Evangile du jour
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient :
« Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient :
« C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples :
« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Il fut saisi de compassion.
Quelle belle attitude, tellement nécessaire ! Combien de fois avons-nous manqué de compassion dans notre mariage ? Et, à cause de cela, nous n’avons pas su aimer comme le Christ nous aime, abandonnant notre conjoint dans son péché.
Quand nous sommes perdus, parce que nous nous sommes écartés du chemin, nous n’aimons pas être jugés ni montrés du doigt, mais nous n’aimons pas non plus être abandonnés. Quand nous nous sentons indignes, notre cœur ne trouve le repos que lorsque notre conjoint nous accueille. C’est précisément dans ces moments-là que nous avons le plus besoin d’être aimés par lui et par ceux dont nous savons qu’ils nous aiment vraiment, et c’est ce que fait Jésus : Il est saisi de compassion et nous sauve.
Si nous voulons suivre le Christ, nous ne devons pas le faire seulement en paroles, mais aussi en actes, et cela doit se refléter dans notre manière d’agir. Les foules suivaient Jésus parce que les autres « dirigeants » n’étaient pas cohérents, alors que Lui l’était. Nous aussi, nous sommes appelés à L’imiter : être saisis de compassion envers notre conjoint et l’aimer comme Lui l’aime, en l’aidant à développer les dons qu’il a reçus afin qu’il devienne pleinement celui qu’il est appelé à être.
Appliqué à la vie conjugale
Pierre : Bérénice, s’il te plaît, tu peux m’aider à retrouver mon portefeuille ? Je suis déjà en retard pour le travail… Je suis sûr que ce sont les enfants qui l’ont caché. Je t’ai déjà dit mille fois qu’il fallait être plus ferme avec eux, sinon ils nous mènent par le bout du nez. Si tu faisais comme je te le dis, je n’aurais pas à partir au travail dans un état pareil. Ça ne peut plus durer.
(Le soir, quand Pierre rentre à la maison.)
Bérénice : Bonsoir mon chéri. Comment vas-tu ? Comment s’est passée ta journée ? Ce matin, tu es parti un peu énervé, et j’ai prié pour savoir ce que je pouvais faire pour t’aider, parce que j’ai vu ta souffrance. Alors j’ai appelé la baby-sitter et je me suis dit qu’on pourrait aller dîner tous les deux au restaurant d’à côté. On s’offre une petite escapade et tu me racontes tout. Qu’en penses-tu ?
Pierre : Eh bien, Bérénice, je ne sais même pas quoi te dire. Tu me touches en plein cœur. Je pensais que tu allais me reprocher la façon dont je t’ai parlé ce matin, le fait d’être parti en colère et en criant… Mais je ne vois aucun jugement dans ton regard, je vois du pardon, je vois de la compassion, je vois le Seigneur en toi, parce que tu as fait tienne ma souffrance. Tu es formidable. Qu’est-ce que je ferais sans ton aide ?
Bérénice : Ne t’inquiète pas, mon chéri. C’est moi qui rends grâce à Dieu de m’avoir donné la grâce de vivre cette situation avec Son Cœur. Alors, si tu veux bien, nous pourrons Le remercier pendant notre petit temps de prière avant de nous coucher. D’accord ?
Pierre : Avec grand plaisir ! Tu verras que demain, avant de partir de la maison, la dernière chose que je ferai sera de te donner un gros baiser !
Vierge Marie,
Nous devons être capables de demander au Seigneur qu’Il nous apprenne à être saisis de compassion et à nous aimer comme Lui seul sait le faire.
Gloire et louange au Seigneur pour toujours !
