notre sacrement, mon petit amour se transforme peu à peu en Ton Amour. C’est ainsi que j’aime mon mari avec Ton Amour.
Quelle merveille, Seigneur ! Mille mercis !
Appliqué à la vie conjugale :
Matthieu : Julie, je ne peux m’empêcher de rendre grâce à Dieu pour toi. C’est incroyable à quel point cela me transforme. Il y a quelque temps encore, je voyais tout en noir, je te regardais d’un mauvais œil, je croyais que notre mariage était fini. Et il m’a suffi de lui dire « oui », de le laisser entrer dans ma vie, pour qu’il renouvelle tout.
Julie : Oui, c’est merveilleux. Il nous a ressuscités. C’est comme si une force nous avait transformés. C’est cette force qui émane de Jésus, celle dont parle l’Évangile et qui guérissait tout le monde.
Matthieu : Parfois, je me demande : « Pourquoi nous ? »
Julie : Il a hâte de nous guérir tous. C’est pour cela qu’il est mort pour nous, pour nous guérir tous. Le problème, c’est que nous ne le laissons pas faire et nous ne lui disons pas « oui ». Mais quand nous le laissons faire, que nous oublions nos propres critères et que nous commençons une vie de prière, de sacrements et de mise en pratique de cette vie, en persévérant quoi qu’il en coûte, c’est Lui qui agit.
Matthieu : Oui. La retraite du «Projet Amour conjugal » a été le point de départ. Et ensuite, cette persévérance dont tu parles. Et se laisser aider, les groupes de catéchèse…
Julie : Oui, c’est Lui dire « oui » avec foi. En reconnaissant notre propre misère. C’est commencer à vivre ce « renoncement à soi-même, embrasser la croix de chaque jour et Le suivre ». Que le Seigneur est grand ! Combien de grâces je Lui rends pour toi !
Vierge Marie,
Aide-moi à dire « oui » à ton Fils, à persévérer pour lui permettre de guérir mon cœur. Béni et loué soit Dieu, qui nous aime infiniment !

