Archives mensuelles : septembre 2026

Au-delà de la norme. Commentaire pour les époux : Saint Luc 6,6-11

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc 6611
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.
Parole du Seigneur.
Au-delà de la norme
Dans la vie conjugale, nous établissons souvent des normes et des attentes quant à ce qui est « juste » ou « raisonnable » : quelle aide nous espérons recevoir, comment nous nous répartissons les tâches ou quelles sont les limites de ce qui est convenable. Lorsque ces règles naissent du désir de bien agir et à la lumière de l’Évangile, elles sont utiles, car elles contrebalancent notre tendance désordonnée à l’égoïsme, à la paresse, à l’orgueil…
Cependant, Jésus nous invite à ne pas nous enliser dans le simple respect des lois. La véritable conversion transforme le cœur pour placer l’amour au-dessus de la norme. À mesure que cet amour mûrit et que nous laissons la grâce agir en nous, le simple critère du « raisonnable » ne suffit plus ; un désir spontané et profond de prendre soin de notre conjoint surgit. Le désir de faire du bien à notre époux et de veiller à son salut finit par remplacer toute exigence ou liste de devoirs mutuels.
 
Appliqué à la vie conjugale
Laure : Eduard, assieds-toi et repose-toi un instant. Depuis que tu es rentré du travail, tu n’as pas arrêté, et maintenant tu repasses mes vêtements pour demain !
Édouard : Ne t’inquiète pas, j’ai presque fini. Je ne suis pas si fatigué aujourd’hui. Et puis, tu ne peux pas m’en vouloir : hier, tu t’es vraiment donné beaucoup de mal pour aider ma mère et j’avais peur que tu te blesses.
Laure : Tu te rends compte à quel point notre vie a changé, Édouard ? Avant, on se disputait pour exiger que l’autre remplisse ses obligations ; maintenant, on se dispute pour alléger la charge de travail de l’autre.
Édouard : Oui. Aujourd’hui, mon plus grand souhait, c’est de veiller à ton bien-être. Je ne me souviens même plus des listes de tâches qu’on s’imposait, même si je reconnais qu’au début, elles nous ont été utiles.
Laure : Et découvrir l’Eucharistie ensemble a été déterminant. Tu dis toujours que c’est là que ton grand changement a commencé.
 
Vierge Marie
Aide-nous à œuvrer pour la conversion de notre cœur plutôt que pour le respect des règles. Loué soit Dieu !

La prière conjugale – Commentaire pour les époux : Matthieu 18, 15-20

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 18, 15 – 20
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.
Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »
La prière conjugale 
Aujourd’hui, Seigneur, Tu nous montres clairement, à nous les époux, que notre prière conjugale recèle un immense pouvoir : Tu te rends présent parmi nous, de manière réelle, et non pas symbolique. Quelle merveille que de prier ensemble et de savoir que Tu es à nos côtés ; nous pouvons nous adresser à Toi pour que Tu nous révèles, dans notre cœur, ce que Tu veux nous enseigner. Et comme il devient facile de demander pardon pour toutes ces fautes qui se produisent au quotidien à cause de notre faiblesse, de nos désordres. Mais dans ce climat, il est encore plus facile de pardonner, car nous pouvons aussi compter sur Ton pardon.
Chers époux, ne gaspillons pas ce don si merveilleux. Approchez-vous sans crainte de cette source de grâce qu’est la prière conjugale, où le Seigneur nous attend chaque jour. Si vous ne le faites pas encore, ou si vous l’avez un peu négligée à cause des vacances, qu’attendez-vous ? Il a hâte de vous parler dans votre cœur d’époux.
Appliqué à la vie conjugale 
(Charlotte et Antoine se préparent pour leur prière conjugale après les vacances)
Charlotte : Antoine, j’ai envie de chanter « Combien j’ai attendu ce moment… ». Ha ha ha
Antoine : Ha ha ha, et pourquoi ça ?
Charlotte : Parce que nous profitons de ce moment de paix et de sérénité entre nous deux et le Seigneur, et que nous reprenons notre prière.
Antoine : C’est vrai, entre les enfants qui n’ont pas d’horaires, la famille et les amis, il nous restait peu de temps à consacrer à notre prière conjugale. Ça me manquait aussi.
Charlotte : Oui, et les rares fois où nous avons pu prendre ce moment, nous l’avons fait à la hâte et sans y prêter vraiment attention.
Antoine : Bon, mais maintenant que la nouvelle année commence, il faut reprendre ce qui nous a fait tant de bien.
Charlotte : Oui, alors ne perdons pas plus de temps : invoquons le Saint-Esprit pour qu’il fasse sentir la présence du Seigneur parmi nous. Tu sais bien que lorsque deux personnes se réunissent en Son nom, Il promet d’être au milieu d’elles.
Antoine et Charlotte : Saint-Esprit, viens chaque jour dans nos cœurs ; enseigne-nous et pousse-nous à pratiquer notre amour conjugal, selon la volonté du Père…
Vierge Marie
Nous te remercions de nous protéger lorsque, par notre faiblesse, nous nous éloignons du Seigneur. Toi qui veilles toujours sur tes enfants, conduis-nous vers le Seigneur afin qu’il puisse se manifester parmi nous. Sois bénie !

Retarder avec Tes yeux – Commentaire pour les époux : Luc 6, 1-5

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »   Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
            – Acclamons la Parole de Dieu.

Regarder avec Tes yeux 

Aujourd’hui, Jésus, Tu nous invites à regarder avec Tes yeux. Les Pharisiens se limitent à l’accomplissement de la loi, alors que Toi, Tu vas plus loin et Tu regardes le cœur.  Alors qu’eux voient une action à juger, Toi, Seigneur, Tu vois le besoin d’accueillir et une personne à aimer.  Seigneur, combien de fois je regarde mon époux en fonction de ce qu’il n’a pas, de ce que j’attends de lui, de ce que je voudrais changer en lui ! et sans m’en rendre compte, je ne contemple plus le mystère que j’ai devant moi : un fils aimé de Toi, une personne que Tu connais bien plus profondément que moi. Apprends-nous à regarder notre époux avec Ton Coeur, à découvrir en lui non seulement ce qui a besoin d’être changé, mais aussi l’oeuvre silencieuse de Ta grâce, ce que Tu fais dans le secret et que nos yeux n’arrivent pas à voir. Donne-nous la grâce de le recevoir comme ce don que nous ne savons pas encore valoriser suffisamment, de l’aimer dans la vérité de sa personne, et de l’accueillir avec reconnaissance, sans vouloir le façonner à notre mesure. Seigneur, que vois-Tu dans mon époux que je ne sais pas encore valoriser ? Apprends-moi à le regarder comme Tu le regardes et à l’aimer avec Ton Coeur.
Appliqué à la vie conjugale : 
 
Laura: Albert, pourquoi as-tu acheté tout cela ? je t’ai donné une liste de courses et je t’ai dit de n’acheter que ce qu’il nous faut.  Il y a plein de choses qui n’étaient pas sur la liste !
Albert : oui, je sais …mais j’ai vu des trucs et je me suis dit que cela pourrait vous plaire. J’ai acheté du chocolat que tu aimes, et puis un petit cadeau pour la petite. Je voulais juste vous donner un peu de joie ce week-end. 
Laura : Pardon, Albert ! 
Albert : pourquoi ? 
Laura : parce que je regarde ce que tu as acheté sans regarder ton cœur. Tu n’as pas fait cela parce que tu es irresponsable, mais parce que tu as pensé à nous.
Albert : je voulais juste vous faire plaisir, j’aime beaucoup rentrer à la maison et vous faire une surprise.
Laura : désolée, Alberto…je ne peux que rendre grâce au Seigneur de me montrer la pauvreté de mon cœur. Comme il est facile de faire tout bien, selon nos jugements, et d’oublier la personne qui est en face de nous. Comme les Pharisiens dans l’Evangile d’aujourd’hui, tellement attachés à la loi qu’ils en oublient les gens. Et moi, je faisais pareil avec toi. Je regardais la liste, et pas ton cœur…ni ta tendresse…
Albert : ne t’en fais pas, Laura. Maintenant, je comprends que tu voulais juste bien faire. Merci de voir les choses d’une autre manière.
Laura : Aujourd’hui, le Seigneur m’a appris qu’avant de regarder ce que tu fais, je dois apprendre à regarder ton cœur.  Je veux voir tes intentions, ton affection, et l’amour derrière chaque geste. 
Vierge Marie, 
Apprends-nous à regarder notre époux avec les yeux de Ton Fils, à soigner son cœur et à découvrir en lui le don que Dieu nous a confié. Béni et oué sois-Tu pour toujours, Seigneur !  

Nouveau mariage – Commentaire pour les époux : Luc 5, 33-39

EVANGILE
Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc 5, 33 – 39En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »
Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux.
Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

Jeunes mariés
Le Christ fait référence à l’Époux, et cela nous interpelle inévitablement, nous, les couples mariés. Le Christ est l’Époux qui vient à notre rencontre et qui souhaite entrer dans notre vie conjugale. Le mariage n’est pas simplement l’union de deux personnes qui s’efforcent de mieux s’aimer ; c’est une vocation dans laquelle le Christ veut se rendre présent et renouveler notre amour.
Souvent, nous voulons vivre un mariage comme s’il était nouveau, mais avec un cœur qui n’a pas changé. Nous voulons que notre époux change, que notre situation change, qu’il y ait plus de dialogue, plus d’affection, plus de patience… mais nous continuons à réagir de la même manière : en défendant notre point de vue, en gardant nos blessures pour nous, en exigeant trop de l’autre ou en essayant de le changer.
Le vin nouveau, c’est le Christ. Et nous sommes les outres neuves lorsque nous Le laissons nous transformer.
Il ne s’agit pas d’apposer un petit « patch » chrétien sur notre façon de vivre le mariage. Il ne suffit pas de prier un peu plus ou d’aller à la messe le dimanche pour continuer ensuite à vivre dans l’égoïsme, l’exigence ou l’autosuffisance.
Le Christ veut nous offrir un amour nouveau : un amour capable de pardonner, de se donner, d’espérer, de comprendre et de rechercher le bien de l’autre avant le sien, et cela exige un cœur nouveau.
Prions aujourd’hui le Seigneur pour qu’il ne nous laisse pas essayer de rafistoler notre mariage avec de petits patch, mais qu’Il nous accorde des « outres neuves » : un cœur capable de recevoir le vin nouveau de Son Amour. Car lorsque le Christ renouvelle notre cœur, notre mariage commence lui aussi à se renouveler.Appliqué à la vie conjugale
Nicolas : Je ne sais plus quoi faire avec toi. On discute, et on en revient toujours au même point.
Suzanne : C’est parce que toi non plus, tu ne m’écoutes pas. Tu veux juste que je fasse les choses comme tu le dis.
Nicolas : C’est que j’ai l’impression que tout ce que je fais t’est égal !
Suzanne : Ça m’importe, si. Mais j’en ai assez d’avoir l’impression que, quoi que je fasse, ce n’est jamais assez pour toi.
Un silence s’installa. Tous deux avaient le cœur brisé. Cela faisait un moment qu’ils essayaient de régler cette situation, mais chaque conversation ne faisait que rouvrir une nouvelle plaie.
Nicolas : Peut-être que nous essayons de sauver notre mariage par nos propres moyens.
Suzanne : Et que veux-tu qu’on fasse ?
Nicolas : Je ne sais pas… Mais aujourd’hui, pendant la prière, j’ai pensé à cet évangile : « À vin nouveau, outres neuves ». Peut-être que nous demandons un amour nouveau, mais que nous restons les mêmes qu’avant.
Suzanne : C’est possible. Ça fait des jours que je demande à Jésus que ce soit toi qui changes.
Nicolas : Hé hé ! Et moi, ça fait des jours que je lui demande que ce soit toi qui changes.
Suzanne : Alors c’est peut-être nous qui devons changer.
Nicolas : Bon, il vaudrait peut-être mieux dire que… c’est à nous de laisser Jésus nous transformer.
Suzanne : Tu as raison, Nico ! Alors, dans notre prière conjugale, nous demanderons au Seigneur de transformer nos cœurs.

Vierge Marie,
Aide-nous à laisser Ton Fils transformer notre cœur afin que nous puissions l’accueillir comme tu l’as fait. Loué soit le Seigneur !

Le Seigneur nous surprend. Commentaire pour les époux. Lc 5,1-11

Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,111
    En ce temps-là,
    la foule se pressait autour de Jésus
pour écouter la parole de Dieu,
tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
    Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;
les pêcheurs en étaient descendus
et lavaient leurs filets.
    Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,
et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.
Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
    Quand il eut fini de parler,
il dit à Simon :
« Avance au large,
et jetez vos filets pour la pêche. »
    Simon lui répondit :
« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;
mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
    Et l’ayant fait,
ils capturèrent une telle quantité de poissons
que leurs filets allaient se déchirer.
    Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque
de venir les aider.
Ceux-ci vinrent,
et ils remplirent les deux barques,
à tel point qu’elles enfonçaient.
    à cette vue,
Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant :
« Éloigne-toi de moi, Seigneur,
car je suis un homme pécheur. »
    En effet, un grand effroi l’avait saisi,
lui et tous ceux qui étaient avec lui,
devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
    et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon.
Jésus dit à Simon :
« Sois sans crainte,
désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
    Alors ils ramenèrent les barques au rivage
et, laissant tout, ils le suivirent.

Le Seigneur nous surprend.
Combien de fois le Seigneur nous surprend-il ! Et combien de fois voudrait-il nous surprendre, mais nous ne le laissons pas faire ! L’initiative vient de Lui, mais il faut que nous nous laissions transformer par sa grâce. C’est de Dieu que nous recevons l’appel, la vocation, la foi, la force, la grâce… mais c’est à nous de les accueillir et de les vivre. Lorsque nous nous abandonnons à Lui et que nous renonçons à nos propres critères, Il agit et l’impossible devient possible. Nous pouvons alors dire comme Pierre : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. » Car nous voyons sa puissance et sa grandeur, et notre néant. Et comme à Pierre, il nous dit : « N’aie pas peur, courage, lève-toi, je suis avec toi. » Dans notre mariage aussi, nous devons laisser le Seigneur monter dans notre barque et nous obtiendrons une pêche miraculeuse, quelque chose d’inimaginable, un mariage saint. Dieu nous comble toujours. Béni soit Dieu et béni soit le sacrement du mariage.

Application à la vie conjugale :

Marie et Xavier sont sur la brèche depuis plusieurs jours. Chaque fois qu’ils essaient d’aborder un problème lié à leurs enfants, ils finissent par se disputer.

Xavier : On finit toujours par en arriver là. C’est impossible de discuter avec toi.

Marie : Tu ne m’écoutes jamais.

Ils sont tous les deux épuisés. Ils pensent tous les deux avoir raison. Ils ont tous les deux le sentiment d’avoir déjà fait tout ce qu’ils pouvaient.

Après quelques minutes de silence, Marie se souvient de la scène de la pêche miraculeuse et se dit : « Peut-être essayons-nous de faire avancer notre mariage par nos propres moyens. Peut-être que le Seigneur me demande quelque chose que je ne veux pas faire pour l’instant. »

Marie : Pour l’instant, je n’ai pas envie de parler. Je suis blessée et je continue de penser que j’ai raison. Mais je ne veux pas que ça se termine comme ça. Pouvons-nous demander au Seigneur de monter dans notre barque ?

Xavier : Moi non plus, je n’ai pas envie et je suis blessé moi aussi. Et je crois que tu ne comprends pas ce que je ressens. Mais… tu as peut-être raison. Nous essayons de tout régler tout seuls. Tournons-nous vers la prière, qu’en dis-tu ?

Marie : Seigneur, nous ne savons pas comment sortir de cette situation. Nous avons jeté nos filets et nous n’avons rien pêché. Mais si Tu nous dis où les jeter, nous voulons Te faire confiance.

Xavier : Marie, pardonne-moi. Avant d’essayer de te faire comprendre ma position, j’aurais dû essayer de comprendre ton cœur.

Marie : Et toi aussi, pardonne-moi. J’étais plus préoccupée par le fait de me défendre que par celui de t’aimer.

Le problème ne disparaît pas comme par enchantement cette nuit-là. Mais quelque chose a changé : ils ont laissé le Seigneur monter dans leur barque. Et là où il n’y avait auparavant que fatigue, reproches et impuissance, une grâce nouvelle commence à se manifester : l’humilité, le pardon et l’espoir. ‎

Vierge Marie,
Notre Mère. Apprends-nous à vivre aux côtés de Jésus à chaque instant. Sois bénie, Vierge Marie.