Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère
Évangile de Jésus-Christ selon Saint Marc
En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Parole du Seigneur
Rompre les plans.
Jésus ne rejette ni sa mère ni sa famille. Cela serait impensable pour Celui qui a parfaitement accompli le commandement d’honorer son père et sa mère. Jésus ne rompt pas les liens : il les mène à leur plénitude. Et il révèle quel est le véritable fondement de la communion avec lui : ce n’est pas le sang, ni la proximité physique, ni les liens naturels, mais l’obéissance aimante à la volonté du Père. C’est ce qui fait de nous la mère et les frères de Jésus. Comme il nous aime ! Regarde l’intimité à laquelle il nous appelle ! Ton cœur n’est-il pas ému ? Jésus ne t’appelle pas à faire des choses pour lui. Jésus veut être proche de toi. Il veut ton cœur, ton amour. Et le véritable amour de Dieu me pousse à lui abandonner ma volonté. La foi en Dieu se prouve par le détachement de ma propre volonté pour adhérer à la sienne. Même si cela fait parfois mal. Car plus que la santé que l’on demande tant, plus que l’argent, plus même que les personnes, nous sommes attachés à faire notre volonté. Et c’est souvent là la racine des problèmes entre époux : la lutte des critères, le besoin de s’imposer et de dominer, le refus de renoncer pour accueillir la volonté de l’autre. Car c’est à cela que nous appelle le Christ. À renoncer. À obéir. À aimer jusqu’à l’extrême. Afin que nous le suivions du calvaire à la gloire ! « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive » (Mc 8, 34)
Le Seigneur ne nous dit pas de nous contenter de connaître Sa volonté, ni de l’admirer, ni même de la prêcher. Il nous dit : faites-la. Car celui qui la fait entre dans le Royaume des Cieux en savourant déjà ici-bas un avant-goût de ce ciel dans sa vie de couple. Au quotidien, dans les petites choses. Dans l’ombre. Dans ce que personne n’applaudit et que seul Dieu voit : quand je choisis le critère de mon époux/épouse plutôt que le mien ; quand je renonce à ce commentaire qui, je le sais, va le/la contrarier ; quand je pardonne à nouveau, même si cela fait mal ; quand je reste fidèle à l’amour alors que le monde m’offre des solutions plus faciles, plus confortables et profondément contraires à l’Évangile. Les saints n’étaient pas de « bonnes personnes ». Les saints étaient des hommes et des femmes qui ont cessé de faire leur volonté pour faire celle de Dieu. Et c’est là qu’ils ont trouvé la joie et le bonheur. C’est là qu’ils ont trouvé la liberté. C’est là qu’ils ont trouvé la vraie vie.
Appliqué à la vie conjugale :
Xavier : Isabelle, ton omelette était vraiment délicieuse !
Isabelle : Je suis ravie qu’elle t’ait plu ! Je pensais ne pas avoir le temps de la préparer, car je me suis aperçue ce matin que nous n’avions plus d’oeufs.
Xavier : Oui, oui, elle était vraiment spectaculaire ! Merci mon amour. Je t’ai vue courir au supermarché.
Isabelle : (sourit) Ça valait le coup rien que de te voir apprécier autant quelque chose d’aussi simple.
Xavier : Tu es tellement belle. (Ils s’embrassent)
Isabelle : Oh, il est déjà tard, rangeons vite, il faut aller chercher les enfants à l’école.
Xavier : Laisse, laisse, je m’en occupe.
Isabelle : Vraiment ?
Xavier : Oui, oui ! Vas-y, fais la sieste, je range tout.
Isabelle : Oh mon Xavier, je t’aime !
Xavier : C’est moi qui dois t’aimer.
Vierge Marie,
Tu es la Mère de Dieu non seulement parce que tu l’as porté dans ton sein, mais aussi parce que tu as écouté, accueilli et vécu tout selon la volonté de Dieu. Apprends-nous, comme à de petits enfants, à aimer en obéissant comme toi. Loué soit Jésus-Christ !