EVANGILE
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 1, 19-28
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.
Certitudes
Notre mère, l’Église, nous propose à nouveau l’Évangile du jour de Noël pour nous rappeler, comme le proclame saint Jean, que « le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 14). L’Incarnation n’est pas une « belle parenthèse », mais une lumière appelée à se concrétiser dans notre vie ordinaire, celle qui est sur le point de reprendre. C’est « la vraie Lumière qui éclaire tout homme » (Jn 1, 9), la lumière du début de notre cheminement spirituel.
C’est la lumière des évidences et des certitudes : de ce qui ne nécessite pas de discernement parce que cela est déjà révélé, et qui, si nous ne l’affrontons pas avec vérité, freine notre croissance. « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (Jn 1, 4).
Cette lumière m’interpelle en tant que époux : quelle intimité est-ce que je partage avec mon épouse ? Est-ce que je connais ses rêves et ses peurs ? Et aussi en tant que père : combien de temps est-ce que je consacre à mes enfants ? Que sais-je vraiment d’eux ? Car la lumière est venue dans le monde, mais elle peut ne pas être accueillie (cf. Jn 1, 10-11).
Lorsque le diable ne parvient pas à nous détourner du chemin, il nous précipite et nous pousse à rechercher des expériences spirituelles intenses, en oubliant la simplicité du commencement. Revenir au commencement, c’est revenir à Jean : nous retrouver, non pas avec une règle, mais avec une Parole qui est Personne, le Fils unique du Père, « plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14), qui veut illuminer toute notre vie.
Appliqué à la vie conjugale
Après les vacances, Jean rouvre son agenda : réunions dès le matin, voyages enchaînés, appels téléphoniques incessants et toutes sortes d’engagements qui occupent également ses week-ends.
Ces fêtes de Noël ont été spéciales et il se demande si ce qu’il a vécu va vraiment « habiter » sa vie ou si cela restera, une fois de plus, une expérience belle mais passagère. Il perçoit clairement que le Christ veut habiter le concret de sa vie.
Le même jour, il partage l’inspiration reçue avec son épouse, Marie.
Jean : Marie, j’aimerais reprendre notre prière conjugale quotidienne. Nous l’avons un peu négligée ces derniers temps. Que dirais-tu de la faire le matin ? Je peux retarder les réunions pour cela.
Marie : Super, ça me convient beaucoup mieux. Tu sais bien que si on la laisse pour la fin de la journée, il y a toujours quelque chose qui survient et souvent, on ne la fait pas.
Jean : De plus, j’ai vu que l’une des retraites du Projet Amour Conjugal que nous avons programmées coïncide avec notre réunion mensuelle de catéchèse et une autre avec la fête de fin d’année scolaire de Charles. Que dirais-tu d’annuler notre participation à ces deux retraites ? Je pense que nous participons déjà à suffisamment de retraites.
Marie : Eh bien, je pense que nous devons beaucoup au Projet Amour Conjugal et que nous devons rendre ce que nous avons reçu.
Jean : Oui, Marie, et c’est précisément pour cela. Nous avons sans aucun doute eu le cœur enflammé et nous avions besoin de témoigner. Mais à Noël, l’Esprit m’a clairement montré l’importance de nous concentrer sur notre vocation. Pour cela, je pense qu’il est temps de faire plus silence, de l’écouter et de nous concentrer sur l’essentiel.
Marie : Je remercie Dieu pour ta docilité à ses inspirations et pour les partager avec moi. Je t’aime.
Vierge Marie
montre-nous comment être témoins de la lumière de ton Fils. Qu’il soit béni et loué à jamais, lui qui nous a rachetés par Son Sang.
