Archives mensuelles : avril 2025

L’unique gloire. Commentaire pour les époux. Jean 5,31-47.

Évangile.

« Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance » 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,31-47

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »
            – Parole du Seigneur.

L’unique gloire.

Aujourd’hui, le Seigneur nous demande : Comment pouvez-vous croire, vous qui acceptez la gloire les uns des autres et ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? Nous pouvons dire que nous croyons et nous pouvons remplir nos bouches en disant que nous sommes chrétiens, mais si je cherche la gloire que mon mari peut me donner, alors je ne cherche pas la gloire de Dieu, c’est-à-dire que je ne crois pas en Lui, parce que si je croyais vraiment en Lui, je saurais qu’Il mérite tout l’honneur, toute la gloire et toute la louange. Seigneur, que je ne cherche pas à m’approprier Ta gloire.

Appliqué à la vie conjugale :

Marta : Tu ne m’aimes pas, parce que si tu m’aimais, tu m’admirerais. 
Raymond : Ce n’est pas vrai. Je t’aime et je t’admire beaucoup, mais plus que pour ce que tu fais ou pour tes dons, je t’admire pour la dignité que Dieu a voulu te donner.
Marta : C’est vrai. Tout ce qui est digne en moi vient vraiment de Dieu. Pardonne-moi, Seigneur, d’être tombée dans la tentation d’exiger de mon mari qu’il me glorifie. Pardonne-moi, époux.
Raymond : Tu vois, je savais que tu finirais par rendre gloire à Dieu. Le fait que tu Le reconnaisses est ce qui te rend grande à Ses yeux, et c’est ce qu’il me montre de toi. Je t’aime.

Vierge Marie,

À Lui tout l’honneur et toute la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Une autre histoire. Commentaire pour les époux : Jean 5,17-30.

EVANGILE

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,17-30.
En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »
C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut.
Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.
Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.
Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ;
et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ;
alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.
Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

Parole du Seigneur.

Une autre histoire.

La relation de communion des époux est une image de la relation de communion de la Sainte Trinité. C’est pourquoi nous avons tant à apprendre de cet Évangile : le Père montre au Fils tout ce qu’Il fait, parce qu’Il l’aime. Le Fils fait tout ce que le Père lui montre, et le Père laisse tout jugement entre les mains du Fils, mais le Fils juge selon le jugement qu’Il entend du Père, car le Fils ne fait rien de lui-même.
Évidemment, il y a ici des actes qui ne correspondent pas aux époux, comme juger, mais il y a des attitudes de confiance, de soumission, bref de communion entre le Père et le Fils, dont nous avons beaucoup à apprendre.

Appliqué à la vie conjugale

Christine : Notre notaire nous a mis en garde lorsque nous avons signé les pleins pouvoirs entre nous deux. 
Michaël : C’est son obligation de nous faire prendre conscience que nous nous remettons entre les mains l’un de l’autre dans tous les aspects terrestres. Ce qu’il ne sait pas, c’est que nous l’avons fait aussi dans le domaine spirituel, dans la mesure où nous avons la possibilité de le faire.
Christine : C’est comme samedi dernier quand ils m’ont dit : puisque nous voyons que c’est toi qui prends les décisions, nous te posons à toi la question.
Michaël : Et qu’est-ce que tu leur as dit ?
Christine : Que même si cela semble être le cas parce que j’ai un caractère plus décidé, je ne prends aucune décision sans prier avec toi, parce que nous cherchons tous les deux la volonté de Dieu et que nous avons confiance l’un en l’autre.
Michael : Tout à fait. Après tout, je ne vois pas pourquoi les gens s’étonnent si nous ne faisons qu’un. Si les couples mariés étaient conscients de cette unité, ce serait une autre histoire.

Vierge Marie,

Nous sommes l’un pour l’autre et nous voulons être l’un dans l’autre. Fais dans nos cœurs ce que tu dois faire pour qu’il en soit ainsi. Amen.

Aie pitié de moi, Seigneur. Commentaire pour les époux Jean 5, 1-16

ÉVANGILE

Aussitôt l’homme fut guéri.

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. […]
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat »

Parole du Seigneur

Aie pitié de moi Seigneur.

Seigneur, j’attends depuis longtemps que tu guérisses en mon cœur certaines de mes attitudes qui continuent à blesser mon époux, mon épouse, et qui rendent difficile la communion avec moi et, par conséquent, son chemin de sainteté.
Je veux être une aide pour mon épouse, mon époux, mais je n’y arrive pas, Seigneur. J’essaye de l’être mais je continue à le blesser sans le vouloir. 
Aie pitié de moi, Seigneur, car je n’ai pas la capacité de me guérir moi-même.

Appliqué à la vie conjugale :

Nathalie : Une fois de plus, tu me reprends devant mes amis. C’est quoi le problème, tu aimes bien me ridiculiser, c’est çà ?
François : Mais enfin, tu dit devant tout le monde que çà fait quatre ans que nous avons commencé la prière conjugale alors que çà fait juste deux ans. C’est sorti tout seul, mais bon je pense que ce soit si grave que çà.
Nathalie : Ben si en fait, parce qu’on pourrait croire que j’ai essayé d’exagérer et toi tu sais que je ne suis pas très fort avec les dates.
François : Je te demande pardon, ce n’était pas intentionnel.
Nathalie : Oui, mais cela fait plusieurs fois que je te le dis et tu continues à le faire. Tu sais que je suis très peu sûre de moi dans ce domaine et que ce genre de choses me rend la vie très difficile. Quand vas-tu changer ?
François : Je suis désolé, je ne réalise pas. Mais je t’assure que je ne veux pas te faire de mal. J’essaierai de ne pas recommencer, mais surtout, je demande au Seigneur de m’aider. Seigneur, aie pitié de moi.

Vierge Marie,

Demande au Seigneur d’avoir pitié de moi. Amen.